Cornelius et Lindsay échangent un regard qui devient de plus en plus froid. Même Kim a peur que Cornelius et Lindsay se battent dans les prochaines secondes. Mais cela n’arrivera pas, Lindsay avance vers le lit et commence à ranger ses affaires. Quant à Cornelius, il sort de
la chambre, accompagné de Kim qui reste un peu gênée par l’état dans lequel sa sœur se trouve.
Quelques minutes plus tard, Lindsay avait fini d’arranger ses affaires et se préparait à sortir de sa chambre. Mais elle se ravise car il est extrêmement tard pour qu’elle puisse voyager, ou
même trouver un véhicule disponible pour se déplacer. Elle referme la porte de sa chambre et s’allonge sur son lit.
Le lendemain, elle est réveillée par la réceptionniste. Lindsay se réveille en sursaut.
Lindsay : « qu’y a-t-il ? »
Réceptionniste : « excusez-moi, mais le directeur m’a chargée de vous expulser de
l’hôtel »
Lindsay : « ah bon ? Pourquoi ? »
Réceptionniste : « suite à l’incident de cette nuit, la police a ouvert une enquête sur la
mort de tous ces délinquants. Les corps ont déjà été emmenés… »
Lindsay : « une enquête ? Pour ces abrutis ? »
Réceptionniste : « le directeur n’a pas voulu leur dire que c’était vous que ces bandits
cherchaient. Raison pour laquelle, il souhaite votre départ dans les prochaines minutes »
Lindsay : « et comment sait-il que je suis mêlée à cela, d’abord ? »
Réceptionniste : « j’ai reconnu votre sœur. Elle est sortie juste après l’incident avec un
monsieur assez mystérieux. J’ai su que c’était vous »
Lindsay : « ah…d’accord. Je vous présente toutes mes excuses pour le désagrément que
nous avons causé. Comme vous pouvez le voir, mon sac est prêt »
Réceptionniste : « dans ce cas, je vous accompagne à la sortie »
Lindsay : « il doit vraiment être en colère, votre patron »
Réceptionniste : « vous ne croyez pas si bien dire. Son hôtel n’a jamais été envahi par
des gens de cette espèce. Heureusement que vous pouviez vous défendre »
Après avoir dit cela, elle regarde les autres corps autour qui gisent dans la chambre où
dormait Lindsay.
Lindsay : « ne vous inquiétez pas, je ne pense pas que vous serez envahis de sitôt. Une
bonne partie de la racaille se trouve dans cet hôtel »
Réceptionniste : « je suis curieuse, pourrais-je vous demander qui vous êtes ? »
Lindsay : « une personne qui déteste les injustices »
Réceptionniste : « vous êtes drôlement forte, vous »
Lindsay : « je me débrouille comme je peux »
Les deux femmes arrivent à la porte d’entrée de l’hôtel. Puis, Lindsay s’en va. Elle a la
tête ailleurs à cause de la dispute avec sa sœur. La réceptionniste la regarde s’éloigner
progressivement.
Du côté de la résidence de Casanova, Atticus et Ursula sont toujours en train de mettre
au point la nouvelle amélioration du COVID. Ils ont travaillé toute la nuit et la fatigue est donc
au rendez-vous pour les deux scientifiques. Yanou, bien qu’endormi, est sur le qui-vive avec
son ouïe hyper développée. Quant à Casanova, il est déjà prêt et sur le point de se rendre à son
lieu de service. Mais avant de sortir, il tient à se rassurer que sa maison n’est plus la cible du
guetteur invisible qui errait dans la nuit. Alors, il retourne dans le salon pour réveiller Yanou,
mais avant même de s’approcher de celui-ci, il se réveille aussitôt. Cette réaction surprend un
peu Casanova.
Casanova : « tu n’étais plus endormi là, rassure-moi »
Yanou : « si, juste que je t’ai entendu arriver »
Casanova : « tu lis dans les pensées aussi ? »
Yanou : « si je parviens à te regarder au moment où tu penses à quelque chose, sans
problème »
Casanova : « c’est quand même un sacré bonus que tu as »
Yanou : « je m’entraine, Casanova. Tout cela ne vient pas seul, ok ? »
Casanova : « très bien. Alors, d’après toi, on est toujours observé ? »
Yanou (regarde du côté du mur qui mène à l’extérieur) : « euh…non »
Casanova : « dans ce cas, je peux partir tranquille »
Yanou : « il vaut mieux ne pas laisser tes protégés tous seuls »
Casanova : « mais, je ne les laisse pas seuls. Tu es là »
Yanou : « tu oublies un peu vite que j’ai du travail, moi aussi »
Casanova : « en fait, je suis ton supérieur hiérarchique. Donc je suis quand même
capable de te couvrir sans problème, tu vois ? »
Yanou : « voilà qui arrange tes affaires. Très bien, je vais rester là »
Casanova : « je crois que j’irai parler à Ping »
Yanou : « d’accord »
C’est sur cette dernière phrase que Casanova sort de son domicile, puis de son domaine.
