Partie 15

1672 Words
J'étais perdue dans mes pensées, je n'ai pas vu l'heure passer, je suis sortie du bureau à 18 heures. Je suis directement allé chez moi pour me changer et jeter un rapide coup d'œil aux enfants avant d'aller voir Ismaila. J'avais décidé de l'écouter, de toute façon je n'avais rien à y perdre. 19 heures Je reçu plusieurs appels d'Ismaila que j'ai royalement ignoré, je n'avais pas envie d'entendre sa voix. 20 heures Moi : Penda, je vais voir une amie qui habite à côté, je reviens dans une heure. Demain les enfants ne vont pas à l'école ils peuvent regarder la télé jusqu'à 22 heures aujourd'hui. Elle : D'accord madame, Moi : Bon, de toute façon je reviendrai avant, je ne compte pas durer. Mohamed courut vers nous poursuivi par sa sœur Moi : Je ne suis même pas encore sorti, que vous commencez déjà ? Mohamed : Maman tu vas où ? Je peux venir avec toi s'il te plaît ? _____ dit-il avec une moue faussement triste Moi : Non chéri, restez ici je ne vais pas durer. Penda sera là avec vous. Soyez sage, pas de bêtise Mohamed d'accord ? Lui : Oui, mais à une condition Moi : Haahaa, laquelle Monsieur Sylla ? Lui : Que tu nous apportes deux grosses boules de glace en venant Moi : Ok chef c'est noté. Bon allez dans le salon, Fatima s'il te plaît ne frappe pas ton frère, s'il te taquine laisse le faire je réglerai son cas à mon retour. Moi : Penda, dem lene si salon bi (Va avec eux dans le salon) Je sortis rapidement de la maison, pour aller chez Ismaila Sur le chemin, je n'étais pas du tout concentrée, mon esprit était ailleurs. ******* Arrivée devant sa maison, je gare ma voiture juste devant la sienne, et je me dirige vers la porte d'entrée Je sonne une fois, deux fois personne ne vient ouvrir. Plusieurs appels, il ne décrochait pas son téléphone. Au moment de retourner vers ma voiture pour rentrer chez moi, j'entendis le bruit de la serrure puis la porte s'ouvrît, faisant apparaître Ismaila, vêtu d'un bas de pyjama, torse nu. Lui : Excuse moi, j'étais sous la douche, tu allais rentrer chez toi là ? Moi : Oui j'allais rentrer, bref dis moi ce que tu as à me dire parce qu'il fait nuit et j'ai laissé mes enfants seuls à la maison Lui : Nous n'allons quand même pas parler dans la rue, entre s'il te plaît Je le suivi jusqu'au salon, avant de m'installer je l'un des fauteuils Il s'assit en face de moi, sur la table basse, Moi : Ismaila, tu es chez toi, tu t'assoies où tu veux, mais là ce n'est pas possible je ne suis pas à l'aise Lui : Ok ok je me lève, mais c'était juste pour mieux parler ____ dit-il avant de se lever Moi : Bon, dis moi maintenant, pourquoi m'as tu fais venir ? Lui : Tu veux boire quelque chose ? Bouye ? Bissap ? C'est fait maison en plus, c'est une tuerie ____ Fit-il avec un sourire narquois Moi : Écoutes Ismaila, je te respecte beaucoup, notre relation a toujours été basée sur le respect mutuel, et je ne voudrai pas que ça se passe autrement, donc ne joue pas avec mes nerfs s'il te plaît Lui : Tu t'énerves vite ces temps ci Mounasse, tu me parles mal, et je n'aime pas cette facette de toi. Moi : Au revoir Ismaila ____ lançai-je calmement avant de me lever Lui : Mais attends tu vas où ? Attends s'il te plaît, Je senti sa main sur mon épaule, une vague de frisson traversa mon corps. Moi : Heyyy ne me touche surtout pas Il émit un petit rire Lui : Bébé tu m'as laissé faire plus que ça, tu oublies que je connais tous les coins et recoins de ton si joli corps La douleur que je sentis ressemblais à celle d'un long poignard dans le cœur. J'avais mal, je regrettais tellement, il avait désormais le toupet de décrire toutes les parties de mon corps, sans que je ne puisse me défendre, parce que j'avais été assez bête et naïve pour me donner à lui, et aussi facilement. Oui j'avais mal, très mal. Moi : Tu me déçois tellement, tu n'as pas idée, je te croyais différent, je te croyais sincère, apparemment je me suis encore trompé, tu es pire que les autres, tu es une pourriture_________ crachai-je au bord des larmes Lui : Maimouna, pardonne moi si je t'ai vexé, ce n'était pas le but, quand je te vois je suis tellement troublé comprends moi s'il te plaît et viens t'asseoir qu'on discute un peu. Je sais que ça ne va pas du tout en ce moment et j'ai vraiment envie de t'aider. Je te connais, à voir tes yeux, ton regard on devine immédiatement que tu déprimes Je restais silencieuse, je le fixais droit dans les yeux, prête à craquer, prête à déverser toutes