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1917 Words
Je ne cessais de penser à ce qu'il venait de me dire, marchant dans ma chambre de long en large, tentant de savoir si dans ma mémoire quelque chose pouvait me venir en aide et répondre à cette question qui subsistait sans réponse "qui sont mes parents?" mon attention fut attirée par Kerim qui se rhabillait et commençait à s'avancer vers la porte. Je me mis entre lui et la porte, l'empêchant de sortir, essayant de comprendre pour quelle raison il fuyait ainsi, du moins c'est ce que j'imaginais. Il se trouvait à quelques centimètres de moi, je pouvais sentir son souffle sur mon visage, mon regard plongé dans le sien, une sensation étrange me parcouru l'espace d'un instant. Il me sourit, posant une main sur la porte, aguichant, s'approchant un peu plus de moi, mon cœur s'affola une fois de plus, puis il me dit tout bas le sourire au bout des lèvres. - Désolé je n'ai pas demandé la permission, puis-je m'en aller maintenant que je suis en pleine forme? Prenait-il mon attitude comme une sorte de jalousie ou je ne sais quoi ? quelque chose en rapport avec les sentiments qu'il doit penser que je nourris à son égard ? seulement il n'en était rien, enfin .... il me semble ... Comment pourrais-je être aussi catégorique, n'ayant jamais éprouver ce sentiment qu'est l'amour ? Je ne sais pas à quoi ce sentiment ressemble !! mais j'imagine que si je le ressentais, je le saurais non ? Il me fallait analyser la situation afin d'y voir plus clair. Dans un premier temps je voulais savoir où il allait simple curiosité, et deuxièmement, pour être tout à fait honnête, je ne voulais pas qu'il s'en aille, je venais de subir des changements importants et j'avais besoin qu'il m'aide à gérer tout ce qui se passait en moi. Il me fixait de son regard profond, attendant que je lui dise quelque chose, ou le laisse passer sans un mot. Je lui demanda alors sérieusement, tentant de lui faire comprendre que j'étais sérieuse, que mon attention vis à vis de lui n'avait rien de frivole bien au contraire. Mes mots furent prononcés avec force et conviction, appuyant ainsi mon attitude, laissant de côté la seconde explication de ce geste un peu insensé. - Pourquoi veux tu partir? Il sourit un peu mal à l'aise, visiblement je pense qu'il s'imagine des choses qui ne sont pas et d'un coup il se sent un peu déstabilisé par mon attitude. Il me faut le recadrer, m'expliquer, il ne doit pas continuer à penser que je suis intéressé par lui, bien qu'il ait des atouts non négligeables. Et c'est ainsi que mes yeux se perdent à le contempler dans les moindres détails de son être avant de reprendre le contrôle de mon cerveau qui une fois de plus avait décidé d'en faire autrement. - J'ai besoin que tu m'aides à canaliser et comprendre ce qui se passe en moi! tu dois m'aider à gérer ces putains de sentiments qui me mènent la vie dure. o°( et qui font que je ne fais que penser à toi ....) Son sourire s'effaça et il me regarda, mettant un peu plus de distance entre nous, se raclant la gorge, je me retiens de sourire, en effet, il imaginait une autre raison à mon attitude et réalisait la méprise. - Je vais juste voir tes parents..., je dois parler avec eux, je t'aiderais ne t'en fais pas, mais je ne reste pas dans cette maison.... , je ... je ne suis pas chez moi ici! Son ton était assez froid, et je me sentais mal de ne pas pouvoir être plus honnête avec lui, je dois avouer que je n'ai pas pour habitude d'avoir des relations autre qu'amicale avec qui que ce soit et je ne connais pas le fonctionnement de ce genre de relation. De plus, mes relations amicales sont très peu nombreuses. Je ne suis pas le genre de personne sociable, je ne suis ... je n'étais jusqu'à aujourd'hui qu'une simple humaine et rien que cette condition me mettait des bâtons dans les roues pour me lier d'amitié avec une personne, car les humains ne comprenaient pas que je suive des cours divin et les divinités ne comprenaient pas que je suive leur cours alors que je n'était qu'une humaine, bref, c'était ma vie, pas humaine, pas divine, un peu des deux et rien à la fois. Que suis-je à présent? Kerim me sort une fois de plus de mes pensées, posant sa main sous mon menton il me fait relever la tête que je venais de baisser perdue dans mon raisonnement. - quelque chose te tracasse je le sens ! Tu sais que tu peux tout me dire ? Il avait ce regard doux que j'aimais beaucoup. Il savait lire en moi sans que je n'ai à parler, il ressentait mes doutes et mes peurs et par je ne sais quel miracle arrivait à les canaliser et les faire disparaître. Ce fut à mon tour de montrer mon malaise, comment lui dire ce que je n'arrivais moi-même pas à comprendre? Il me fixait, une fois de plus, mais ne montrait aucun signe d'impatience, comme s'il avait compris que des fois j'avais besoin de temps afin de comprendre en premier lieu ce qui se passait en moi. Je lâchai un soupir, m'écartant de la porte, je n'avais pas encore la force de me diriger sur ce chemin, une chose à la fois, et ma condition devait pour le moment être ma priorité. Il me suivait du regard, surprit par mon attitude, j'eu juste le temps de lui dire avant qu'il franchisse le pas de la porte. - Ne t'éloignes pas trop, si j'ai besoin de toi! Il partit me laissant seule, pendant une seconde