C’est à contrecoeur que Yanou se retrouve coincé chez Casanova. Mais les choses vont très vite
prendre une tournure inattendue. En effet, Casanova n’étant plus dans les parages, Pierre
(acolyte d’Eugène) revient à la charge. Il continue d’observer la maison dans laquelle se trouve
Ursula Ill et son précieux second. Il est très vite repéré par Yanou qui est resté à son poste.
Yanou réfléchit : (pourquoi il n’essaie pas d’entrer ? Ou alors il attend que l’un d’entre
nous fasse une erreur pour attaquer ? Pourtant il est invisible pour des yeux normaux, il pourrait
tenter quelque chose. Il vaut mieux que je reste sur mes gardes, si jamais il décide de passer à
l’action, il faudra mettre le paquet pour protéger ces tarés de scientifiques).
Alors que Yanou observe Pierre en regardant à travers le mur d’une pièce. Ursula et
Atticus sont en plein travail. A un moment donné, Ursula ressent de la fatigue et souhaite se
reposer. Elle en parle avec Atticus.
Ursula : « c’est bon pour moi. Je préfère m’arrêter là pour le moment, je ressens de la
fatigue et j’ai besoin de me reposer pour continuer »
Atticus (bâille) : « maintenant que vous le dites, je crois qu’il vaut mieux que je me
repose, moi aussi »
Ursula (ferme tous ses documents) : « bien, dans ce cas, il est temps de prendre un repos
bien mérité »
Les deux scientifiques s’affalent chacun sur un fauteuil et commencent dès les premières
minutes à dormir à point fermé, ce qui montre bien à quel point ils étaient déjà fatigués. Seul
Yanou reste éveillé dans la maison. Il a, lui aussi, envie de dormir, mais il ne peut pas se
permettre de relâcher se garde d’une seule seconde.
A l’extérieur du domaine, Pierre est toujours là sous sa forme invisible. Soudain, il sent
deux coups de vent le traverser. Il se met en état d’alerte et commence à regarder à l’intérieur
de la propriété de Casanova. Il ne voit personne, mais ce n’est pas le cas de Yanou. Lui par
contre, il a aperçu quelque chose et il se précipite vers la porte d’entrée pour verrouiller la porte
d’entrée. Lorsqu’il arrive devant ladite porte, il constate qu’elle est légèrement entrouverte.
Autour de lui, tout est calme, mais son ouïe ultra développée perçoit des bruits de pas qui se
veulent discrets. Yanou se précipite vers la pièce dans laquelle sont endormis Ursula et Atticus.
Dans la pièce en question, les deux scientifiques dorment profondément. Yanou arrive
en courant et tente d’ouvrir la porte qui mène à la pièce, mais elle ne s’ouvre pas. Yanou pousse
de toutes ses forces, mais la porte semble verrouillée de l’intérieur.
Yanou (crie) : « madame Ursula Ill ? S’il vous plait, ouvrez-moi !»
Yanou répète trois fois la même phrase mais aucune réaction de la part des deux
scientifiques. Ils dorment ainsi, ils ne savent même pas que deux individus ayant chacun deux
yeux multicolores et des dents semblables à des crocs sont dans la même pièce qu’eux. C’est
l’une des deux créatures qui a verrouillé la porte de l’intérieur. Yanou a un mauvais
pressentiment et prend immédiatement son téléphone pour appeler Casanova. Mais alors qu’il
est en train de composer le numéro de celui-là, il regarde à travers la porte et se rend compte ce
qui se passe dans la salle.
A l’intérieur de la pièce se trouvent Ombre de la nuit et un autre mi-homme, mi-
monstre. Ombre de la nuit s’approche d’Ursula et lui touche le visage. Ursula est en train de
dormir et ne se rend compte de rien. Ombre de la nuit lui assène une violente gifle qui la déplace
du fauteuil jusqu’au sol. Ursula se réveille en sursaut, ressentant une douleur soudaine sur la
joue. Lorsqu’elle regarde autour d’elle, elle aperçoit Atticus qui dort à quelques mètres d’elle,
ensuite elle est horrifiée de constater qu’elle est en présence de deux créatures qu’elle arrive à
peine à identifier.
