??? : « Eugène avait raison décidément, vous êtes ici aujourd’hui »
Ursula sursaute et regarde autour d’elle, puis aperçoit le type au pendentif assis dans un
coin de la pièce. Il se lève de sa chaise et avance lentement vers Ursula. La chercheuse est
comme figée, seringue en main. Casanova arrive enfin au troisième étage et se rend de chambre en chambre à la recherche d’Ursula. L’homme au pendentif étoile de David arrive près du lit
sur lequel est allongé le patient et le regarde durant quelques secondes sous le regard inquiet et
apeuré d’Ursula. Ensuite, il pose ses yeux sur la seringue qu’Ursula tient entre les mains.
??? : « Remettez-moi cette seringue, s’il vous plaît »
Ursula (recule lentement) : « non »
??? : « Ne m’obligez pas à vous le prendre de force »
Ursula : « non, qui êtes-vous ? »
??? : « Vous avez déjà une cible dans le dos, cela ne me servira à rien de vous ôter la
vie. En revanche… »
L’homme au pendentif pose ses yeux sur le patient et arme un coup comme s’il allait
frapper le jeune homme allongé. Ursula pousse un grand cri, mais l’homme reste de marbre.
Casanova entend le cri d’Ursula, ce qui l’oriente davantage vers la position de celle-ci. Yanou,
grâce à son ouïe, parvient à entendre le cri d’Ursula. Il parvient même à l’identifier clairement.
Seulement, au moment d’entrer dans le bâtiment, il aperçoit des projectiles qui se dirigent vers
lui avec une vitesse très poussée. Grâce à son pouvoir visuel, il parvient à les esquiver. Il se
rend compte que les autres personnes autour de lui ne parviennent pas à voir ces aiguilles. Il se
met à l’abri derrière le véhicule de Casanova.
Pendant ce temps, l’homme au pendentif continue de menacer de tuer le jeune patient
allongé sur le lit.
??? : « Vous me remettez cette seringue avec son contenu, ou alors vous aurez la mort
de ce jeune garçon sur votre conscience »
Ursula : « est-ce à dire que de la conscience, vous n’en avez pas ? »
??? : « Pour la dernière fois, remettez-moi la seringue ainsi que son contenu »
Ursula continue de reculer. Alors, l’homme au pendentif pose sa main sur le cou du
jeune garçon et se met à l’étrangler. C’est à ce moment que Casanova entre en trombe, arme à
la main. Il pointe immédiatement son arme sur l’homme au pendentif qui ne cesse pas pour
autant de continuer sa besogne.
Casanova : « lâche ce jeune homme ou je tire »
L’homme au pendentif se tourne et regarde Casanova. Il n’arrête pas d’étrangler le jeune
patient. Casanova se rend compte que le temps est compté et il ignore encore à qui il a à faire.
Casanova : « dernière somation, mec. Tu le lâches immédiatement »
??? (A Ursula) : « donnez-moi ce que je vous ai demandé ou ce garçon mourra »
Casanova tire à deux reprises sur l’homme au pendentif, mais cela n’a pas l’air de
l’affecter. Le commissaire est surpris, son fusil est pourtant doué d’un certain pouvoir magique.
C’est bien la première fois que son arme ne fait aucun dégât sur un suspect. L’homme au pendentif relâche le cou du patient et avance vers Casanova qui vide son chargeur sur lui sans
succès. Ursula est comme pétrifiée. Mais Casanova préfère d’abord la mettre à l’abri.
Casanova (saisit la main d’Ursula et la propulse hors de la pièce) : « allez-vous-en »
Ursula se retrouve dans le couloir de l’hôpital. Casanova referme la porte avec son pied.
Son adversaire se rapproche de lui. Casanova attaque avec un coup de poing, puis un autre
encore, son adversaire ne prend même pas la peine d’esquiver. Il encaisse librement chacun des
coups de Casanova.
