Casanova est en train de se faire étrangler et il n’a plus assez de force pour se défendre.
Il a beau frapper avec ses pieds, mais son adversaire reste de marbre. Un coup de feu retentit
dans le couloir, la balle vient s’abattre sur le crâne de l’homme au pendentif, puis retombe par
terre. L’assaillant tourne son regard et aperçoit Yanou, c’est lui qui vient de tirer.
??? : « Juste le temps d’en finir avec ton ami et je m’occuperai de toi, alors un peu de
patience »
Casanova respire de moins en moins car la pression de la strangulation ne cesse
d’augmenter. Yanou le voit bien et s’attèle à trouver une solution rapidement. Tout d’abord, il
regarde autour de lui, il aperçoit l’arme de Casanova. Mais en regardant à travers l’arme, il
constate que le chargeur est vide. Cependant, son arme à lui n’a aucune capacité extraordinaire.
Alors, voyant l’urgence de la situation, Yanou se replie sur le seul objet qui reste : l’aiguille
qu’il a gardée il quelques minutes. Il met la main dans la poche et saisit l’aiguille. Il la serre de
toutes ses forces et se précipite vers l’homme au pendentif en courant. Ce dernier ne se soucie pas de Yanou, il continue d’étrangler Casanova qui vient même de s’évanouir. Yanou frappe
l’homme au pendentif, mais en retour, il reçoit une gifle qui le projette à quelques centimètres.
Toutefois, quelque chose d’inattendu se produit. Yanou se relève et observe son adversaire.
L’homme au pendentif relâche Casanova et se retourne vers Yanou. Puis, il regarde son corps
et aperçoit le bout d’une aiguille au niveau de son flanc droit.
??? : « Félicitations !!! Tu m’as fait ressentir un peu de douleur, mais… »
L’homme au pendentif arrête soudain de parler et se met à se masser le ventre comme
s’il ressentait une douleur loin d’être aussi petite. Yanou avance prudemment vers Casanova.
Une fois qu’il est près de lui, l’homme au pendentif tente, malgré la douleur, de s’en prendre à
lui. Mais à sa grande surprise, sa main traverse Yanou comme s’il s’agissait d’un fantôme.
Soudain, il n’aperçoit ni le corps de Casanova, ni celui de Yanou. Mais, que se passe-t-il donc ?
En réalité, l’adversaire s’est fait prendre dans une illusion, mais cela s’est joué à peu de chose.
Yanou a attaqué l’homme au pendentif avec un coup de poing lorsque celui-ci étranglait
Casanova. Mais, à la riposte de l’ennemi, Yanou a joué sur la vitesse et la synchronisation de
l’impact de la gifle et de l’aiguille qu’il plantait au même moment dans le flanc de son ennemi.
Donc, lorsque l’ennemi réagissait avec la gifle, Yanou observait la main arriver droit sur lui et
au moment où il encaissait le coup, il a planté l’aiguille dans le corps. Mais ça ne s’est pas arrêté
là, car l’adversaire a dirigé son regard vers lui juste avant l’attaque au corps à corps. Yanou a
discrètement activé une illusion à retardement de dix secondes pendant que l’homme au
pendentif parlait en disant : « Juste le temps d’en finir avec ton ami et je m’occuperai de toi,
alors un peu de patience ». L’illusion s’est activée juste au moment où le compte à rebours s’est
terminé, c’est-à-dire au moment où il n’a pas pu achever sa phrase « Félicitations !!! Tu m’as
fait ressentir un peu de douleur, mais… ».
L’homme au pendentif a donc commencé à ressentir une douleur liée à l’aiguille, mais
accentuée par l’illusion. Car cette illusion aura permis à Yanou de déplacer le corps de
Casanova qui s’est réellement évanoui. Pendant ce temps, l’adversaire continue de subir
l’illusion dans laquelle il est toujours en train de se demander où sont passés ses adversaires
face à qui il est clair qu’il avait l’ascendant. Mais, Yanou est conscient qu’il ne peut pas venir
à bout d’un tel adversaire à l’heure actuelle, alors il se contente de transporter son ami qui est
encore inconscient et il laisse son adversaire là. Il se dirige dans une chambre vide et installe
Casanova sur un lit. Puis, il prend son téléphone et appelle Lindsay. Celle-ci ne met pas de
temps pour décrocher.
Lindsay : « hey, Yanou, quoi de neuf ? »
Yanou : « c’est mauvais. La situation est plus compliquée que prévue »
Lindsay : « quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? »
Yanou : « Il se trouve que les amis d’Eugène ont décidé de passer à l’attaque ici même
à l’hôpital. Casanova a affronté l’un d’eux et il a perdu connaissance »
Lindsay : « oh mon Dieu ! Tu as pu l’aider ? »
Yanou : « j’ai pu faire quelque chose, mais ce n’est vraiment pas grand-chose. Je ne suis
pas de taille contre son adversaire »
Lindsay : « tu veux que je vienne ? »
Yanou : « non. Hors de question que tu arrives ici. Nous avons plusieurs ennemis et ils
sont très puissants. Je vais essayer de rentrer avec madame Ill. Mais, quoiqu’il arrive, ne laisse
pas Atticus faire n’importe quoi, ok ? »
Lindsay (regarde autour d’elle) : « euh…OK »
Yanou : « où est-il, Lindsay ? »
Lindsay, le téléphone à l’oreille, constate que la porte est entrouverte. Elle sort de la
maison et aperçoit Atticus qui s’éloigne de la maison en courant.