Ombre de la nuit (à Ursula) : « tiens…vous êtes enfin réveillée ! »
Ursula pousse un très grand cri, assez audible pour que même Pierre puisse l’entendre
depuis l’extérieur du domaine. L’acolyte d’Ombre de la nuit se précipite vers Ursula pour la
faire taire, mais il est ralenti par la réaction qui ne se fait pas attendre ; il fracasse la serrure d’un
coup de pied et entre dans la pièce. Ursula se relève rapidement, mais la créature 2 se glisse
derrière elle et l’attrape par la gorge et se tient prête à la mordre. Yanou pointe son arme sur
Ombre de la nuit. Celle-ci lui sourit et dirige son regard vers Ursula.
Ombre de la nuit : « bonjour inspecteur »
Yanou : « au diable, la politesse. Allez-vous-en »
Ombre de la nuit : « nous avons eu une altercation un jour plus tôt et je peux comprendre
votre attitude répulsive, mais même si je vous explique ce qui se passe entre cette femme et mes
semblables, je doute que vous puissiez comprendre un traître mot »
Yanou : « je peux vous surprendre, mais commencez par relâcher cette femme »
Ombre de la nuit : « je regrette, cela est malheureusement impossible. Comme vous
pouvez le voir vous-mêmes, mon ami est sur le point de se délecter de son sang et ce n’est pas
moi qui vais l’en empêcher, vous pouvez me croire »
Yanou (tourne son pistolet vers la créature 2) : « tu la relâches tout de suite »
Ombre de la nuit : « je viens de vous dire que c’est hors de question »
Ombre de la nuit fonce à toute vitesse sur Yanou. Celui-ci a le temps de la voir arriver
grâce à sa super vision. Elle attaque Yanou avec un coup de griffe, Yanou effectue une esquive
rapide. Ombre de la nuit attaque à plusieurs reprises, Yanou esquive toutes les attaques. Mais
Ombre de la nuit finit par se jeter sur l’inspecteur et se met à l’étrangler, elle oublie un détail ;
Yanou a encore son arme entre les mains. Il tire à deux reprises dans l’abdomen d’Ombre de la
nuit. Cependant, les balles ne semblent pas avoir d’effet sur celle-ci, elle arrache l’arme de la
main de Yanou et recommence à l’étrangler. Yanou commence à manquer d’air, il a de plus en
plus de mal à respirer. Ursula regarde Yanou se faire étrangler, impuissante. Yanou dirige son
regard sur la créature 2, ensuite il ferme ses yeux. Ombre de la mort continue implacablement
d’étrangler le jeune homme. Ursula commence à pleurer.
Ombre de la nuit (à Ursula) : « ne vous en faites pas, dès j’en aurai fini avec celui-ci, je
m’occuperai de vous. Vous allez très vite le rejoindre »
Elle parlait encore lorsque tout à coup, Ombre de la nuit reçoit un v*****t coup qui la
projette sur le mur. Contre toute attente, Ombre de la nuit est surprise d’avoir été frappée par
son propre acolyte. Yanou ouvre immédiatement les yeux et se précipite sur son arme. Il tire
aussitôt sur la créature 2, lui mettant une balle dans la tête. Le choc provoqué à la tête amène la
créature 2 à trébucher, elle atterrit sur les genoux en se touchant la tête. Yanou se lève aussi vite
qu’il le peut et donne un coup de pied sauté sur le crâne de la créature visiblement affaiblie.
Ombre de la nuit arrive juste au moment où Yanou a exécuté son coup de pied et le frappe, le
coup projette Yanou à quelques mètres, il se heurte violemment le dos sur le mur. Il ouvre les
yeux, soucieux de protéger Ursula et Atticus. Mais il est aussi stupéfait que les deux créatures
qui se dressent devant lui.
Ombre de la nuit (regarde autour d’elle) : « où est-elle passée ? »
Créature 2 : « mais…elle était juste là. Comment elle a fait ? »
Ombre de la nuit (à créature 2) : « qu’est-ce qui t’a pris de me frapper de la sorte ? »
Créature 2 : « je vous jure que je n’ai pas compris ce qui se passait, c’est comme si je
perdais le contrôle »
Ombre de la nuit : « ferme-la »
Yanou se relève lentement, il regarde à son tour dans la salle, mais ne voit que les deux
créatures. Il n’y a aucune trace des deux scientifiques. Où sont-ils passés ? Ni Yanou, ni Ombre
de la nuit et son acolyte n’arrivent à répondre à cette question. Yanou est content qu’Ursula et
Atticus ne soient plus dans la pièce, mais il est inquiet parce qu’il ignore où ils sont. Ombre de
la nuit s’avance lentement vers Yanou. Puis, elle s’arrête à un mètre du jeune policier.