Toute la nuit j'ai souhaité que le jour ne se lève jamais mais hélas !
J'espère que Stéphanie blaguait lorsqu'elle disait qu'on ira à l'église aujourd'hui.
Quoique non! Elle était très sérieuse apparemment.
Elle vient de faire son entrée après que Kévin est parti lui ouvrir. Je suis toujours au lit. Je fais semblant de dormir.
Je peux l'entendre m'appeler.
Stéphanie : Bébé tu es où ? Tu es prêt ?
Elle me rejoint dans la pièce où je me trouve.
Stéphanie : J'y crois pas. Tu n'es même pas encore réveillé. C'est une blague ? Brad! Bébé ! Réveille-toi. On va être en retard si tu continues.
Je commence à faire semblant de m'étirer.
Moi : Hummm! Bébé fais moins de bruit s'il te plaît. J'ai mal à la tête et je dois me reposer.
Stéphanie : Mais et l'église alors?
Moi : Je suis désolé mais je ne pourrai plus partir.
Stéphanie : (furieuse) Hors de question. Je ne veux pas entendre ça. C'est pourquoi je t'ai prévenu hier. Tu as deux minutes pour te préparer.
Elle s'en va par la suite. Je l'appelle mais elle ne revient pas. J'ignore pourquoi mais je me suis levé et j'ai commencé à me préparer. Pufff! Elle me fait faire l'impossible.
L'amour rend faible je confirme. Sinon, comment expliquer le fait qu'on me donne deux minutes à moi Samuel JOHNSON et moi aussi je m'exécute sans broncher.
Après un moment, je suis fin prêt. Je pars la rejoindre.
Elle me regarde.
Stéphanie : Mais c'est quoi cet accoutrement ? S'exclame t-elle en me regardant du bas vers le haut.
Moi : C'est ce que je porte d'habitude non?
Stéphanie : Un débardeur et un cargo avec des air Jordan ? Hors de question que tu me suives habillés ainsi. De plus, regarde, on voit tous tes muscles et tes tatouages. On se rend dans un lieu saint je te signale et l'habillement doit être décent. Regarde-moi par exemple.
Je la contemple. Elle a porté un tailleur avec des escarpins et un bonnet. Et tout est de la même couleur.
Stéphanie : Tu vois? Décemment. Bon ne t'inquiète pas. Je redoutais cela du coup je t'ai apporté un costume trois pièces. Un instant.
Elle s'en va et revient l'instant d'après avec un costume qui se trouvait dans un sachet plastique. Le tout accroché à un cintre.
Elle me le remet.
Stéphanie : Mets ceci. Dépêche-toi.
Moi : Quoi! Hors de question. Je ne porte pas les vestes moi. Non!
Stéphanie : Allez s'il te plaît. C'est juste pour la messe.
Moi : Non ! Je ne peux pas sérieusement.
Stéphanie : S'il te plaît bébé. Insiste t-elle en me remettant le costume de force.
Elle me pousse ensuite.
Stéphanie : Allez vas-y. Je t'attends.
J'ai regagné l'autre pièce avec le costume. Je n'arrive pas à croire que je suis sur le point de mettre ce truc.
Je le porte puis ressort.
Stéphanie : (émue) Oh comme tu es beau.
Je me regarde, déçu. Kévin débarque. Il commence à se moquer discrètement de moi. Oh non la honte.
Stéphanie : Allons-y bébé.
Elle vient s'aggripper à mon bras puis on marche vers la sortie.
Stéphanie : À plus tard Kévin.
Kévin : Oui Stéphanie. Brad n'oublie pas de prier pour moi inh. Prie pour mes péchés amen! Se moque t-il.
Le fils de p**e ! Il ne perd rien pour attendre.
Stéphanie et moi on a rejoint la voiture puis son chauffeur a démarré.
Des minutes plus tard, il gare devant une immense bâtisse. Je pouvais voir du monde qui entrait et ressortait. Stéphanie a ouvert la portière.
Stéphanie : Viens bébé. Allons-y.
Je soupire profondément. Quand il faut y aller, faut y aller.
Je ressors de la voiture puis ensemble on se dirige vers cette bâtisse qui est splendide. Stéphanie a bien fait de me dire de me changer finalement sinon j'aurais l'air d'être un intrus parmi tous ces gens parce qu'ils sont tous élégamment habillé. Avec des vêtements chics en trois pièces.
Stéphanie s'arrête à chaque pas qu'elle pose pour répondre aux salutations des gens. Ils ont l'air de bien l'aimer. Elle me présente à tout le monde et moi, je suis plus que stressé. Imaginez si quelqu'un me reconnaisse en tant que le criminel que je suis.
Je suis alors fichu. Heureusement, que j'ai toujours mon arme avec moi. D'ailleurs je touche ma ceinture à l'arrière et vérifie et il est bien là.
J'ajuste la veste pour la cacher.
