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Une Patronne très Amicale..........

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Ce matin-là, Laurent arriva à son bureau avec une satisfaction profonde. C’était enfin la journée au cours de laquelle le harcèlement sexuel dont il était victime prendrait fin. Ce jour-là, il réglerait le problème…

Tout avait commencé le jour où Miranda Johnson, sa chef de service depuis peu, lui avait demandé de passer à son bureau. Elle était assise sur son pupitre, les jambes croisées, faisant remonter sa jupe déjà très courte.

Laurent était un homme timide qui détestait exprimer son avis, surtout s’il était contraire à celui des autres, et il préférait rester dans l’ombre. Sa vie routinière et prévisible le satisfaisait amplement.

Miranda le vit arriver et lui dit d’une voix charmeuse :

- Vous savez que vous êtes mon meilleur élément ici? Il faudra qu’on parle de promotion. Vous voulez venir souper avec moi, ce soir, pour en discuter?

- Mais…heu, je… je…

- Bon, alors c’est d’accord, ce soir à dix-neuf heures.

Laurent avait toujours été d’une timidité remarquable avec les femmes. Il n’osa pas la contredire. Il se sentit tellement mal à l’aise qu’il en devint presque malade. Le souper avec Miranda fut un des moments les plus pénibles de son existence. Elle l’appelait sans cesse «mon chou», lui frôlait le pied avec le sien. Et même, le pire moment de sa vie fut quand elle lui toucha les fesses, intentionnellement. De cela, Laurent en était certain.

Après le repas, il rentra chez lui dans un état second. Il se sentait humilié. La nuit qui suivit fut blanche. Il passa de la gêne à la colère. Comment osait-elle lui faire ça? Laurent était tiraillé entre le désir d’agir pour empêcher ces traitements qu’il jugeait excessifs et la peur qu’il avait de sortir de la masse, de se faire remarquer. Quelqu’un d’autre aurait parlé à Miranda pour régler le problème, mais, pour lui, c’était impossible… Et ça le rendait littéralement fou.

Plus les jours passaient, plus Miranda se permettait de familiarités et plus Laurent se sentait mal. Pendant une semaine, il ne dormit pas. Puis, une nuit, il sentit la colère monter en lui sans pouvoir l’arrêter. Qu’est-ce qui donnait le droit à cette femme de le traiter de la sorte? Non, Laurent n’irait pas lui parler. Il savait ce qui se passerait alors, elle lui rirait au nez et, ensuite, ce serait tous ses collègues. Non, Laurent ne lui laisserait pas ce plaisir à elle, à eux tous. Il réglerait ce problème de façon à ce qu’elle ne lui fasse plus rien, à ce que personne ne le sache jamais. Il alla à la cuisine chercher un couteau, remonta dans sa chambre et pour la première fois de la semaine, s’endormit paisiblement.

Le lendemain, Laurent se dirigea vers le bureau de Miranda. Il ouvrit la porte et au moment où elle le salua d’un «Salut mon chou», il sortit le couteau de sa veste et l’avança vers elle. Miranda ne comprit pas la raison de cette menace. Laurent hurla : «Ça fait maintenant une semaine que je suis victime de harcèlement sexuel de votre part! Cela ne peut plus durer!»

Là, au plus grand étonnement de Laurent, sa patronne éclata de rire et dit : «Moi, je te harcèle? Mais… Je ne suis pas attirée par les hommes!»

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Et si jamais.........
Je me trouvais dans une grande pièce où il y avait trois autres personnes en plus des membres du personnel qui accomplissaient leurs tâches quotidiennes autour de nous. J’attendais patiemment, assise sur une chaise bien connue des salles d’attentes, afin d’exécuter un examen, une sorte de vérification de mes capacités. Je ne ressentais aucune anxiété. D’ailleurs, pourquoi en ressentirais-je? Toute ma vie durant, j’avais excellé dans tout ce que j’effectuais. En quoi cet examen pourrait-il différer des autres? En retournant ces pensées dans ma tête, je sentis soudainement poindre en moi un sentiment d’incertitude. Et si jamais j’échouais ce test… Mais que penseraient donc les autres? Après tout, il n’y avait aucun moyen d’étudier ce domaine. Bien sûr, je m’étais renseignée à fond sur le sujet, mais rien ne pouvait vraiment me préparer aux réponses que je devrais donner. Alors, si jamais cela devait arriver, je ne pourrais pas vraiment cacher mes erreurs. Toutes les personnes qui me rencontreront sauront, en me regardant dans les yeux, que j’ai failli. Certes, il existait des moyens pour cacher cette faiblesse, mais toute ma vie en serait changée. Même mon regard sur le monde serait différent! Je n’avais pas d’autre choix, il me fallait réussir ce contrôle. Soudain, une femme m’appela. C’était forcément mon tour. Je me levai pour suivre la dame et me retrouvai dans une toute petite pièce qui contenait principalement un siège et divers instruments qui serviraient sûrement à mon évaluation. Alors que la dame refermait la porte, un homme m’interpella. Il m’expliqua en quoi consisterait l’examen puisque c’est lui qui allait m’interroger. Ainsi, ce serait des questions orales. En mon for intérieur, je commençai à paniquer. Je préférais de loin les questions écrites puisque je pouvais réfléchir posément aux réponses. L’évaluation commença. L’homme me posa de nombreuses questions. Jamais je ne m’étais retrouvée face à une telle interrogation. J’essayai de cacher mon trouble et de répondre avec le plus d’assurance possible. Malgré mes tentatives, ma voix tremblait et je ne pouvais m’empêcher de bégayer à certaines questions. À mesure que le test avançait, les réponses qu’il me fallait donner étaient de plus en plus difficiles à trouver. Je fis vraiment de mon mieux malgré la crainte qui me tenaillait. Enfin, l’homme s’arrêta de poser des questions : «Ma pauvre demoiselle, me dit-il, on pourrait quasiment qualifier cela d’un handicap. Vous avez probablement eu certains problèmes dans votre vie à cause de cela?» Je reçus cette remarque comme un coup dans l’estomac. J’avais donc échoué le test. Mais en y réfléchissant bien, je me rappelai toutes ces fois où j’avais dû demander des informations à mon voisin de classe, car je n’arrivais pas à bien apercevoir ce qui était écrit au tableau. Et après tout, il y avait beaucoup de personnes dans ma situation. Je n’étais certainement pas la première au monde à devoir porter des lunettes.

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