Les grands esprits se retrouvent !

1713 Words
Yanou : « à dans une heure, Casanova » Casanova : « très bien » Casanova raccroche. Ensuite, il sort de l’hôpital et retourne à son véhicule. Les agents de la police quittent l’hôpital, eux aussi. En quelques minutes, l’hôpital ne comptait plus aucun policier dans les alentours. Les anciens malades, guéris miraculeusement, rentraient chez eux avec leurs familles. Martin resta durant des heures dans son bureau, puis il guetta le départ des anciens malades par la fenêtre. C’est à ce moment qu’il reçoit un appel d’Atticus. Il décroche son téléphone, mais n’aura pas l’occasion de dire quoique ce soit, car la mystérieuse créature qui se cachait dans le placard a vite fait de sortir et, d’une rapidité hors norme, trancha la gorge du directeur du centre hospitalier, lui arrachant une bonne partie de la pomme d’Adam. Martin s’effondre lentement et laisse tomber son téléphone. L’appareil laisse entendre la voix d’Atticus qui dit « allô » sans cesse, puis le jeune homme à l’autre bout du fil raccroche. La créature étrange, qui vient d’arracher la gorge de Martin, ouvre la fenêtre et grimpe sur le toit en passant par le mur. Martin s’est enfermé dans son bureau plus tôt, rares sont ceux qui l’ont vu se barricader dans son bureau pour échapper aux questions de la police. Il n’aura plus l’occasion de dire quoique ce soit de toute façon. De son côté, Casanova retourne à son bureau. Ce faisant, il rencontre son supérieur hiérarchique direct, Toundé. Toundé : « alors Casanova, qu’y avait-il de si embarrassant dans cet hôpital ? » Casanova : « chef, à part des malades guéris comme par magie, il y a aussi des malades qui ont disparu comme par enchantement. Et c’est ce second mystère que je cherche à élucider » Toundé : « il y a un jeune inspecteur qui vous attend devant votre bureau depuis une bonne vingtaine de minutes » Casanova : « c’est une vieille connaissance… » Toundé : « du moment qu’il n’y a aucun problème, moi je ne veux rien savoir d’autre » Toundé continue de marcher en direction du réfectoire. Casanova s’empresse de regagner son bureau. Il rejoint Yanou. A la vue de celui qu’il appelait autrefois inspecteur, Yanou lui serre solidement la main et se regardent pendant quelques secondes, tous joyeux. Puis, Casanova ouvre la porte de son bureau et laisse son vieil ami entrer. Yanou prend place sur une chaise pendant que Casanova referme la porte. Yanou : « alors commissaire Casanova… » Casanova : « non, pour toi, c’est simplement Casanova » Yanou : « comme tu voudras » Casanova : « tu as des nouvelles des autres ? » Yanou : « disons que je sais où se trouve chacun d’eux » Casanova : « je t’écoute » Yanou : « alors, Lindsay est une infirmière. Elle travaille dans un hôpital qui a très vite gagné en réputation. Tel que je la connais, je suis sûr qu’elle n’utilise pas uniquement les médicaments pour soulager ses patients » Casanova (éclate de rire) : « j’imagine bien comment elle peut s’y prendre » Yanou : « quant à Kim, elle fait carrière dans l’athlétisme » Casanova : « laisse-moi deviner, elle est la championne » Yanou : « on ne peut rien te cacher » Casanova : « j’en étais sûr » Yanou : « je suis surpris qu’on ne l’ait pas encore soupçonnée de prendre des stupéfiants pour se booster. Cela signifie qu’elle a gagné en contrôle » Casanova : « c’est évident » Yanou : « Ping est enseignant maintenant » Casanova : « qu’est-ce que ce beau-parleur peut bien raconter à ses élèves ? » Yanou : « à ses étudiants, il enseigne de l’anthropologie » Casanova : « très observateur, bonne capacité d’analyse, il méritait de finir dans cette filière » Yanou : « ça c’est sûr » Casanova : « et notre ami immortel ? » Yanou : « il est à Saint-Louis » Casanova : « j’espère qu’il n’est pas devenu quelqu’un de répréhensible » Yanou : « oh non ! Cornelius est maintenant quelqu’un qui se cache en permanence, j’imagine à quel point il doit s’ennuyer dans cette ville depuis quelques années » Casanova : « l’époque des sectes mystérieuses est maintenant révolue. C’était tout de même une sacrée aventure » Yanou : « je m’en rappelle encore comme si c’était hier. Comment va ta petite amie ? » Casanova : « ne te fous pas de moi, Alexandra Bayles n’est qu’une amie très proche, rien de plus » Yanou : « c’est justement l’expression TRES PROCHE qui reste, pour le moins, sujette à beaucoup d’interprétations, tu ne trouves pas ? » Casanova : « ouais. Et El ? » Yanou : « je ne l’ai plus jamais revue depuis qu’elle est repartie vers les siens » Casanova : « c’est quand même un sacré cadeau qu’elle vous a laissé » Yanou : « je te signale que tu fais partir de ceux à qui elle a laissé