Après des salutations à n'en point finir, nous faisons notre entrée. Dès la seconde où j'ai mis pied dans l'enceinte de cette église, j'ai ressenti comme une présence me remplir.
C'était assez bizarre j'avoue.
Stéphanie m'a pris la main et nous sommes allés nous asseoir sur les sièges du devant. Des jeunes filles tenaient des micros devant et chantaient. Les gens présents dans l'église chantaient aussi.
Sérieusement, moi j'ai mal à la tête. Je me lève suivant Stéphanie. Elle me dit que c'est la louange du Seigneur.
Elle tape des mains en chantant aussi. Elle esquisse aussi quelques pas de danse. Moi je suis juste debout. J'ai hâte que tout ça finisse. Je n'aime pas du tout ce que je ressens entre ses quatre murs.
C'est comme une force qui me paraît étrangère mais en même temps si familière.
Après la louange, un homme a fait son entrée. Un homme assez âgé mais charismatique. Stéphanie me fait savoir que c'est le pasteur. Tout le monde se lève.
Moi je reste assis. Je ne vois pas pourquoi je vais me lever.
L'homme en question a commencé a parlé et les autres répondaient «Amen»
Ou un truc du genre. Après son discours, tout le monde s'est assis et il a commencé à parler encore et encore.
J'avais juste sommeil. De son côté, je voyais Stéphanie qui était très concentrée à écouter cet homme. Elle regardait par moment dans un livre sur lequel est écrit : «La Sainte Bible»
Bon ! Assez de racontage. Moi j'ai juste hâte que tout ça finisse. Je crois que j'ai finit par m'endormir. Mais une dame venait constamment me toucher pour me réveiller.
Si elle me touche encore, je la tue.
Stéphanie : Suis bébé. Me dit-elle.
Je soupire exaspéré. Qu'est ce que je fais ici moi?
(...)
Je ne sais pas comment c'est arrivé mais j'ai survécu à ses heures qui paraissaient une éternité pour moi. Je crois que je suis bon à dire que c'est la première et la dernière fois que je mets pieds dans ce lieu.
Nous ressortons et le dehors est bondé de monde.
Tout à coup, Stéphanie me tire et m'amène vers un monsieur. Je l'ai reconnu. C'est son père.
Stéphanie : Papa regarde qui est venu. S'exclame t-elle.
Son père pose ses yeux sur moi. On dirait qu'il essaie de deviner qui je suis juste en me regardant.
Stéphanie : Je te présente mon petit ami Brad.
Son père a levé un sourcil après qu'elle ait parlé.
Son père : Il n'a pas de nom de famille ?
Stéphanie : Bradley IFEANI papa.
Moi : Oui c'est ça. Enchanté monsieur. Dis-je en tendant ma main.
Il a tardé avant de la resserrer.
Son père : Enchanté Bradley. Je suis John WILLIAMS. Le père de Stéphanie. Tu fais quoi dans la vie?
J'ai voulu parler mais Stéphanie m'en a empêché.
Stéphanie : Papa, ne le fais pas fuir s'il te plaît. Vous venez juste de vous rencontrer.
Moi : Ne t'en fais pas bébé. Ton père mérite de savoir ce que je fais. C'est dans son plein droit.
Stéphanie : Mais bébé...
Je la sentais un peu nerveuse et stressée sûrement parce qu'elle craignait que je ne dise ma véritable profession à son père. Mais je ne suis pas aussi con.
Bien évidemment, j'ai inventé.
Moi : Je suis un homme d'affaires.
Ce qui techniquement, n'est pas faux.
John : Quelle genre d'affaire ?
Moi : Je vends des voitures d'occasion et aussi je fais dans l'immobilier.
C'était la première chose qui m'est venu à l'esprit.
John : Ah bon! Où ? Tu as une société pour ça ?
Stéphanie : Ça suffit papa. Ne sois pas désagréable s'il te plaît.
Là, je suis bien contente qu'elle soit intervenue parce que je n'avais aucune idée de ce que j'allais dire.
Je connais bien John WILLIAMS et je sais que sa fille compte énormément pour lui. Et de ce fait, il se soucie beaucoup de savoir avec qui elle sort et surtout si ce dernier a un certain statut social.
Il est comme tout père aimant à vrai dire. Et il n'a pas à s'en faire parce que Stéphanie ne risque rien à mes côtés. Et surtout, elle ne manquera de rien.
La vraie question ici est est-ce qu'il sera d'accord une fois qu'il découvrira ce que je fais réellement.
(...)
Après avoir quitté la messe, nous nous sommes rendus dans un restaurant Stéphanie et moi pour manger. Je ne sais pas si elle se rend compte du risque qu'elle me fait prendre.
On était entrain de déjeuner tranquillement lorsque l'un de mes hommes m'a aperçu. C'est un bon petit à moi que j'ai recruté tout récemment dans l'organisation.
