Le lieu du crime plein d'indices

2107 Words
Atticus : « mais qu’est-ce qui s’est passé à la fin ? » Ursula : « je l’ignore. J’étais sur le point de sauter de joie à la vue des quatre malades qui sont guéris, mais il y a les quatre restants qui ont disparu sans laisser un seul indice » Atticus : « que dit le directeur à propos de cela ? » Ursula : « cet abruti a pris peur et a préféré me laisser répondre à la police pendant qu’il m’observait à distance » Atticus : « et les registres disent bien qu’ils sont morts, mais où sont les cadavres qui prouvent qu’ils le sont ? » Ursula : « c’est pour cela que la police m’a interrogée » Atticus : « elle vous soupçonne ? » Ursula : « non » Atticus : « qu’est-ce que vous proposez alors ? » Ursula : « que veux-tu que je te dise, Atticus ? Moi-même, je ne sais pas ce qu’il faut faire, l’avenir de cette organisation repose en grande majorité sur le succès de ce travail » Atticus : « donnons-nous jusqu’à demain pour trouver une solution à cette situation » Ursula : « oui, je vote pour cette idée » Le lendemain, à 7 heures du matin, Casanova vient à peine de se réveiller et son téléphone se met à sonner. Lorsqu’il regarde à l’écran pour voir qui en est l’émetteur, il est surpris de constater qu’il s’agit de Yanou. Il s’empresse de décrocher. Casanova : « oui, Yanou. Tu es matinal, toi » Yanou : « tu ne devineras jamais ce qui est arrivé » Casanova : « qu’y a-t-il ? » Yanou : « nous avons été dépêchés à l’hôpital de Martin » Casanova : « on a retrouvé les patients ? » Yanou : « mieux que cela, le directeur a été assassiné » Casanova : « quoi ? » Yanou : « je crois que l’hypothèse numéro un est désormais une évidence, Casanova. Rapplique ici, tu verras par toi-même » Yanou raccroche brusquement. Casanova descend en vitesse de son lit et commence à s’habiller pour sortir. Pendant ce temps, à l’hôpital, la police est en train d’examiner le bureau de Martin, son cadavre s’y trouve encore. Yanou observe attentivement le corps. Quelque chose attire son attention. Une substance de couleur violette est mélangée au sang de la victime. Mais aucun agent du personnel médical ne semble avoir remarqué la mystérieuse substance. Yanou fait quelques pas dans la pièce. Même au niveau de la fenêtre, cette substance est présente. Il se penche et envoie sa tête à l’extérieur. Quelqu’un de normal ne pourrait pas passer par-là, vu la hauteur que cela représente. En regardant vers le toit, il constate de la mystérieuse substance est sur le mur. Yanou pense : (vu que cette substance ne se trouvait pas à l’entrée. et ne se trouve pas du côté descendant de l’immeuble, j’imagine que le coupable a dû entrer d’une autre manière ou alors par la porte) Agent (à Yanou) : « inspecteur ? » Yanou : « oui » Agent : « vous devriez venir par ici » Yanou se dirige vers le placard vide qui se trouve dans la pièce. L’agent qui l’a appelé vient de faire quelques captures. Yanou : « un placard vide…dans un bureau comme celui-ci » Agent : « peut-être des médicaments en attente » Yanou (remarque quelque chose d’inhabituel) : « tu m’en diras tant ! C’est quoi ce truc ? » L’agent regarde dans la direction montrée par Yanou. Il aperçoit une trace sur l’un des côtés du placard. Agent (effectuant une capture) : « peut-être une lame, ou alors des termites » Yanou : « ce seraient vraiment de drôles de termites. Quant à l’idée de la lame, c’est possible si on considère que le directeur est mort poignardé ou égorgé. Mais avec la moitié de la gorge emportée d’une façon aussi brutale… » Agent : « c’est vraiment bizarre, cette façon de tuer, vous ne trouvez pas ? » Yanou pense : (il doit s’agir d’une marque de griffe. La créature doit avoir des mains ou des pattes munies de griffes). Yanou retourne à l’extérieur de la pièce et observe de part et d’autre du