En ce moment, elle nous met en scène, vous, lecteur, et moi censé la camper sur papier ; elle se moque de nous sans complexe, elle a même pris mon neveu et son amie pour modèles. Vous verrez sa Déborah romanesque, consultant les sorciers africains mais aussi les rabbins, Bruno tenant la Torah, kippa sur la tête, avec le châle de prière et les tefilin, méditant sur les lettres du Tétragramme, en attendant la Vache rousse à Jérusalem. Moi, Thomas, spécialiste des sarcasmes, j’ai du mal à comprendre que l’initié doive parcourir le chemin de l’ascèse, comme mon neveu qui a choisi son père spirituel en Israël et abandonné sa volonté à Hashem pour accomplir son tikoun. Je préfère ne pas connaître le portrait qu’elle fait de mon frère aîné, auquel elle prête, non l’heureuse longévité des Sept Sag

