Soutien maternel

1272 Words
Chapitre 15 : Soutien maternel Ma mère arrive un peu plus tard. - Ben alors ! Qu'est-ce-qui se passe ? Ça m'a l'air important ! - Maman ! Je suis enceinte ! (les larmes aux yeux) - Quoi ! - Oui, j'avais un doute depuis plusieurs jours déjà. J'ai vu Molly et elle me l'a confirmé ! - Mais tu as un homme dans ta vie ? C'est pas vrai ! Il y a un truc entre toi et cet électricien ! Je m'en doutais ! (souriant) - Mais non maman ! Il n'y a rien entre Guillaume et moi ! - En tout cas, tu l'appelles par son prénom et lui aussi j'ai remarqué ! - Oui, on s'appelle par nos prénoms car nous avons sympathisé, mais il n'y a rien entre nous. - Mais alors tu es enceinte de qui ? Tu as fréquenté un homme ? - Tu te rappelles en septembre, je t'ai dit que j'avais eu la faiblesse de coucher avec Jonathan ! - m***e ! Ne me dis pas que tu es enceinte de lui ! - Si ! - Oh non ! Et il le sais ! Tu lui as déjà dit ! - Maman ! Je ne vais pas le lui dire ! Le divorce c'est dans dix jours et ça risque de faire retarder les choses ! - Mais tu sais qu'il est en droit de savoir ! - Maman ! Je ne veux pas le garder ! Ma mère s'assois et soupire. - Je ne suis pas particulièrement pour l'avortement que je juge parfois comme une solution de facilité, mais là j'avoue que la situation n'est pas facile et qu'avoir un autre enfant avec lui pourrait te mettre en difficultés. - Oui ! C'est pour ça, je vais avorter ! - Je comprends ! - Maman ! J'ai besoin de quelqu'un pour me soutenir ! J'ai déjà les pilules abortives. - Ok ! Tu comptes faire ça quand ? - Dès ce soir ! Demain c'est samedi, personne ne sera dans le coin. - Très bien ! Je vais chercher des affaires et je reste avec toi pour les deux jours. - Merci maman ! - C'est normal ma chérie. Ma mère me serre dans ses bras et va chercher ses affaires. Elle revient un moment plus tard et je prends mon premier comprimé. - Tu ne me trouves pas égoïste de mettre un terme à cette grossesse ? - Mais pas du tout ! Tu es sur le point de divorcer. Ça serait trop compliqué ! - Oui, mais si je me rappelle bien, quand tu as su que tu étais enceinte de Amber, tu étais séparé de papa ! Tu as décidé de la garder ! - Oui, mais je n'étais pas dans le même état d'esprit que toi et ton père n'était pas là pour me pourrir la vie. Nous étions séparé car son ex-femme l'a arnaqué, mais on s'aimait encore. Entre toi et Jonathan il n'y a pu d'amour. - En supposant qu'il y en ait déjà eu. Je n'en suis même pas sûr ! - Oui je le sais ! Tu ne duperas pas ta maman ! Ma mère me serre dans ses bras. J'avoue que j'en ai bien besoin en ce moment même. - Tu sais, tu me parlais de Guillaume, l'électricien, mais il ne voudrait même pas de moi. Qui voudrait d'une femme comme moi ! - Mais arrête Emily ! Pourquoi tu te dévalorises ainsi ! - Le seul mec qui a voulu de moi, c'était pour m'humilier et se moquer de moi. - Tu as eu une mauvaise expérience, mais tu as 36 ans, tu peux encore refaire ta vie. Regarde, j'ai rencontré ton père, j'avais 30 ans et j'ai construit un bel avenir avec lui, j'ai eu deux enfants avec lui et il vous a adopté. Tu as encore un bel avenir devant toi. - Je sais pas maman ! Pour l'instant j'ai pas trop envie en fait ! - Tu es déçu car ce gars-là, Guillaume il te plait ? - Il me plaît sûrement, mais il m'a bien fait comprendre que sa vie de célibataire lui convenait. - Je suis désolé ! Mais tu sais, ton père et moi, on a longtemps pensé qu'on ne se plaisait pas et au final, nous étions fous l'un de l'autre. - Oui, mais là, je peux te garantir que ça n'a rien à voir ! - Après le célibat à ces avantages aussi ! - Je sais maman ! Heureusement que tu es là et que ma famille est là aussi. - J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir repris le flambeau ! - Non, je pense que dans le fond, j'ai toujours voulu devenir reine. J'avais cette envie de me rendre utile, de suivre tes traces. - Alors tant mieux ! Je n'aurais pas voulu que qui conque se sacrifie pour ce royaume. Même si j'y suis très attaché et que je veux qu'il reste dans notre famille. Le lendemain, je prends le second comprimé et là, je peux vous assurer que je déguste. C'est très douloureux. En effet, Molly avait raison, c'est mieux d'avoir quelqu'un à ses côtés. Ma mère est à mes petits soins. Elle a toujours été là en toutes circonstances. La semaine qui suit, je reprends le cours de ma vie et fait en sorte que Jonathan ne soit jamais au courant de cet avortement. La semaine qui suis, Guillaume m'accompagne à la banque et à une réception ou je suis invitée. Nous échangeons de belles conversations, mais je suppose que ce n'est qu'amical pour lui. Il continue de se confier à Colline qui continue de le persuader qu'une histoire d'amour entre nous est impossible. De mon côté, je me confie à ma sœur. La semaine qui suit, je reprends le cours de ma vie et fait en sorte que Jonathan ne soit jamais au courant de cet avortement. La semaine qui suis, Guillaume m'accompagne à la banque et à une réception ou je suis invitée. Nous échangeons de belles conversations, mais je suppose que ce n'est qu'amical pour lui. Il continue de se confier à Colline qui continue de le persuader qu'une histoire d'amour entre nous est impossible. De mon côté, je me confie à ma sœur. - Franchement, si il te plait ce mec, tu devrais foncer ! (dit Abigail) - Je suis en plein divorce. - Et alors ! L'un n'empêche pas l'autre ! Il t'a trompé combien de fois lui ? - Je sais, mais je suis la reine ! Je dois me montrer exemplaire ! - Je sais pourquoi je n'ai jamais voulu devenir reine ! C'est pour pas que je tienne ce genre de discours ! Tu crois que maman s'est souciée du fait qu'elle était reine quand elle est tombée amoureuse de papa ! - Oui, tu as raison ! Mais il ne ressent rien pour moi ! - Mais qu'est-ce-que tu en sais ? - Je le sens ! - Dans ce genre de cas, nous ne sommes jamais objectif ! - Peut-être ! Je ne sais pas ! - Parle lui ! Tu n'as rien à perdre ! - Non, hors mi me taper la honte et qu'il rigole derrière mon dos ! - S'il rigole derrière ton dos, c'est que c'est un connard.. et tu n'auras alors rien perdu. - Oui sans doute. Je ne sais pas. Je vais me concentrer sur le divorce et je verrai plus tard. - Comme tu veux ! Le 20 novembre, nous sommes devant le juge afin que le divorce soit prononcé.
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