les larmes de mon corps, prête à exploser. Lui : Nous resterons amis si c'est ce que tu souhaites, mais parle moi, partage tes peines avec moi, je suis là pour ça, s'il te plaît Mounasse viens _____ supplia t'il en tendant Le Bras vers moi Je baissai finalement les armes, impuissante. Je baissais facilement les armes, je n'avais rien à faire chez ce monsieur, surtout pas après tout ce qui s'est passé, mais je ne voulais pas risquer de retrouver d'autres vidéos de moi sur la toile. D'après lui, c'est pour une urgence qui m'est favorable, c'est juste pour cette raison que j'ai pris le risque de me présenter chez lui. ******** Lui : Alors, madame, dis moi ce qui te tracasse autant Moi : J'en ai marre de cette vie, tout simplement, seuls mes enfants me donnent la force de continuer Il se leva, pour s'asseoir à côté de moi, il me prit les mains en me regardant droit dans les yeux Lui : Dis moi pourquoi, donne moi les raisons s'il te plaît Moi : Rien ne se passe comme je le voulais, tout ce que j'avais réussi à reconstruire s'est tout d'un coup effondré, ................. [...] Point de vue Ismaila Elle parlait, parlait je ne l'écoutais même plus, je me demandais juste pourquoi Habib ne venait pas. 21 heures, et aucune trace de ce con, Je ne m'étais même pas rendu compte qu'elle avait le visage trempé de larmes. Moi : Noon, arrête de pleurer maintenant si te plaît, attends, je vais apporter des mouchoirs, je ne veux pas te voir dans cet état Arrivé dans la chambre, j'en profitais pour appeler Habib Moi : Allo oui Monsieur Sylla je vous attends là Lui : Je ne viendrai pas, me m'appelez plus Moi : Comment ça vous ne viendrez pas ? Ce n'est pas respectueux, vous auriez pu me prévenir Lui : Vous osez me parler de respect ? Vous ? Quel culot ! Bref au revoir et ne m'appelez plus ! _____ ordonna t'il avant de me raccrocher au nez Je ne voulais pas y aller avec la violence, mais il m'avait trop chauffé J'ai fais ce que j'avais à faire ... Je suis retourné dans le salon avec les mouchoirs et j'ai pris Mounasse dans mes bras, je lui caressais le d'os lentement, elle n'a pas essayé de me repousser. La pièce était calme, ses petits sanglots venaient casser ce silence de temps à autre, dans un rythme fréquent. Elle se détacha de mon étreinte quelques minutes plus tard Elle : Merci de m'avoir écouté, c'est vraiment gentil de ta part après tout ce que je t'ai dit, tu es quand même resté Moi : C'est normal, ne me remercie pas, et je suis ton ami avant tout, c'est mon devoir et tu sais que je t'aime je ferai tout pour toi Elle : Je suis marié Ismaila, nous avons fait une bêtise, oublions et que chacun d'entre nous essaie de sauver son ménage, c'est la meilleure chose à faire et tu le sais Moi : D'accord, si c'est ce que tu veux, je m'y forcerai. Seul ton bonheur m'importe Elle : Merci, merci pour tout .... bon je dois y aller là. Apparemment tu n'avais rien d'urgent à me dire ___ dit-elle avec un sourire faible Moi : Non, je voulais juste que tu déverse cette lourde charge que tu avais dans le cœur et dans la tête. Et tu l'as fait, mission accomplie pour moi Elle laissa s'échapper un petit sourire en guise de réponse, avant de souffler un petit "Merci encore" Moi : Tu as trop pleuré, tes yeux sont tous bouffis, et rouges va te débarbouiller le visage dans les toilettes d'abord. Les enfants pourraient s'inquiéter si tu rentres dans cet état Elle : Oui tu as raison ... dernière porte à gauche ? Moi : Oui c'est ça tu n'as pas oublié Elle traversa le long du couloir, et entra dans les toilettes ... J'en profitais rapidement pour aller dans ma chambre, j'avais dans mon placard, ma poudre magique, une poudre qui rendrait un lion fou en moins de trois minutes. Je pris le sachet, et rapidement je courus dans la cuisine. ********* Elle : C'est bon je ressemble à une femme normale maintenant ? Moi : Non, tu es un tout petit peu au dessus de la normale, mais bon ... ce n'est pas de ta faute Elle : Tu es cinglé __________ dit-elle Moi: Bon ... bois un peu d'eau ou de lait avant de partir, je suis sûr que tu n'as plus d'eau dans le corps, tu as tout déversé. Elle : Il commence à faire nuit là je n'ai pas le temps de boire, je le ferai à la maison Moi : Mounasse boul ma fonto bois cette eau avant de rentrer et arrête de faire la gamine akhh Elle sourit et prit le verre d'eau, elle regarda à l'intérieur du verre et fronça les sourcils ....
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