Bureau
— Monsieur ? demanda Keylan d'une petite voix tremblante, hésitante. Vous aviez demandé à me voir.
— Oui, Mademoiselle Spencer, entrez et fermez la porte derrière vous.
Elle obéit, alla fermer la porte. Lorsqu'elle se retourna, Bruno était déjà debout juste derrière elle. Sans prévenir, il écrasa ses lèvres contre les siennes, plongeant sa langue dans sa bouche avec une intensité brûlante. Ses mains glissèrent le long de son corps, explorant chaque courbe avec une douceur contrastant avec la passion de leur b****r.
Keylan tenta de se dégager, consciente du poids de la situation il restait son patron mais malgré la résistance, la chaleur qui envahissait son corps à chaque contact la paralysait.
— No...non, Monsieur... Bru... ses mots s’éteignirent dans le creux de sa gorge, étouffés par la fougue de Bruno, qui ne montrait aucun signe de vouloir arrêter.
Au contraire, le b****r s’intensifia, plus profond, plus enivrant. Peu à peu, elle se laissa emporter, captivée par le goût de ses lèvres, par la délicatesse de ses caresses.
Chaque effleurement faisait frissonner sa peau, la faisait vibrer, un gémissement s’échappant malgré elle. Dans ce langage silencieux, il lui envoyait un message clair : passion, douceur, désir.
Leur échange devenait un mélange brûlant de sensualité, de passion et de tendresse, comme un ballet parfaitement orchestré.
Bruno ajouta une nouvelle audace, posant ses mains sur ses hanches, glissant doucement vers ses fesses, les pressant avec délicatesse tout en continuant de savourer leur b****r.
En un instant, il la souleva, la posant délicatement sur sa table de bureau, approfondissant encore ce b****r électrisant qui semblait suspendre le temps.
Keylan n’en pouvait déjà plus. Elle sentait la tentation monter, une force irrésistible prête à la faire basculer. Elle devait mettre fin à ça avant de se perdre complètement dans ce bureau, entre ses bras.
Dans un souffle rauque, elle se dégagea soudainement, lui infligeant une paire de gifles précises et mesurées.
Bruno esquissa un sourire énigmatique et se rapprocha d’elle, dangereusement.
— Ne m’approche pas, souffla-t-elle, la voix tremblante mais ferme.
— Ou alors ? murmura-t-il, l’air de défier le danger.
— Je vous mordrai.
Un éclat de malice brilla dans ses yeux.
— Pourquoi résistes-tu, Keylan ? Tu me désires autant que je te désire.
— Non, je ne vous aime pas.
— Laisse-moi t’apprendre à aimer.
— Laisse-moi, vous êtes mon patron.
— Je ne veux plus être que ça. Je veux plus. Je veux toi.
— Sans moi ?
— Je t’aime, Keylan. Depuis le premier jour où je t’ai vue dans cette entreprise.
— Arrête de dire ça.
— Non. Mon cœur réclame ta présence, ton souffle, ta peau.
— Arrête, bon sang...
Bruno la tira contre lui, son souffle chaud effleurant son cou.
— Pourquoi trembles-tu ainsi dans mes bras ? Je ne te fais aucun effet ?
— Lâche-moi ! cria-t-elle, mais il l’embrassa à nouveau, plus profond, plus doux.
Puis, en détachant lentement ses lèvres des siennes, il murmura à son oreille :
— Tu me désires. Tes lèvres me l’ont dit.
— Elle vous ment, répondit-elle, voix tremblante.
— Ton corps, lui, vient de confirmer mes doutes.
— Non... arrête... murmura-t-elle, presque brisée.
— Je ne te toucherai plus sans ton consentement, promit-il, un sourire espiègle au coin des lèvres. Mais crois-moi, tu me supplieras de revenir à moi, encore et encore.
— Jamais je ne le ferai.
— Hum, si tu le dis… mais on verra bien.
— Arrêtez de jouer avec moi.
— Ce n’est pas mon intention, mon amour.
— Je ne suis pas votre amour.
— Pas encore, parce que tu ne le veux pas.
— Parce que nous ne sommes pas du même rang.
— Et qu’est-ce que ça change ?
— On ne peut pas être ensemble.
— Qui l’a décidé ?
— Les gens de votre statut.
— Abattez les statuts, idiote, et vivez l’amour.
— Non, pas avec moi.
— C’est trop tard, Keylan.
— Comment ça ?
— Mon cœur t’aime déjà.
— Aime quelqu’un d’autre et oublie-moi.
— Impossible. Tu es unique, Keylan. Mon cœur a déjà choisi.
— C’est votre problème, alors. (Elle prend la porte.)
— Où comptes-tu aller ? Nous n’avons pas fini de discuter.
— Nous n’avons plus rien à nous dire, monsieur Vidal. Tout est clair, c’est vous qui refusez de comprendre.
— Non, tu ne partiras pas. Je t’aime, Keylan.
— Moi non. Moi, je ne vous aime pas ! (Elle hurle.)
— Ce n’est pas en criant que je te croirai, Keylan. Ton cœur, tes lèvres, ton corps… ils me disent tout le contraire.
— Pensez ce que vous voulez… (Il l’interrompt en l’embrassant à nouveau, avec une douceur brûlante.)
Quand il sent qu’elle commence à céder, il relâche doucement le b****r.
— Tu vois ? Tu dis ne pas m’aimer, pourtant regarde-toi… tu trembles dans mes bras.
— Laisse… moi… (Elle tente de s’éloigner.)
— (Il parsème son cou de baisers humides.)
— Non, ah ! (Un gémissement s’échappe de ses lèvres.)
— Tu disais ? (Il sourit malicieusement.)
Elle le bouscule, s’enfuit hors du bureau, le cœur battant à tout rompre.
De son côté, Bruno caresse ses lèvres, un sourire triomphant aux lèvres.
— Maintenant, je suis sûr… tu m’aimes, tout comme moi je t’aime, Keylan. Tu seras à moi, tôt ou tard.