??? : « Faible humain, misérable insecte »
Casanova attaque une troisième fois, mais son coup est bloqué cette fois. L’homme au
pendentif saisit son bras et lui assène un v*****t coup de poing au ventre. Casanova est projeté
hors de la pièce, il brise littéralement la porte parce que le coup l’emporte. Ursula attendait juste
à côté, toute apeurée. Casanova est doté du buste parfait, heureusement pour lui car un coup
comme celui-là lui aurait normalement transpercé le ventre. Même son adversaire est surpris de
ne pas l’avoir tué d’un seul coup.
??? : « De quoi es-tu fait pour supporter le coup de mille hommes ? »
Casanova se relève. Il commence à réfléchir. Il est face à un adversaire dont il ne connait
pas le point faible. Les autres clients de l’hôpital prennent leurs jambes à leurs cous. C’est un
peu la panique. Casanova tourne son regard vers Ursula et lui demande de s’enfuir.
Casanova (à Ursula) : « allez-vous-en, vite »
Au moment où il focalise son attention sur son adversaire, celui-ci l’attaque avec un
coup de poing. Casanova esquive in extremis, le coup transperce le mur du couloir. Casanova
riposte avec un pied sauté en plein sur le visage de son adversaire, mais cela ne semble pas
avoir d’effet. L’homme au pendentif lui assène un coup de pied au ventre. Casanova est
propulsé à quelques mètres de lui, il se relève lentement pendant que son adversaire avance vers
lui.
A l’extérieur, Yanou s’est mis à l’abri derrière le véhicule qu’il conduisait. Il regarde à
travers le véhicule, mais ne parvient pas à distinguer son adversaire. Il n’arrive pas à voir d’où
viennent les aiguilles.
Yanou réfléchit : (celui qui lance ces aiguilles doit être un très bon viseur. A part moi,
il ne cherche pas à toucher quelqu’un d’autre. Heureusement que j’arrive à les voir venir, elles
m’auraient déjà transpercé plusieurs fois. D’après ce que je constate, il doit y avoir au moins
deux ennemis. Mais, mon cher ami invisible ne semble pas de la partie cette fois-ci. La vraie
question est : à qui suis-je en train de me frotter actuellement ?)
Il réfléchissait encore lorsqu’il aperçoit Ursula à l’entrée, elle tient une seringue dans la
main. Conscient de ce qui se passe à l’extérieur du bâtiment, Yanou lui fait signe de ne pas le
rejoindre. Mais Ursula n’a pas envie de rester dans le bâtiment.
Ursula : « votre ami se bat à l’intérieur »
Yanou : « et moi, je me bats à l’extérieur. Alors, vous restez à l’abri »
Ursula (guette) : « mais, je ne vois personne »
Yanou (aperçoit une aiguille) : « à couvert »
Ursula s’accroupit sans même savoir ce qui se dirigeait vers elle. L’aiguille vient
échouer sur le mur, près de la porte d’entrée de l’hôpital. C’est à ce moment que Yanou aperçoit
son adversaire.
Yanou réfléchit : (à cause du fait qu’Ursula est la cible prioritaire, il a dû se déplacer et
se rapprocher un peu pour l’atteindre…ah d’accord ! Maintenant, je te vois mon cher)
Yanou tente de sortir de son abri pour rejoindre Ursula, mais il aperçoit deux aiguilles
qui se dirigent à toute vitesse vers sa position. Il se remet rapidement à couvert, puis il dégaine
son arme. A cet instant, son regard croise celui d’Ursula. Il lui fait signe de retourner à
l’intérieur, mais la chercheuse refuse, elle veut monter dans le véhicule. Voilà qui rend la tâche
difficile à Yanou. S’il trouvait que la situation actuelle est déjà assez compliquée, il ne va pas
apprécier la complication supplémentaire qui va s’ajouter, car le danger va monter d’un cran,
voire de deux.
