VI PARENTHÈSE SUR BÉRANGER. M. Champfleury, capitaine des Réalistes, écrit en ses commentaires, parmi beaucoup d’autres maximes d’importance, celle-ci : « Il est difficile de prononcer le nom de Béranger, sans en dire quelques mots. » La correction grammaticale voudrait : « Sans en dire quelques SYLLABES ; » mais alors la pensée serait moins profonde. Car il s’agit, la suite le prouve, de la personne même de Béranger, et non pas seulement de son nom. Il faut donc entendre que l’on ne peut nommer Beranger sans s’arrêter un peu, sans dire quelques mots de lui. Pourquoi le grand réaliste parle-t-il comme si Béranger n’était qu’une chose ? Est-ce finesse d’esprit ou incapacité de langue ? Je l’ignore. L’homme est fin, mais la fée Ironie ne l’a doué que d’un français très gros. Malgré ce g