couloir menant au bureau du directeur. C’est alors qu’il aperçoit quelqu’un qu’il n’avait pas vu depuis des mois, Lindsay. A la vue de Yanou, celle-ci se précipite sur lui et l’embrasse chaleureusement. Elle devient toute enthousiaste. Lindsay (joyeuse) : « ce n’est pas possible ! Mais…Tu fais déjà partir du corps de la police ! » Yanou : « c’est sûr, tu as un peu changé depuis le temps. Tu es légèrement plus extravertie qu’avant » Lindsay : « tu trouves ? En tout cas, je suis très contente de te revoir. Quand je vais le dire à Kimberly, elle risque de courir dans tous les sens » Yanou : « je suis très heureux de te revoir, moi aussi » Lindsay : « il est là aussi ? » Yanou : « qui ça ? » Lindsay : « Casanova » Yanou : « oui, et il a pris du galon, tu peux en être certaine » Lindsay : « j’ai trop hâte de le revoir » Yanou : « navré de devoir jouer les rabat-joie, mais que viens-tu faire ici ? » Lindsay : « j’ai appris que mon ancien professeur est décédé ce matin, d’où la raison de ma présence. On en parle déjà à la télé depuis quelques minutes » Yanou : « foutus journalistes. Heureusement qu’ils n’ont pas vu le corps, ils allaient faire paniquer toute la population » Lindsay : « Yanou, de quoi est-il mort ? » Yanou : « je crois que les images parleront d’elles-mêmes, et tu vas être servie, crois-moi » Lindsay : « je te trouve bizarre » Yanou saisit le bras de Lindsay et l’entraine dans un coin isolé du couloir. Lindsay est légèrement inquiète. Lindsay : « hé ! Mais qu’est-ce qui ne va pas ? » Yanou : « je crois qu’il y a de la magie obscure dans l’air. Ce type n’est pas mort normalement, c’est clair. On l’a assassiné, mais ce genre d’assassinat n’est pas non plus normal, tu vois ? » Lindsay : « et pourquoi dis-tu qu’il s’agit de magie ? » Yanou : « il y a une substance de couleur violette que je n’ai de cesse de voir près du corps de la victime, et sur la partie du mur qui mène au toit en passant par la fenêtre » Lindsay : « quoi ? A moins d’avoir des ailes, je ne vois pas comment quelqu’un pourrait monter sur le toit » Casanova : « sauf s’il s’agit d’une créature extraordinaire munie de griffes » Lindsay sursaute. Elle reste tout d’abord figée quelques secondes, puis se retourne lentement et aperçoit Casanova. Elle pousse ensuite un grand cri pendant qu’elle se jette sur lui. Après cet instant de retrouvailles émouvantes, tout le monde redevient sérieux tout d’un coup. Casanova (à Yanou) : « tu as réussi à la faire venir » Yanou : « non, elle est venue toute seule » Lindsay : « Martin était mon enseignant lorsque j’ai commencé mes études en infirmerie » Casanova : « viens, il faut que tu voies ça » Casanova, Yanou et Lindsay retournent dans la pièce. Lindsay regarde le cadavre de Martin, elle se sent mal à l’aise. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu autant d’horreur. Elle pose son regard sur Yanou, des larmes dégoulinent sur son visage. Elle s’empresse de les essuyer. Casanova pose la main sur son épaule. Casanova (à Lindsay) : « je comprends, cela fait longtemps n’est-ce pas ? » Lindsay : « tu es très observateur » Yanou s’éclipse discrètement de la pièce. Il emprunte les escaliers qui montent jusqu’au toit. De leur côté, Casanova et Lindsay discutent par rapport à la situation présente. Casanova (en regardant le cadavre) : « quelle violence ! » Lindsay : « Yanou pense qu’il s’agit de quelque chose d’anormal » Casanova : « vu ce que j’ai sous les yeux, j’abonde dans son sens » Lindsay : « il m’a également parlé d’une substance qu’il a aperçu sur le corps. Une substance d’une couleur violette » Casanova (s’approche du corps et observe) : « je ne vois rien » Lindsay : « cela ne peut tout de même pas être une erreur de sa part » Casanova : « non, on parle quand même de Yanou, là… d’ailleurs, où est-il ? » Lindsay (regarde brusquement dans la salle) : « mais, c’est vrai, il était là il y a quelques minutes » Alors qu’ils sont en train de se poser la question, Yanou est déjà arrivé sur le toit. Il fait quelques pas et regarde attentivement autour de lui. Ses yeux sont encore plus performants qu’avant, il a eu le temps de perfectionner ses capacités. Il marche lentement, puis s’arrête à quelques centimètres du rebord. Il aperçoit une goutte de sang imbibée de la même substance de couleur violette qu’il n’a pas cessé de remarquer lorsqu’il était dans le bureau. Il met la main dans la poche et en sort un mouchoir. Il utilise le mouchoir pour prélever un échantillon de sa trouvaille. Soudain, ses oreilles se mettent à siffler. Il lève brusquement la tête et regarde en direction de la porte. Il n’y a personne apparemment. Mais Yanou a bel et bien entendu un bruit. Rapidement, il met son mouchoir dans la poche et observe les alentours. Yanou pense : (il n’y a apparemment personne, mais j’entends toujours un léger sifflement. Ce n’est pas quelque chose d’ordinaire) Il réfléchissait encore lorsqu’il aperçoit une brume de couleur noire presqu’invisible qui fonce sur lui à toute vitesse. Yanou observe la chose étrange pendant quelques secondes ; elle n’a pas de bras, ni de jambes, ce qui est quand même assez inhabituel. La chose fonce droit sur Yanou et au moment où elle allait toucher le jeune inspecteur, celui-ci l’esquive in extremis en sautant, puis il effectue une roulade avant. Il se relève et aperçoit à nouveau la même brume l’attaquer frontalement. Il continue d’esquiver une deuxième fois. Yanou pense : (ce truc est intangible. Comment faire pour riposter si je ne sais même pas de quoi il s’agit ? En tout cas, une chose est sûre, je n’ai pas intérêt à laisser ce machin s’approcher de moi. S’il fonce sur moi de cette manière, cela signifie qu’il est capable de m’infliger des dégâts physiques. Mais moi, comment vais-je réussir à riposter ?) La mystérieuse brume recommence à venir dans sa direction. Yanou reste sur place, comme figé, il observe. La brume avance à toute vitesse, Yanou reste immobile. A la seconde près où la chose est sur le point d’être en contact avec lui, Yanou cligne des yeux deux fois. Il se passe alors quelque chose d’absolument inattendu, la brume passe à travers Yanou…ou pas. En effet, la chose immobilise Yanou, celui-ci commence à se désintégrer. Il disparait progressivement. La mystérieuse créature ne semble pas satisfaite, elle commence à tourner dans tous les sens, puis s’en va. Casanova et Lindsay sont sortis de l’hôpital. Chacun d’eux se demande où se trouve Yanou. Lindsay (inquiète) : « j’ignore pourquoi, mais j’ai l’impression que cet abruti s’est encore mis dans un pétrin innommable » Yanou (sortant de l’hôpital) : « c’est vraiment sympa, une telle confiance ! » Casanova (à Yanou) : « mais qu’est-ce que tu faisais ? Où étais-tu ? » Yanou : « sur le toit » Lindsay : « qu’est-ce qu’il y avait sur le toit de l’hôpital ? » Yanou : « je préfère que nous allions dans un endroit plus discret pour en parler » Casanova leur montre son véhicule. Les trois élus montent en voiture et referment les portières. Casanova : « je crois qu’on sera tranquille ici » Lindsay : « bon, alors, on t’écoute. Qu’y avait-il sur le toit ? » Yanou : « je voulais vérifier mon hypothèse » Casanova : « laquelle ? » Yanou : « la créature qui a tué le directeur de l’hôpital est ressortie par la fenêtre du bureau et est remontée par le toit » Casanova : « tu as quelque chose pour le prouver au moins ? » Yanou (montre le mouchoir imbibé de sang) : « tiens, je la ferai examiner aussi une fois que ce sera fait de ton côté » Casanova prend le mouchoir. Lindsay : « c’est cela qui t’a pris autant de temps ? »
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