JIM ALWAYS 1962. 1er août La procession venait de prendre fin. Il commençait à faire chaud et la lumière se multipliait de façade en façade jusqu’à l’éblouissement. Les derniers fidèles se dispersèrent à la hâte pour retrouver un peu de fraîcheur dans les maisons. La procession de la Précieuse Croix de l’Unité venait de s’achever par une grande prière. Dans son atelier, Pétros avançait lentement. Depuis six ans, il avait commencé la statue. Peu à peu il remontait le long du corps. Il en était au pubis, au pli léger de l’aine qu’il travaillait au violon, à tous petits coups, pour aller au plus profond, pour donner toute la vie. Le sexe, fendu légèrement, était d’une extraordinaire finesse avec ses lèvres ourlées, délicatement pleines. Les veinules du ventre, l’arrondi léger jusqu’au nomb