Lindsay (en criant) : « hey ! Arrêtez-vous ! »
Atticus, faisant la sourde oreille, continue de s’éloigner de la maison. Ce n’était pas
faute de l’avoir prévenu, mais dans cette route déserte, il se retrouve nez à nez avec un type qui
avance vers lui. L’inconnu porte une cape et un chapeau borsalino. Atticus s’arrête par mesure
de prudence et, au fur et à mesure, découvre le visage de son vis-à-vis ; c’est Dracula, l’un des
vampires. Atticus prend peur et commence par faire quelques pas en arrière, mais Dracula ne
compte pas le laisser lui échapper encore une fois.
Pendant ce temps, Yanou est au téléphone avec une Lindsay qui est inquiète pour
Atticus.
Yanou : « Lindsay ! »
Lindsay : « il cherche à s’échapper de la maison »
Yanou : « il a mal digéré le fait qu’Ursula le laisse en retrait comme elle l’a fait. Mais
c’est trop imprudent d’agir comme il vient de le faire. Nous ne connaissons pas les moyens
employés par nos ennemis pour nous retrouver »
Lindsay aperçoit Atticus, de loin, il est en train de se déplacer à reculons. Cependant, il
est poursuivi par Dracula qui ne lâche pas.
Lindsay : « je te rappelle »
Yanou : « qu’est-ce qui se passe ? »
Lindsay raccroche brusquement le téléphone. Elle se précipite vers Atticus. Celui-ci
prend la résolution de s’enfuir mais il est trop lent car, au moment où Atticus se retourne pour
prendre ses jambes à son cou, Dracula se déplace très rapidement et lui bloque le passage.
Dracula : « où crois-tu aller comme cela ? »
Atticus a tellement peur qu’un mot n’ose même pas s’échapper de sa bouche. Dracula,
d’une rapidité incroyable, saisit le jeune homme par le visage et s’apprête à le mordre. Atticus pousse soudain un cri : « que le ciel me vienne en aide ! ». Lindsay arrive aussi vite qu’elle peut
mais elle n’est pas encore près des deux hommes.
Dracula : « je crois que ton heure a enfin sonné »
Dracula, d’un coup sec, plante violemment ses crocs dans le cou d’Atticus. Lindsay n’a
pas de super vitesse, elle essaye de courir aussi vite qu’elle le peut. Mais la prière d’Atticus va
être entendue. Soudain, Dracula repousse Atticus. On dirait qu’il a bu de l’acide car la bouche
de Dracula semble se détériorer à l’endroit où dégouline le sang. Atticus est allongé par terre,
il commence à ramper. Dracula reste déboussolé par ce qui se passe. C’est alors qu’il se rend
compte que quelqu’un aide Atticus à se relever : c’est Ping.
Atticus : « qui êtes-vous ? »
Ping : « retrouvez la jeune femme qui avance vers ici »
Atticus avance lentement en surveillant les faits et gestes de Dracula. Celui-ci fixe Ping
du regard, les deux hommes se lancent un regard de défi. Même Lindsay est surprise lorsqu’elle
rejoint enfin le lieu de l’affrontement. Atticus tombe dans ses bras.
Atticus : « désolé, aidez-moi, je vous en prie »
Dracula : « pour votre bien, vous feriez mieux de me laisser en finir avec lui »
Ping (à Lindsay) : « va te mettre à l’abri avec ce mec. Je m’occupe de celui-ci »
Lindsay : « tu en es sûr ? »
Mais Dracula ne l’entend pas de cette oreille et se déplace directement vers Lindsay.
Toutefois, Ping n’a pas relâché sa vigilance et souffle en direction de Dracula. Un vent d’une
très grande force souffle sur le vampire qui se laisse emporter malgré sa vitesse extraordinaire.
Il est propulsé à quelques mètres. Il se relève presqu’immédiatement. Ping fait un geste à
Lindsay, celle-ci porte Atticus et rentre à la maison avec lui.
Lindsay réfléchit : (une chance que Ping soit là. Atticus serait certainement mort à
l’heure qu’il est. Il a bien failli payer son imprudence. Quel boulet ! Les hommes sont vraiment
très énervants)
Dracula avance vers Ping et le fixe du regard. Puis, il fonce sur l’élu à toutes jambes.
Mais Ping prononce un seul mot : « stop ! ».
Tout à coup, il se retrouve derrière Dracula et lui
dit : « tu tombes ! ». Le vampire se retrouve par terre sans comprendre ce qui lui arrive. Il se
relève aussitôt et attaque encore Ping. Mais Ping prononce une nouvelle fois le « stop ! » et se
retrouve encore une fois derrière le vampire. Il souffle de toutes ses forces derrière Dracula,
celui lutte pour ne pas être emporté par le vent, mais il ne peut résister longtemps à cette force
éolienne. Il se retrouve projeté à quelques mètres encore une fois. Une nouvelle fois, il se relève
et s’arrête devant Ping.
Dracula : « tu es doué de pouvoirs puissants, qui es-tu ? »
Ping : « tout ce que je sais, c’est que je dois t’arrêter »
Dracula : « alors, nous avons un problème parce que je doute que tu puisses m’arrêter
malgré le pouvoir que tu possèdes, fiston »