Bonne initiative, résultats inattendus

1907 Words
Alors qu’ils discutaient encore, le directeur arriva plus tôt que prévu. Il venait pour voir à quel niveau l’équipe en est avec son opération. Quant à Eugène, il observait les réactions immédiates des patients et l’on remarquait à peine sa présence. Martin semble ravi qu’Ursula et son équipe aient terminé si vite. Eugène retourne près d’Atticus. Martin (à Ursula) : « vous avez fait vite ! C’est agréable de constater cela, des réactions à noter ? » Atticus : « non, pour l’instant, vos patients sont calmes » Ursula : « d’ici deux jours, vous constaterez vous-mêmes ce qui se passe. J’attendrai juste votre rapport » Martin : « vous pouvez compter sur moi. Pour le moment, ces patients vont rester ici et le public n’aura pas accès à eux ces deux jours. Quant à vous, j’imagine que vous avez terminé » Ursula : « justement, nous vous attendions pour prendre congé » Martin : « c’est avec plaisir que je vous l’accorde. Veuillez me suivre, je vous raccompagne à la sortie » Eugène, Atticus et Ursula se dirigent vers la sortie de l’hôpital. Martin les laisse à la porte, puis retourne à son bureau. Ursula, une fois seule avec ses collaborateurs, les remercie chaleureusement. Ursula : « nous l’avons fait ! Je vous félicite grandement, il ne reste plus qu’à attendre les résultats » Atticus : « j’ai trop hâte ! » Eugène : « moi aussi, c’était vraiment une expérience palpitante ! » Alors qu’Ursula entre dans son véhicule, suivie par Atticus. Eugène reste en retrait. Ce que la jeune dame remarque assez vite. Elle comprend tout de suite ce qui se passe et revient vers l’infirmier bénévole. Ursula (à Eugène) : « je crois que ta mission avec moi est terminée, n’est-ce pas ? » Eugène : « vous comprenez vite, madame » Ursula (lui remet un chèque de 5000 USD) : « j’espère que cela pourra t’aider dans tes activités de bienfaisance. N’arrête jamais de faire ce bien qui se fait de plus en plus rare de nos jours » Eugène : « je ne sais quoi dire devant autant de générosité » Ursula : « ne dis rien, prends juste ce qui te revient » Eugène prend le chèque et regarde Ursula avec admiration. Elle retourne à son véhicule, jette un dernier regard sur Eugène et s’en va avec Atticus. Eugène continue son bonhomme de chemin à pied. Il fait à peine cent mètres et reçoit immédiatement un coup de fil, il décroche. ??? : « Alors ? » Eugène : « c’est fait » ??? : « A quand les résultats ? » Eugène : « je dirai deux jours » ??? : « Tous les patients ? » Eugène : « non, je n’ai pas eu assez de temps pour cela, mais au moins la moitié » ??? : « Cela suffira » Eugène : « bien entendu. C’est ce que nous voulions dès le début. Je suis en train de rentrer. Il faut qu’on prépare la phase suivante. L’humanité arrive au soir de son existence » Après avoir dit cela, il raccroche. Puis, il fait encore quelques pas et soudain, disparaît comme par enchantement. Pendant ce temps, Ursula et Atticus continuent de jubiler dans le véhicule. Atticus : « madame, vous n’avez toujours pas programmé la conférence mensuelle de l’organisation » Ursula : « tu peux la programmer dans deux jours, plus vite on l’aura mise sur pied, mieux on pourra gérer ce qui adviendra dans les jours suivants. Le plus important c’est ce qui va se passer dans cet hôpital très bientôt » Atticus : « bien, madame, comme vous le voudrez » Deux jours plus tard, Ursula est en pleine conférence avec les membres de l’organisation dont elle est à la tête, lorsqu’elle reçoit un coup de fil de la part de Martin, le directeur de l’hôpital. Elle passe le relai à Atticus et sort rapidement de la salle pour prendre l'appel. Ursula : « allô ? » Martin : « madame Ill, vous feriez mieux de venir tout de suite à l’hôpital » Ursula : « que se passe-t-il ? » Martin : « venez ! » Martin raccroche brusquement. Ursula ne comprend pas. Elle commence à craindre le pire. Sans avertir Atticus qui dirigeait la séance en attendant son retour, elle se rend immédiatement à l’hôpital. Quelques minutes plus tard, Atticus jette un coup d’œil rapide à l’extérieur de la salle de réunion, mais Ursula ne s’y trouve pas. Il revient et continue de diriger l’entretien avec les membres de l’organisation. Quant à Ursula, elle arrive assez vite à l’hôpital. Elle est surprise de trouver des agents de police devant le centre hospitalier. Elle gare calmement, puis, prend son téléphone et appelle Martin qui décroche presqu’immédiatement. Ursula : « mais que fait la police dans votre établissement ? » Martin : « contentez-vous d’entrer si vous êtes déjà là. Les choses sont beaucoup plus graves que ce que vous aviez prévu » Ursula : « quoi ? » Martin raccroche. Ursula a une grosse crainte : c’est que le COVID n’ait pas eu le résultat escompté et que les huit patients soient morts, ce qui a provoqué le fait qu’il y ait une enquête en cours. Elle arrange ses idées, ensuite elle descend de son véhicule et se dirige calmement vers l’entrée. Les agents postés là procèdent à son identification et la laissent entrer. Elle fonce tout de suite au bloc des patients en phase terminale. Il y a de plus en plus de policiers sur son chemin, ce qui ne fait qu’augmenter sa crainte. A l’entrée de la salle spéciale, elle retrouve