Chapitre 15 : Le contrôle de routine
Le lendemain, Guillaume reçoit la visite de son amie colline.
- Alors comment ça s'est passé ton dîner avec la reine ?
- C'était sympa !
- Oh là là ! Je ressens comme une pointe de déception dans le ton de ta voix !
- Je ne sais pas ! Oui, sans doute, oui, je suis peut-être un peu déçu !
- Ne me dit pas que tu lui as dit qu'elle te plaisait quand même !
- Non, je ne lui ai rien dit mais en tout cas, elle m'a bien fait comprendre que ce n'était pas la peine que je tente une approche !
- Comment ça ?
- Ben à un moment donné nous en sommes venus à parler de nous !
- Ce qui est normal dans un repas en tête-à-tête !
- Oui ! Mais je lui ai demandé si son divorce était une manière pour elle de retrouver une liberté et elle m'a répondu qu'elle ne pourrait jamais être libre en tant que reine !
- Elle le reconnaît au moins !
- Oui ! Mais ça confirme qu'elle ne pourra jamais avoir la liberté de s'accorder du temps avec un homme !
- Après tu sais, elle a déjà deux enfants, elle est reine, donc elle a d'énormes responsabilités. Toi, tu te verrais avoir une vie avec une femme qui a déjà tout construit !
- Tu sais, elle n'a pas vraiment tout construit cette femme. J'ai pas l'impression qu'elle a déjà vraiment été heureuse tu vois !
- Oui, mais ça, ce n'est pas ton problème ! Moi je te dis, fini ton boulot et oublie là ! Cette femme n'est pas pour toi. Je ne veux pas te décourager, mais tu peux trouver quelqu'un de mieux avec qui tu pourras construire quelque chose de concret.
- Je sais, mais elle me plaît vraiment ! Je suis dégoûté parce que pour une fois que je suis vraiment attiré par une femme, je me rends compte que je ne l'intéresse pas !
- Mais c'est la reine Guillaume ! Tu ne peux pas t'attendre à un miracle !
- Je sais mais.... Enfin bref !
- Je n'y crois pas ! Tu es amoureux d'elle en fait !
- De toute façon, ce n'est pas et ça ne sera jamais réciproque donc le sujet est clos.
- Je suis désolé pour toi !
- C'est la vie !
Les jours passent et Guillaume continue son travail. Nous échangeons quelques mots, mais rien de plus.
Mes parents sont définitivement rentrés chez eux. Je pense que Jonathan ne s'amusera plus à venir me provoquer avec la garde que j'ai.
********Donna******
Je suis dans le canapé dans les bras de Vernon qui m'enlace et me fait de tendres baisers...
- J'adore passer mes soirées avec toi comme ça ! J'avoue que je suis heureux qu'on se retrouve que tous les deux.
- Moi aussi !
- Je t'aime ma chérie !
- Mais moi aussi !
- Je suis soulagé plus que quelques jours et Emily sera divorcée !
- Oui, au moins les choses seront claires.
- C'est vraiment un pauvre type ce mec !
- Oui ! Tu vois, il était peut-être de la haute société avec sa famille qui descendait d'une famille de comte, mais c'était un pourri !
- Tu veux dire qu'il vaut mieux se marier avec un pauvre malheureux qui vient frapper à ta porte pour trouver un emploi. (malicieusement)
- Tu es malin toi !
- Avoue qu'elle est belle notre histoire quand même !
- Oui, c'est vrai ! C'était un coup de foudre, une histoire magique comparable à aucune autre.
- Puis nous deux, c'est vingt-trois ans d'amour.
- Oui ! (souriant)
- Donna ! Pourquoi tu ne veux pas porter plainte contre ce connard.. pour ce qu'il t'a fait ?
- Parce que je ne pourrais jamais le prouver pour commencer !
- Tu es l'ancienne reine ! Qui mettrait ta parole en doute ?
- Je ne doute pas que les gens me croiront, mais tu sais, je ne veux pas que les gens se disent « Tu te rends compte, elle s'est encore fait violer... » ou que d'autre se disent carrément que ça commence à faire beaucoup de malheurs !
- Le peuple a oublié pour le roi Edward !
- Crois-moi que personne n'a oublié ! Il y avait encore un reportage la semaine dernière qui parlait de ça.
- Je vois ! Je comprends ! Mais un acte comme ça ne devrait pas être impuni !
- Je sais, mais je ne veux pas non plus que les enfants sachent.
- Je comprends ! N'en parlons plus ! L'essentiel c'est que tu ailles bien !
- Après je ne me souviens pas de grand-chose, j'étais sonné ! Je le vis un peu comme si j'avais fait un cauchemar !
- Après tu sais que si tu veux parler, je suis là !
- Je le sais !
Nous restons encore un moment à regarder la télé avant d'aller nous coucher.
*********Emily*****
Quelques jours plus tard, j'avoue que je suis un peu préoccupée. Le divorce me cause du souci, mais j'avoue que j'ai un tout autre problème. J'ai pris un rendez-vous en urgence chez la meilleure amie de ma mère qui accepte de me recevoir rapidement. Elle m'examine.
- Bon on va regarder ça.
Elle regarde et c'est bien clair.
- Il y a aucun doute ma belle ! Tu es enceinte là !
- Oh non ! Mais comment j'ai fait pour ne pas m'en rendre compte !
- Tu as beaucoup de soucis en ce moment ! Puis tu prends une pilule en continue ! C'est normal que tu ne t'en soit pas rendu compte. - D'après ce que je peux constater, ta grossesse aurait débuté la deuxième semaine de septembre. Tu es enceinte de huit semaines.
- De toute façon, je ne vois pas quand ça aurait pu être. Puis vu que j'étais en instance de divorce, j'ai plus trop fait attention. J'ai dû oublier ma pilule plusieurs fois.
- Je peux comprendre.
- Ecoute Molly ! Je ne veux pas le garder !
- Je comprends ! Mais normalement, tu es mariée, tu dois en avertir le père !
- Molly ! Si je fais ça, Jonathan va me détruire.
- Tu peux compter sur ma discrétion. Tu veux avorter du coup ?
- Oui ! De toute façon je me doutais que j'étais enceinte, c'est pour ça que je suis venue te voir et ma décision est prise et je ne reviendrais pas dessus.
- La pilule abortive c'est jusqu'à dix semaines maintenant ! Donc tu es dans les temps.
- Parfait !
- Par contre, je te conseille d'en parler à un proche et de ne pas être seule au moment où tu prendras les comprimés. Ta mère saura être là pour toi ! Tu devrais aller la voir.
- Oui, tu as raison ! Normalement c'est sous prescription, mais je ne vais pas envoyer la reine chercher ça en pharmacie. C'est trop délicat. J'en ai quelques-unes d'urgence en réserve. Il y a deux comprimés à prendre à vingt-quatre heures d'intervalle en respectant bien l'ordre de prise.
- Je vois !
- Il est important que tu ne sois pas seule car psychologiquement ça peut être une épreuve.
- Je comprends ! Merci Molly !
Je sors et Guillaume m'attend dans le hall. Je ne laisse rien passer. Pour lui, nous sommes venus pour un simple contrôle de routine.
Je rentre à la résidence et appelle ma mère.
- Maman ! J'ai besoin que tu viennes me voir rapidement.
- Qu'est-ce-qui se passe ?
- J'ai besoin de toi maman ! S'il te plaît !
- Ecoute, je serai là dans une demi-heure.
- D'accord !
Je raccroche et attends ma mère.
A suivre