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Histoire d’une vie

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Histoire d’une vie, de sa jeunesse à l’âge adulte, l’humain fait des rencontres. Tantôt désastreux, tantôt bienheureux pour d’autres. À chaque moment de la vie se passera un événement qui soit sera source d’union ou de discorde au sein d’une famille, d’un ménage, d’un couple ou peut-être même d’une longue amitié

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Prologue
- Balle de Match ! Scande l'arbitre. Le coach Ross demande un temps mort et nous rassemble autour de lui - Bon!!! C'est bon les filles vous vous en sortez très bien. On a dit on est là pour le fun mais tant qu'à faire ramenons cette coupe à la maison ok ?! - Oui coach ! Avons-nous crié en chœur  - Je n'ai pas entendu ok ? - Oui coach ! Avons-nous répondu plus haut - Bien. Leur attaquante principale là, la gauchère a déjà été trop sollicitée. Sa main se fatigue.  Tout va se jouer maintenant au niveau de la résistance. Leur libérau est bon vous-même vous avez vu; la passeuse et l'autre attaquante bloquent bien. LIBAM ils ont trop les yeux sur toi donc Amélie faudra savoir comment lui passer le ballon - Ok Coach  Répond Amélie notre passeuse. L'arbitre siffle la reprise du match et nous retournons en poste. Mes pieds sont postés en diago. Ce point marquera la fin du match pour les Aigles de Bertoua tout comme pour nous, les Louves de Douala. Nous sommes à 25 points contre 24 pour les aigles  - Service ! Crie Évelyne qui lève la balle très haut dans le ciel. Elle fait un saut magnifique en hauteur et tape de toutes ses forces dans le ballon. Magnifique service qui met déjà l'adversaire en difficulté!!! Leur libérau le réceptionne tant bien que mal mais la balle n'a pas du tout l'équilibre à leur niveau alors la passeuse pour calmer le ballon le renvoie directement chez nous : parfait ! Asta, ma libérau fait une manchette parfaite, Amélie à qui je fais face a les yeux et les mains levés au ciel et attend le ballon pour le passer soit à Matha soit à moi. Vu sa position tout porte à croire qu'elle va l'envoyer à Matha. Car elle et Matha se font face. Déjà de l'autre côté le bloc c'est concentré en face de Matha prêt à barrer son smatch. Amélie baisse les yeux 3 secondes vers le camp adverse et lit d'emblée leur jeu. Je suis prête je n'attends que le ballon, ma génuflexion est parfaite, mes orteils bien fixés sur le sol goudronné du terrain, mes talons relevés. Contre toute attente, Amélie me fait une passe arrière et je me lève dans les airs. D'une main sûre, je tape de toutes mes forces dans le ballon et le bloc seul de mon adversaire en face ne fait pas le poids. Le ballon tombe lourdement dans leur camp et rebondit aussitôt - Houraaaaaaaa La foule est en émoi. Mes coéquipières se ruent sur moi je me retrouve vite au sol couverte par une montagne. Ça crie de partout!!! On se relève on crie on saute on danse. Le coach nous rejoint très vite, très heureux de notre prestation!!!  - C'est bien ça les filles!!! Bravo LIBAM  Nous exultons de joie encore un moment et direction les vestiaires. Le chemin de retour c'est demain matin sur Douala. Au moment de regagner notre hôtel le coach nous rassemble de nouveau.  - N'oubliez pas les filles qu'il y'a une réception en votre honneur ce soir au Mont Fébé. 20h30 svp soyez à l'heure. Le ministre des sports et de l'éducation civique en personne va vous donner vos médailles. Le bus passe vous prendre à 20h soyez ponctuelles j'insiste! - Oui Coach!!! Nous venons de gagner la finale du championnat national de volley-ball. Nous-mêmes n'y croyions pas vu que la majeure partie d'entre nous avait raccroché avec le volley-ball sur une longue période. J'avoue que rien que d'imaginer la horde de personnalités qui sera présente j'ai un nœud dans l'estomac. Et si dans toute sa mesquinerie il décidait de se pointer ?  (....) 