Martin en compagnie de Casanova. Elle se rapproche des deux hommes. Martin (tourne son regard vers Ursula) : « tenez, la voilà » Cette phrase rend Ursula toute tremblante. Casanova lui tend la main en guise de salutation, Ursula répond avec une certaine hésitation. Martin (à Casanova) : « je vous présente Ursula Ill, la femme qui a administré le remède miracle à ces patients » Casanova (à Ursula) : « tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis enchanté de rencontrer un génie tel que vous. Réussir un tel exploit relève vraiment du miracle, vous savez ? » Ursula (curieuse) : « je ne comprends pas, que voulez-vous dire ? » Casanova : « suivez-moi, je vous prie » Casanova entre dans la salle, Ursula le suit. Celle-ci observe la salle, elle est agréablement surprise de voir des patients classés mourants en position debout et apparemment bien portants. Elle n’en croit pas ses yeux. Ursula observe longuement chacun des patients à qui elle a administré sa solution. Ursula (à Casanova) : « c’est incroyable ! » Casanova : « à qui le dites-vous ! Je suis encore épaté par ce que je vois » Ursula constate cependant quelque chose de curieux. Elle se tourne vers Martin et lui lance un regard interrogateur. Martin reste près de la porte. Casanova (à Ursula) : « le directeur de l’hôpital nous a dit qu’il y avait huit patients » Ursula : « c’est exact, mais… » Casanova : « mais où sont les quatre restants ? » Ursula : « c’est la même question que je me pose » Casanova : « combien de patients avez-vous soigné ici il y a deux jours ? » Ursula : « exactement, huit patients » Casanova : « c’est curieux parce que le registre du secrétariat mentionne qu’ils sont morts il y a exactement deux jours… » Ursula : « comment ça ? » Casanova (montre le registre à la jeune femme) : « j’ai trouvé cela curieux moi aussi » Ursula : « il doit y avoir une erreur » Casanova : « ah non ! J’ai déjà vérifié auprès des infirmiers » Ursula : « mais pourquoi me demandez-vous où est-ce qu’ils sont ? » Casanova : « c’est justement cela mon problème, madame. Il est écrit sur tous les registres que ces patients sont décédés, mais personne ne les a jamais vus sortir de cette salle. Pas même le directeur de l’hôpital » Ursula : « quoi ? » Casanova : « c’est assez bizarre, vous trouvez aussi » Ursula : « mais… » Casanova : « avez-vous laissé ces huit malades ici après votre passage ? » Ursula : « bien-sûr que oui » Casanova : « étiez-vous seule ? » Ursula : « j’étais avec mon équipe et monsieur le directeur » Casanova : « combien de membres comptait votre équipe à l’exception de vous-même ? » Ursula : « mon assistant Atticus et Eugène qui est un infirmier bénévole » Casanova : « d’accord, je vois. Où se trouve votre assistant ? » Ursula : « je l’ai laissé diriger une réunion à ma place » Casanova : « très bien, le directeur m’a dit que vous êtes à la tête d’une organisation sanitaire à l’échelle mondiale » Ursula : « oui, et son siège se trouve dans cette ville » Casanova : « dans ce cas, dites bien à votre assistant que nous aurons besoin de sa déposition dans les 24 heures » Ursula : « je n’y manquerai pas » Casanova : « j’aurai besoin de vous pour que nous discutions de ce produit miracle que vous avez élaboré. Demain sera parfait. Nous vous aurons donc vous, et votre assistant » Ursula : « comme vous voudrez monsieur le policier » Casanova : « commissaire principal adjoint, Casanova » Martin retourne à son bureau, il ne veut pas parler à Ursula. Lui aussi, il a peur de la police. Lui qui se disait qu’il n’aurait que des malades en phase terminale à enterrer, le voilà qui se retrouvent avec des guéris miraculeusement d’une part et des disparus d’autre part. Sont-ils morts ou encore vivants ? Il ne saurait répondre à cette question. Cependant, il n’allait pas tarder à obtenir des réponses à ses dépens. Enfermé dans son bureau, il se croyait seul, mais en fait non. Dans un placard vide placé dans un coin de son bureau, se trouvait quelqu’un ou quelque chose ressemblant à quelqu’un ; les yeux multicolores, le visage rempli d’une colère indescriptible, les mains munies de griffes acérées. L’étrange créature attendait patiemment dans le placard, sa cible se trouvant à quelques centimètres d’elle. Ursula prend la carte de Casanova et regagne l’extérieur de l’hôpital. Casanova ne parvient cependant pas à interroger les individus guéris par la mystérieuse solution injectable. Il prend son téléphone et appelle son vieil ami, Yanou. Casanova : « salut mec, je te dérange ? » Yanou : « quelle bonne surprise ! Casanova ! » Casanova : « cela faisait un bail. Te voilà qui est désormais inspecteur » Yanou : « tu es mon supérieur de toute façon » Casanova : « je voudrais que tu travailles avec moi sur une affaire assez similaire à ce qui vous est arrivée, à toi et tes frères et sœurs » Yanou : « que veux-tu dire ? » Casanova : « eh ben, voilà ! C’est quand même assez difficile à expliquer, je n’ai pas encore tous les éléments en place, mais j’ai de quoi commencer une investigation sérieuse » Yanou : « dans ce cas, je te retrouve dans ton bureau et on en reparle » Casanova : « c’est d’accord. J’y serai dans une heure »
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