Je me réveille le lendemain, complètement désorientée, les cheveux en bataille et la bouche pâteuse. Je me lève de peine et misère et m’assoit sur le bord du lit.
- Bordel Hannah, qu’est-ce que tu as fait ?
Je me frotte les yeux en baillant avant de me lever d’un coup. Erreur monumentale. Tout se met à tourner autour de moi et je me rassois aussitôt. f****e bête noire. Des échos de notre soirée de la veille me reviennent en tête à mesure que le paysage cesse de valser.
Je me rappelle assez bien notre excellent souper au restaurant de l’hôtel, accompagné d’une bouteille de champagne hors de prix, cadeaux du mystérieux ami de Jolene. Puis, nous sommes retournées au bar, où Sean nous a une fois de plus régalées avec sa bête noire.
La porte de ma chambre s’ouvre et Jolene, tout sourire, entre en gambadant. Elle tient définitivement mieux l’alcool que moi.
- Bon matin la belle au bois dormant! Bien dormi dans ce lit luxueux et ces draps de satin ?
Elle se dirige vers la fenêtre et ouvre les rideaux d’un coup.
- Ahh!!
Je me lance sous les couvertures et enfouis ma tête sous l’oreille. Trop de lumière ! Ma tête!
- Ohhhhh allez Hannah! On a but que quelques verres hier! Ça doit pas être si terrible !
- J’ai l’impression qu’un troupeau d'éléphant m’a passé sur la tête !
J’entend Jolene s’esclaffer de ma situation. La clarté du jour m’envahit comme un ras de marée lorsqu’elle tire d’un coup sur mes couvertures.
- Non!
- Allez Hannah! On a un planning, n’oublie pas!
- On peut pas juste rester dans la suite et repenser à tous les choix douteux qu’on a fait dans notre vie ?
Jolene s’agenouille sur le lit tandis que je m’assois de peine et de misère, les yeux à moitié clos pour essayer de garder mon mal de tête à un degré raisonnable. Elle s’approche de moi et me flatte doucement le bras.
- Oh Hannah… on aurait besoin d’au moins une semaine ici pour faire le tour de tous nos choix douteux.
Je lui lance un oreiller en pouffant. Elle l’évite de justesse avec un petit cri.
- Tout va bien mesdames ?
Parlant de choix douteux. Le voiturier qui nous a accueilli la veille se tient dans le cadre de ma porte, la chemise et la cravate, défaites. Je l’observe un instant, ne sachant pas quoi dire. J’ai définitivement manqué un bout d’histoire. Je me tourne vers Jolene qui rougit.
- Je t’expliquerai plus tard.
Je hoche la tête et je regrette immédiatement mon geste.
- C’est un shooter que ça vous prend madame. Ça va vous remettre les idées en place.
- NON!
Le voiturier disparaît un instant et revient avec une bouteille de Whisky et trois verres. Attendez, elle sort d’où cette bouteille ? Il dépose les verres sur le bout du lit et ouvre la bouteille. Il verse environ une once dans chaque verre avant de refermer la bouteille et de la déposer par terre. Il tend ensuite un verre à Jolene qui le prend en lui faisant un grand sourire. Il m’en tend un également.
- Pas question que je boive ça en me levant!
- Allez madame, ça va vous faire du bien.
Avec un grognement, je lui prends le verre des mains.
- Cesse de m’appeler madame veux-tu? Tu es à moitié nu dans ma chambre, on peut se passer de ce genre de politesse tu crois pas ?
- Désolé, déformation professionnelle. Dès que je suis dans cet hôtel, je dois appeler tous les clients par monsieur ou madame.
- Moi, ça me plaît bien quand tu m’appelles madame, lui dit Jolene en se mordant la lèvre.
Je crois rêver! Pas moyen de discuter avec une personne de sexe masculin sans qu’elle se mette automatiquement sur le mode séduction. Le voiturier se passe une main dans les cheveux en souriant, les joues rosie par la gène. Ou par le souvenir de sa nuit… mieux vaut pas savoir !
Je dois tout de même admettre qu'avec son petit sourire en coin, il a un certain charme. Certes beaucoup moins que le barman Sean... qui aurait dû d’ailleurs se trouver à sa place ? Vu comment les choses évoluaient entre eux hier, ç'aurait dû être lui qui me serve un whisky aux premières lueurs du jour.
- Allez, à la vôtre, s’exclame Jolene en levant son verre.
- À la vôtre, répond le voiturier dont j’ignore encore le nom.
- Et merde…
Je lève mon verre à mon tour avant de porter son rebord à mes lèvres et d’avaler le liquide marron d’un coup sec. Et encore un autre mauvais choix de vie… le liquide brûle ma gorge déjà irritée par tout l’alcool consommé la veille. Et le goût! Beurk! Qui peut boire du whisky de la sorte !
Je dois faire toute qu’une tête, car Jolene éclate de rire en me regardant, nous aspergeant de whisky par la même occasion.
- Je suis désolé, s’excuse-t-elle en hoquetant toujours de rire, mais ton expression valait des millions.
- Mes pauvres draps!