20h je suis fin prête, mes 11 coéquipières aussi. Chacune s'est mise sur son 31. Le bus klaxonne en bas, Amélie me hèle - LIBAM moi je descends déjà - Je te suis ! Ils nous ont mises deux par chambre de deux lits et pour notre petit séjour ici, Amélie et moi avons décidé de partager la même chambre. De toutes les filles, c'est celle avec qui le courant passe le mieux. Loin d'être asociale, je ne suis pas non-plus quelqu'un de très expressive  Le chemin jusqu'au Mont Fébé se fait dans la bonne ambiance. L'adage qui dit que l'habit ne fait pas le moine a bien sa place ce soir. On a l'habitude de ne se voir qu'en survêt et tennis mais ce soir, nous découvrons la féminité de chacune d'entre nous. Mes coéquipières sont vraiment bien mises, personne ne s'est négligé.  Une fois sur place, c'est tout un protocole qui nous reçoit à l'accueil et nous nous sommes dirigées vers la salle de réception. Les deux battants de la salle s'ouvrent sur une ovation forte du public déjà installé autour des tables rondes, on nous installe sur les tables d'honneur tout près du podium. Ce type de soirée me rappelle bien de tristes souvenirs. Il aimait bien ça. La foule, être le centre d'intérêt principal. En avançant sur le tapis rouge sous les ovations des personnalités présentes, j'ai le cœur qui bat la chamade. Et si jamais il était quelque part entre ces tables ? Peut-il avoir poussé la mesquinerie jusque là ? Je n'aime absolument pas la sensation d'être ainsi exposée, quoique je sois tout en beauté.  Normale je suis entièrement vêtue de reliques de guerre... Je porte une robe de soirée de marque Véra WANG noire avec des brillants, échancrée sur le devant et encore plus sur le dos, elle est très près du corps dévoilant ainsi ma lourde poitrine et mon bassin plutôt bien développé. Mes cheveux lissés sont relevés en un faux chignon sur ma nuque j'ai mis mes petites boucles en or et la chaîne assortie. Mon maquillage quoique discret met en évidence les traits de mon visage. Mon rouge à lèvre vif ressort l'éclat de mon teint. Je me sens très féminine ce soir. Je me rappelle que la dernière fois que j'ai mis une paire d'escarpins de cette taille date de cette triste époque là..... Nous sommes assises quand enfin le maître de cérémonie prend la parole et donne le programme de la soirée. J'en profite pour parcourir la salle du regard. Des journalistes, des photographes, des sommités que je reconnais assises... Il peut être partout. J'ai l'estomac noué rien qu'en imaginant que nous puissions de nouveau nous retrouver dans la même pièce...  - Du calme Kerrie me sommais-je à moi-même ! Tu es au milieu de 1000 personnes rien ne peut t'arriver.  Et en effet, la soirée se passe relativement bien. Le ministre en personne est bel et bien là. Nous qui nous sommes laissées aller en conjectures quand nous sommes rentrées à l'hôtel tout à l'heure et supposions qu'il se ferait représenter, nous avions visiblement tort. Il est bel et bien là et c'est dans un discours assez vivant et amusant qu'il nous a félicitées pour notre prestation de la journée. Nous applaudissons ses mots d'encouragement, et accueillons avec une joie non feinte sa motion de soutien. Nous sommes ensuite appelées à nous lever et à nous rapprocher de lui les unes après les autres pour le traditionnel échange de la poignet de main, suivi de la séance de remise de médaille individuelle ensuite la photo souvenir. Le bal est ouvert par notre capitaine et fermé par le coach. Nous faisons ensuite une photo d'ensemble.  Tous autour du ministre, médailles pointées vers les flashs des appareils qui crépitent devant nous. Les filles crient leur victoire. J'essaie de faire comme elle mais tous ses flashs me rappellent trop de mauvais souvenirs... Plus ça crépite et plus mon cœur bat la chamade. Le sourire sur mes lèvres se crispe très vite et c'est avec un grand soulagement que j'accueille le moment où nous pouvons enfin retourner à nos sièges et faire honneur au buffet.  (....) Je ne suis pas une grosse mangeuse, malgré mon mètre 76 je ne fais que 69kgs. Ody me trouve d'ailleurs très maigre. Le moment de la collation à peine terminé, la piste de danse est ouverte par le Ministre en personne et une dame dont je n'ai retenu ni le nom ni la fonction. Mes coéquipières s'amusent sur la piste. J'ai reçu des propositions de personnes qui voulaient que je les rejoigne sur la piste mais je ne suis pas d'humeur festive. J'ai cessé de l'être il y'a fort longtemps d'ailleurs... Je balaie la salle du regard histoire de m'occuper un peu l'esprit tout en balançant la tête au rythme du Makossa qui passe quand mes yeux se portent vers la porte d'entrée. De dos il me semble reconnaître cette silhouette là qui sort de la salle, objet de toutes mes frayeurs. - Mon Dieu ! Non !  J'ai l'impression que mon cœur est en train de tomber dans ma poitrine. C'est lui ! C'est lui ! Il est ici ! Il m'a suivi ! Il m'a toujours suivi ! Je le savais ! Oh Seigneur quand est ce que ce cauchemar va enfin s'arrêter ?! Je me lève fébrile, je prends ma pochette et me précipite aux toilettes. J'entre dans celles des femmes. Je ferme à double tour derrière moi et j'appelle Ody ça sonne longtemps elle ne décroche pas - Allez Ody stp décroche ton téléphone ! J'insiste ça sonne toujours dans le vide. J'étouffe un sanglot et sors des toilettes. Je respire un grand coup et essaie de  réguler ma respiration en me ventilant le visage de mes deux mains. Ma pochette posée sur le lavabo. - Calme-toi ! C'est rien. Tu vas y arriver.  Je ressors mon poudrier de mon sac et entreprends de me refaire une beauté rapide. Autre réflexe que j'ai acquis ou du moins qui m'a été imposé dans mon autre vie. Il avait coutume de me dire « Une femme qui connaît sa valeur a toujours sur elle de quoi se rendre présentable en toute circonstance » La petite éponge et le poudrier ont l'effet miracle de réguler les battements de mon cœur. Je vais mieux, du moins je veux le croire. Je ressors des toilettes et retrouve ma place. Je scrute la salle du regard inquiet. Il n'y a plus parmi ces gens quelqu'un qui semble lui ressembler. Peut-être me suis-je faite des idées ? Mon téléphone sonne à ce moment là, c'est Ody qui me rappelle. Ah, enfin ! Je laisse sonner et je vais dehors où c'est plus calme pour la rappeler. Elle le fait avant je décroche aussitôt - Enfin tu me rappelles !  - Ma co'o tu es célèbre ooooo je t'ai vu à la télé ooooo! Woulilili pardon garde bien la main là qui a salué le ministre tu vas aussi venir me saluer avec dès que tu arrives ici ! - Ody ! L'heure est grave ! Il est ici je l'ai vu ! - Non calme-toi ! Tu dois t'être encore faite des films comme toujours. Rappelle-toi il y'a deux semaines tu as cru l'avoir vu au sortir de la salle de cinéma quand nous y étions.  - Mais cette fois ci je suis sûre que c'était lui - Il te faisait face ? - Non... Je pense qu'il quittait la salle...  - LIBAM il n'était pas là-bas une fois de plus tu te fais des films - Tu crois ? - J'en suis sûre... C'est de l'histoire ancienne tout ça. Tu dois avancer maintenant. Ça dure trop longtemps cette histoire - J'essaie Ody... Crois-moi j'essaie... - Essaie mieux ma chérie. Déjà tu reviens quand ? - Demain - Bien. Essaie de t'amuser déjà ce soir. Esseu c'est tous les jours que tu vas saluer un ministre ? Son commentaire me fait sourire - Tu as raison. Je retourne en salle - Oui, reste près de tes coéquipières. Ne marche pas seule  - Oki... À demain - Bisous ma belle ! Elle a raccroché. Je me sens mieux rien que de lui avoir parlé. Je penche ma tête en arrière histoire de faire rentrer mes larmes déjà pleines dans mes yeux et de retourner en salle avec un sourire suffisamment convaincant pour profiter enfin de la soirée. Quand soudain je sens une main sur mon épaule - Bonsoir Cette voix... Non ! Ça ne peut pas être lui ! Pitié Seigneur sors moi de ce cauchemar. Je me retourne lentement pour lui faire face.... Partagez oooh . Bonne lecture!

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