En effet, l’adversaire de Yanou a plusieurs cordes à son arc, et Yanou va très vite le
constater. Vu que Yanou est à l’abri, l’assaillant se rapproche davantage, de façon à être
parfaitement visible par Ursula qui n’arrête pas de jeter un coup d’œil rapide de temps en temps.
Ensuite, ses yeux changent et arborent une couleur violette. C’est à ce moment que les choses
se compliquent, car Yanou va se rendre compte d’un pouvoir qu’il n’avait pas prévu. Yanou,
qui pensait être à l’abri, constate soudain que les aiguilles se dirigent vers lui mais en venant du
ciel. Il faut préciser ceci, les projectiles ne viennent pas vraiment du ciel, mais c’est pour
montrer leur direction de départ. Yanou parvient tout de même à les esquiver, bien qu’il fut
surpris de les voir arriver d’en-haut. Ursula observe Yanou et se rend compte qu’il est en
difficulté.
Yanou (à Ursula) : « pour la dernière fois, retournez à l’intérieur du bâtiment »
Ursula s’exécute finalement, mais préfère rester à l’accueil, là où elle pourra garder un
visuel sur Yanou. Celui-ci sort de son abri et se met à courir en direction de l’entrée de l’hôpital.
Grâce à son ouïe, il parvient à entendre les bruits liés aux déplacements des aiguilles qui se
dirigent toujours vers lui. Mais, lorsqu’il arrive enfin à l’entrée de l’hôpital, Une aiguille vient
du sol et lui transperce la jambe. Dans un dernier effort, Yanou prend appui sur son autre jambe
et se jette dans le bâtiment. Il atterrit dans l’hôpital, juste devant Ursula.
Ursula : « est-ce que ça va ? »
Yanou (observe sa jambe) : « ça devrait aller. Mais l’ennemi est plus fort que nous, cette
fois-ci »
Ursula (éclate en sanglots) : « qu’est-ce qu’on va faire ? »
Yanou (parvient à retirer l’aiguille de sa jambe) : « heureusement qu’elle n’est pas entrée
plus en profondeur »
Ursula : « vous êtes sûr que ça va aller »
Yanou (met l’aiguille dans la poche) : « oui, ne vous en faites pas. Montrez-moi où se
trouve Casanova, je vous prie »
Ursula : « non, je ne retournerai pas là-bas »
Yanou : « je dois l’aider. Si son adversaire est aussi dangereux que celui qui se trouve
là-dehors, il aura besoin d’aide »
Ursula : « il est au troisième étage. Chambre 36 »
Yanou : « ne vous avisez pas de sortir. Et mettez-vous à un endroit où il ne pourra pas
vous apercevoir de l’extérieur »
Après avoir dit cela, il se dirige en courant vers les ascenseurs. De son côté, Casanova
a du mal à tenir tête à son adversaire. Il est à terre et son adversaire se rapproche de lui pour en
finir. Casanova se relève lentement. Sa vue se trouble, il est assez amoché.
Casanova réfléchit : (c’est à croire que ce type ne sent rien, comment fait-il ? J’ai beau
le frapper encore et encore, mais je ne lui fais aucun dégât alors que lui…si je n’avais pas une
partie de mon corps doté d’une certaine indestructibilité, il y a longtemps qu’il m’aurait tué.
Que faire ?)
L’homme au pendentif se dresse une fois de plus devant Casanova et le fixe du regard.
??? : « Il vaut mieux pour vous que vous ne vous mêliez pas de cette affaire. Sinon, vous
m’obligerez à vous tuer. Cette femme ne sortira pas de cet hôpital vivante, vous pouvez me
croire »
Casanova attaque, mais il est trop fatigué et trop lent. Son adversaire le saisit par le cou
d’une seule main et le soulève de telle sorte qu’il ne touche plus le sol avec ses pieds.
??? : « Si vous êtes intelligent, vous aurez compris que je ne suis pas seul et qu’il y a
quelqu’un à l’extérieur qui s’occupera d’elle au moment où elle mettra le nez dehors »