ou peut être deux, je me sentit un peu démunie ne sachant pas quoi faire, baissant les yeux sur mes mains, pleines de sang divin, je pris la décision d'aller prendre une douche, qui devrait, en plus de me laver me permettre de me détendre un peu. Éparpillant mes vêtements au fur et à mesure de mes pas en direction de ma salle de bain, je me retrouvais entièrement nue devant la douche et n'ayant pas encore pleinement conscience de mon nouveau corps, je me pris le pommeau de douche en pleine figure. Une fois la surprise passée et l'objet réhaussé, je laissais couler l'eau chaude sur ma peau, le front collé contre le mur, les avant bras posés de chaque côté de ma tête contre la paroi glacée de la douche, l'eau coulait le long de mon dos, apaisant mes muscles endoloris, je laissais cette chaleur pénétrer au plus profond de moi, atténuant la douleur et les nœuds qui parsemaient mon corps. Je ne saurais dire combien de temps je suis resté ainsi, tentant de faire le vide dans ma tête et relaxant mon corps qui avait bien trop subi en un rien de temps. Attrapant une serviette qui s'avérait un peu juste après l'avoir enroulée autour de moi, je sortis de la douche, puis posa mon regard sur mon reflet dans le miroir sur pied qui se trouvait dans la salle de bain. Il me sembla voir une personne que je ne connaissais pas, les changements en moi faisait que je n'étais plus la même personne et comprenait quelque peu la réaction de Kerim. Mes yeux avaient des reflets bleus électriques, mes cheveux étaient plus longs et soyeux, ma peau bien plus belle et brillante, ma taille et mes formes avaient également changées, j'étais plus grande mais aussi plus féminine, plus pulpeuse tout en étant fine. Ma poitrine était également plus importante, j'étais réellement une déesse et cette réalité me frappa de plein fouet. J'ai passé plusieurs instants à appréhender mon reflet dans le miroir avant de comprendre que c'était bel et bien moi. Je sursautais quand, tournant les yeux, je vis que Kerim était appuyé sur le chambranle de la porte me fixant. Depuis quand était t'il là? Il avait ce regard sérieux posé sur moi que je frissonnais, de peur? d'excitation? je ne saurais le dire. Il s'approcha, imposant à mon cœur un rythme bien plus rapide. Il se mit derrière moi en me regardant via le miroir sur pied. Il semblait bien moins grand qu'auparavant, et nous semblions bien plus harmonieux ainsi, on ne voyait plus la différence entre nous, et de ce fait, si nous devions un jour être en couple, rien ne serait choquant. Bizarrement, je me sentais un peu plus sur de moi, plus en harmonie avec cette nouvelle facette de ma personnalité qui me permettait d'être à la hauteur de cet homme qui je dois bien l'avouer me plaisait de plus en plus. Il s'approcha tout près de moi si bien que je pouvais sentir la chaleur qui émanait de son corps sur ma peau, un frisson me parcouru, sa proximité et ma tenue ne me mettait pas à l'aise. Ce genre de situation pour moi était inédite. Il posa ses mains sur mes hanches, déclenchant chez moi un sursaut, suivit d'un frisson et d'une respiration anarchique, mon cœur lui semblait ne plus savoir quel rythme adopter. Il me glissa alors à l'oreille, comme une caresse. - n'ai pas peur de ce que tu es devenue, tu es parfaite, n'en doute pas ! Bien que ce moment était pour moi gênant que mes joues prenaient leurs teintes rosées, je ne pouvais nier que j'aimais ce contact entre nous et j'aurais tendance à vouloir plus. Visiblement, mon malaise il le ressentait, je sentais ses doigts me serrer un peu plus, comme s'il luttait pour garder un semblant de contrôle sur lui. Il ferma les yeux, enfouissant son visage au creux de mon cou, sentir son souffle chaud me faisait perdre pied et je luttais de toutes mes forces pour ne pas céder à ce désir qui se faisait de plus en plus pressant dans mon corps. Je n'avais qu'une envie, me retourner, le prendre dans mes bras et advienne que pourra. A ce moment il me fit pivoter afin de me retrouver face à lui, ne lâchant pas sa prise qu'il avait sur mes hanches, me tenant fermement face à lui. Son regard en disait long sur ce qu'il désirait, et pour être franche, je pouvais volontiers accéder à cela. J'étais figée, attendant de voir ce qu'il allait faire, s'il allait faire quelque chose. Il posa son front contre le mien, fermant les yeux, prenant de grandes respirations, tentant je suppose de garder le contrôle de ses actes. Je fus entraînée et ferma les yeux à mon tour, savourant cette proximité entre nous. Il enroula ses bras autour de ma taille, me serrant un peu plus contre lui, je ne pu retenir mes bras qui vinrent en réponse s'enrouler autour de son cou. Je le sentit relever un peu la tête, puis ses lèvres vinrent frôler les miennes avant de se poser franchement dessus. Nos bouches décidèrent de ne pas se quitter ne pouvant rester quelques secondes loin l'une de l'autre. Je sentit son étreinte se resserrer sur moi et mes pieds quittèrent le sol. Il me reposa sur le meuble vasque, me serrant au plus près de lui. Je savais à ce moment-là que j'étais prête, je le voulais lui et personne d'autre, je voulais que ce soit lui le premier, je voulais qu'il m'apprenne tout ce qu'il savait à ce sujet. Mon corps et mon esprit étaient prêts. 
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