Il vient me saluer. Je lui réponds. Il salue Stéphanie.
Stéphanie : Enchantée. Vous êtes l'ami de Brad?
Lui : Oh oui. Je connais très bien le grand boss ?
Stéphanie : Le grand Boss ? Waouh. Expliquez-moi pourquoi vous l'appelez ainsi.
Lui : Eh bien c'est simple. Au fait...
Moi : Hum! Hum! Dis-je en me raclant la gorge.
Je fais signe au gars de s'en aller. Ce qu'il fait.
Stéphanie : Mais attend. Mais...
Elle me regarde.
Stéphanie : Pourquoi il est parti comme ça ?
Moi : Je ne sais pas bébé. Mange.
Stéphanie : Tu as entendu comment il t'a appelé tout à l'heure. Pourquoi il t'a appelé ainsi ?
Moi : Je ne sais pas bébé. C'est un type assez étrange. Ne fais pas attention à lui.
Stéphanie : Hum! Bon d'accord. Dit-elle en reprenant son repas.
Je pousse un profond soupire. L'autre idiot était à deux doigts de me balancer. Stéphanie sait que je suis un hors la loi mais elle n'a pas idée de la place que j'occupe dans le monde des criminels. Elle ne sait pas que je suis le chef des criminels.
Et je ne veux pas qu'elle le sache de peur qu'elle fasse le rapprochement avec l'homme qui l'a v***é c'est à dire moi.
Tout le monde était au courant que mon père était le roi des criminels et elle le sait sûrement. De même qu'elle sait sûrement que c'est son fils Samuel JOHNSON qui l'a succédé après sa mort.
Et elle pourra se rendre compte que c'est moi Samuel si elle apprenait que je suis le chef des criminels.
C'est pourquoi j'évite qu'elle apprenne la vérité. C'est tellement compliqué tout ceci.
Et je me demande jusqu'à quand je réussirai à lui cacher la vérité sur moi. Une chose est sûre, le jour qu'elle saura que je suis Samuel JOHNSON, je la perdrai définitivement.
On a pris le petit déjeuner puis nous sommes retournés à l'entrepôt.
Kévin : Alors, comment c'était Brad ou devrais-je dire mon frère en Christ Brad? Me taquine t-il.
Il commence à rire. Et Stella aussi.
Stéphanie : Ah! Lâchez le s'il vous plaît. Pour votre information, il a adoré n'est-ce pas bébé ?
Stella : Tu as une mauvaise influence sur lui. Tu transformes notre Brad en je ne sais quoi. Je te rappelle qu'il est un criminel et pas un curé. Il a eu tord de se mettre en couple avec toi.
Moi : (remonté) Stella !
Stella : Quoi? J'ai tord? Tchrrrr..
Elle se lève et s'en va.
Stéphanie : Tu as vu?
Moi : Ne t'en fais pas bébé. Ne fais pas attention à elle.
Je l'embrasse.
Kévin : Monsieur le pasteur dans sa veste! Rit-il.
Il continue de se moquer de moi. J'ai envie de le buter ce sale chien.
Heureusement que Stéphanie est là pour me donner de tendres baisers qui réussissent à me calmer. Elle est restée avec moi toute la journée.
Et bien évidemment, madame m'a bien vidé. Sérieux, elle va me tuer à ce rythme. Tout le temps, elle veut faire l'amour. Everyday je vous dis. J'ai créé un monstre.
(...)
Aujourd'hui c'est lundi. Et c'est aujourd'hui que le nouveau chef de police de tout Lagos sera nommé.
La cérémonie passe à la télévision. Kévin, Stella et moi, n'en ratons pas une miette.
Dans quelques minutes Oshofor sera nominé et notre liberté commencera.
Mon téléphone commence à sonner. C'est l'une des b****s de l'organisation.
En effet, il y a plusieurs b***e que comporte l'organisation. Le nom de l'organisation c'est Sesotho.
Et c'est moi qui l'a dirige. Ainsi que toutes les b****s qu'elle comporte. Bien évidemment, chaque b***e a un chef qui est à sa tête mais c'est moi qui a le dernier mot. Et rien est fait sans moi.
C'est assez complexe. Mais retenez que je suis le chef de tout.
Donc je disais que le chef d'une des b****s m'appelait. Je décroche.
Moi : Oui allô !
Lui : Nous avons une nouvelle opération boss.
Moi : Quelle opération ?
Lui : Un homme influent nous a demandé d'éliminer quelqu'un.
Moi : Qui?
Lui : Une jeune fille du nom de Stéphanie WILLIAMS. Elle est la fille d'un homme très riche. C'est l'un des ennemis de cet homme qui nous a demandé de l'éliminer. On a votre accord ?
Moi : Bien sûr que non. Vous n'avez pas intérêt à toucher un seul cheveu de Stéphanie vous avez compris ?
Je raccroche furieux. Kévin et Stella me regardent perplexes.