- Ne vous en faites pas madame, ils vont vous les changer lorsque vous aurez quitté la chambre pour déjeuner.
Je lui lance un regard noir et il se redresse. Depuis quand il est assis sur mon lit avec nous ?
- Je voulais dire : tu. T’en fait pas, ils vont changer les draps tout à l’heure.
- Merci.
Jolene se penche vers lui et lui donne un b****r sur la joue. Je me sens soudainement de trop dans mon lit. Je dépose mon verre sur la petite table de nuit et me lève.
- Bon, je vais aller prendre ma douche. Je vous laisse.
- Très bien Hannah, prend tout ton temps.
Je tourne les talons et sort de ma chambre. Je regarde autour de moi un instant, ne sachant plus trop où aller. J’ai une salle de bain annexée à ma chambre, non ? Je retourne dans ma chambre et Jolene se détache subitement du visage du voiturier. Je pointe la porte à leur gauche.
- La salle de bain est là.
- Il y en a une autre dans la pièce commune.
- Vrai.
Je les observe un instant, en pianotant nerveusement sur mes cuisses. Jolene me fait de petits yeux de chien battus qui me font flancher. De toute façon, ils vont changer mes draps.
- Je vais prendre mes affaires.
J’attrape ma valise en soupirant, puis sort de nouveau de ma chambre sous le regard de Jolene qui me remercie muettement. Je lève les yeux au ciel. On se croirait de retour au collège.
- J’en ai pour 20 minutes, top chrono.
- Compris! Je t’aime.
J’ouvre la porte de la salle de bain et reste sur le pas de la porte un instant à l’admirer. Je l’avais déjà admirée la veille, essayée même grâce à cette satanée bête noire, mais la magnificence de la pièce me prend à nouveau au dépourvu. La douche est énorme, on pourrait y rentrer au moins six! Note à moi-même, ne pas donner l’idée à Jolene, elle va en profiter pour faire une orgie.
Le bain ne laisse également pas sa place, on pourrait y faire des concours de nage olympique. Même la toilette est luxueuse avec son système de bidet ajustable et le chauffe banc. Après un bref essaie de cette merveille de technologie, je me déshabille et m’approche de la douche. Le jet de pluie démarre automatiquement lorsque j’ouvre la porte, ce qui me fait sursauter. Je touche l’eau. Elle est juste parfaite.
- Mais comment ils font ça ?
Je referme la porte et laisse l’eau couler sur ma tête en soupirant de plaisir. Ce luxe est absolument merveilleux. J’ai l’impression de me tenir nue sous la pluie. L’eau parcourt mon corps, me caresse doucement la poitrine, les fesses… je porte une main à mon entrejambe et soupire. Ça doit faire plus d’un an que je ne me suis pas touchée.
Je parcours mon corps de mes mains, m’attardant aux endroits plus sensibles. Je caresse mes seins doucement, puis plus fermement, roulant mes pointes entre mes doigts. Je me mords la lèvre pour retenir un soupir de plaisir. Je sens mon entrejambe se contracter, me supplier de lui donner de l’attention.
Je finis par acquiescer à sa demande. Un choc me parcourt le corps au contact de mes doigts sur mon c******s. Comme c’est bon! Je glisse mes doigts entre mes lèvres, me taquinant du bout des doigts. Puis je commence un mouvement circulaire qui me fait soupirer de plaisir.
Je sens que je n’en ai pas pour longtemps. Mes joues sont déjà en feu et je sens mon corps trembler sous mes doigts. C’est tellement bon! De mon autre main, j’agrippe mon sein et roule ma pointe entre mes doigts.
- ahhh…
Je me mords la lèvre pour étouffer mon plaisir. Mes mouvements sont de plus en plus décousus. Je suis si près de jouir. Je ferme les yeux en augmentant la cadence. Son visage me revient en tête. Son sourire si suffisant, ses yeux étincelants de désir.
- Mmm…
Je repense à la façon dont sa chemise transparente dévoilait son corps coupé au couteau. À quel point j’avais envie de lui arracher la chemise et de le laisser me b****r sur place, sous la pluie.
- Ahhhh…
J’imagine ses mains parcourir mon corps, m'enivrant de son toucher. Je l’imagine m’embrasser les seins, les mordiller jusqu’à ce que je le supplie de me faire jouir. J’imagine ses doigts sur mon entrejambe, à jouer avec mon c******s comme je le fais présentement.
- Ohhh!
Je me mordille la lèvre, tandis que j’imagine sa tête entre mes jambes. Sa langue parcourir mes lèvres, les écartant pour se donner un meilleur accès à mon c******s. Je l’imagine, me lécher, goulûment, m’enfoncer sa langue rapidement jusqu’à ce que je jouisse sur lui.
- Oh mon dieu!
Je pousse un petit cri en ouvrant les yeux, le corps parcourut de spasmes, la respiration saccadée. Mes doigts ont cessé tout mouvement, mais les pulsations de mon o*****e sont encore bien présentes. J’essaie tant bien que mal de reprendre mes esprits. Mais qu’est-ce que j'ai fait…