quelque chose » Casanova : « très bien, assez bavardé du passé. Ce que je vais te dire va te sembler assez étrange » Yanou : « je suis prêt » Casanova : « Ursula Ill, une femme très haut placée dans les sphères gouvernementales, aurait inventé un remède miracle contre les maladies en phase terminale » Yanou : « mais encore ? » Casanova : « son remède a apparemment redonné santé et vigueur à quatre individus heureux aujourd’hui. Elle le leur a administré il y a deux jours. Le problème, c’est qu’il y avait huit patients en phase terminale dans la salle, mais seuls quatre ont été guéris » Yanou : « qu’en est-il des autres ? » Casanova : « c’est cela le nœud de cette histoire ; les registres de l’hôpital disent qu’ils sont à la morgue. Mais ce qui est encore plus étrange, c’est que leurs corps sont introuvables » Yanou : « introuvables ? Mais ce n’est pas possible. Personne ne les a vraiment vus ? Quatre cadavres ne disparaissent pas comme cela » Casanova : « tu veux connaitre le fond de ma pensée ? Je pense qu’il y a quelque chose de magique là-dedans » Yanou : « tu penses que le scénario d’il y a 7 ans se répète ? » Casanova : « non, mais quelque chose de similaire, sauf que c’est peut-être plus grave » Yanou : « dans ce cas, il faut qu’on mène une petite investigation avant de réunir les autres » Casanova : « qu’est-ce que tu penses de ce que je viens de te dire ? » Yanou : « Ursula était-elle seule dans la salle avec les patients ? » Casanova : « non, elle m’a dit qu’elle était avec une petite équipe constitué de son assistant et d’un infirmier bénévole » Yanou : « tu devrais interroger l’infirmier bénévole » Casanova : « quoi ? » Yanou : « personnellement, son assistant, d’accord. Il travaille pour les intérêts de l’organisation de sa patronne. Mais je ne vois pas trop ce qu’un infirmier bénévole vient faire dans une initiative comme celle-là. Sauf si elle l’a payé pour qu’il lui rende service, mais une initiative comme celle-ci est généralement secrète car en cas de pépin, elle peut être couverte par son organisation, il en va de même pour son assistant. Mais l’agent extérieur, je ne trouve pas encore son rôle dans cette initiative » Casanova : « maintenant que tu le dis, c’est vrai que cela sonne quand même comme une mauvaise note de musique » Yanou : « tout à l’heure, tu as dit que les registres de l’hôpital ont déclaré morts des patients qui sont pourtant introuvables. De deux choses l’une, soit il s’agit réellement de magie, soit c’est un acte frauduleux de la part du directeur de l’hôpital » Casanova : « j’y ai pensé aussi, mais ce type s’est empressé d’appeler Ursula Ill dès que nous sommes arrivés sur les lieux. Il n’arrivait pas à nous répondre. Il a dû la faire entrer dans son établissement de façon officieuse » Yanou : « et maintenant, il craignait que les conséquences ne le touchent directement » Casanova : « voilà qu’en quelques minutes, tu m’aides à y voir plus clair » Yanou : « tu es toujours aussi intelligent, toi aussi. Mais il y a cette affaire de disparition que je n’arrive pas à comprendre. Un malade ou deux, c’est bien possible. Mais quatre d’un coup…c’est assez bizarre » Casanova : « tu es d’accord avec moi, il y a peut-être de la magie dans l’air » Yanou : « je n’exclurai pas ce point. Mais, plus important encore, je suis sûr qu’il y a un meurtre qui se cache derrière cela » Casanova : « j’ai la même sensation depuis que je suis sorti de l’hôpital. Ce n’est que le début » Yanou : « si jamais quelque chose arrive d’ici là, on n’aura pas d’autre choix que de réunir les autres pour leur parler de la nouvelle menace annoncée par El il y a sept ans » Casanova : « ah bon ? » Yanou : « d’après Cornelius, il y a une nouvelle menace qui devait voir le jour, mais la période n’était pas précisée » Casanova : « j’espère qu’il ne s’agit pas encore de cette menace. Les morts risquent d’atteindre des proportions qui seront très vite alarmantes » Yanou : « ne pense pas à cela très vite. Pour ma part, je suggère qu’on attende d’abord de voir l’évolution des prochains évènements » Casanova : « je vais y réfléchir toute cette nuit dans ce cas » Yanou (se lève et va vers la porte) : « prends ton temps. Je reste disponible à la plus petite nouvelle » Casanova : « merci déjà pour ton aide » Yanou (ouvre la porte) : « ce n’était pas grand-chose, mais si tu es content… » Yanou s’en va, le sourire aux lèvres. La nuit passe très vite dans la ville de Washington. Durant cette fameuse nuit, Ursula et Atticus sont dans un bureau du bâtiment qui abrite l’organisation de la jeune femme. Ils discutent de ce qui s’est passé à l’hôpital.
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