4. La fuite

1284 Words
Pdv Malia  Deux jours plus tard.   Je regardai de nouveau le numéro qui s'affichait sur l'écran :   Moi, intérieurement exaspérée : "David encore. Il ne va jamais me lâcher".    Je rangeai mon portable dans mon sac. Je m'affairai à sortir ma valise, puis me dirigeai vers la porte de sortie du train. Je descendis et marchai vers la sortie de la gare. Un homme m'attendait devant une voiture. Je lui fis un signe de la main avec un grand sourire et le rejoignis.   - Bonjour Malia !   Moi: Bonjour Matt !   Je lâchai ma valise et me jetai joyeusement sur le jeune homme.   Matt: Waouh je vois que tu es bien heureuse de me voir.   Moi: Tu m'as trop manqué!   Il me serra joyeusement.   Matt : Moi aussi, ma crevette. Viens, je t’amène dans mon humble demeure. Je le suivis vers sa voiture, le laissant s’occuper de ma valise. On arriva après une quarantaine de minutes devant une petite maison et  descendit du véhicule. Matt se chargea de nouveau de ma valise, me fit monter  dans une des chambres du premier étage et retourna savourer un café dans la cuisine. Moi, je préférai prendre une douche et faire une sieste réparatrice.   **************   Pdv extérieur   Matt était heureux, mais aussi surpris de la voir si proche dans la chambre d'en haut. Mais pour quelle raison était-elle ici? Ça faisait déjà plus de deux ans qu'ils ne s'étaient plus revus. Cette Distance forcée lui avait toujours fait mal. Mais ils n'avaient pas eu le choix. David lui avait demandée de ne plus s'approcher de lui. Elle n'avait jamais pu savoir pourquoi il avait tant voulu rompre l'amitié entre Matt et elle. Mais Matt, lui, savait. David avait senti la passion dévorante qu'il avait pour elle. Pourtant malgré les efforts de David, la voilà deux ans plus tard chez lui. Comment refuser de l'héberger? Il n'avait même pas hésité. Depuis plus de 5 ans, il aimait Malia . 5 ans à cacher cette passion dévorante. Il avait bien sûr eu plusieurs relations amoureuses mais à chaque fois son amour pour Malia le hantait. C'était un très bel homme musclé avec de beaux yeux marrons. Européen, il avait un teint pâle. Ses cheveux courts étaient châtains. Il avait tout ce qu’une femme rêvait de trouver dans l'homme idéal mais aucune n'arrivait à lui faire oublier Malia.   *************************************   Pdv Malia   Un peu plus tard   Je me mirai. Mes cheveux! Mes pauvres cheveux!!! Dans la précipitation, j’avais oublié son fer à lisser. Comment avais-je pu faire une telle folie? Je pris mon courage à deux mains et sortis de la chambre. L'odeur du café me fit comprendre que son ami était dans la cuisine. Je rejoignis. En me voyant arriver les cheveux frisés ,il me dévisagea.   Moi : Oui! Je sais! J'ai la tête d'un zombie. Matt : Oh non ! Pas du tout ! Tu es magnifique. Je suis juste surpris de te voir sans tes cheveux lisses. Mais je te préfère ainsi. Tu sembles refléter une autre facette de ta personnalité.   Moi : Ma personnalité bohémienne comme par exemple !   Matt sourit, amusé.   Matt: Toi ? Bohémienne ?   Moi : Oui. Il paraît que je suis le fruit d'un mélange cocktail!   Matt : Je comprends. Je pense que tu devrais laisser plus souvent tes cheveux naturels. Tu es sublime.   Moi : Coquin! Arrête tes compliments, je risque de prendre la grosse tête!   Matt, en riant : Ok ! Viens te servir . Fais comme chez toi !   Je m' installai sur la table et me servis. Au beau milieu du repas, Matt osa poser la question qui trottait dans sa tête depuis la veille, sûrement.   Matt : Malia, pourquoi es-tu ici?   Je déposai ma tasse. Déjà des larmes coulaient dans mes yeux.   Matt : Ne pleures pas. Respires un coup et raconte-moi tout. Je t’aiderai. Tu sais que je serais toujours là pour toi. Je soufflai profondément avant de lui raconter les trahisons de ma famille et de David. Il m'écouta silencieusement et me réaffirma son soutien. Tant que j'en aurais besoin, je pouvais rester chez lui.    Moi : Sinon, j’espère que tu me présenteras ta belle blonde.   Matt : Quelle blonde ?   Moi : N’oublies pas que je te connais, Matt. Il y a toujours une belle blonde aux alentours, là où tu t’installes.   Il éclata de rire.   Matt : Actuellement, je suis libre comme l’air.   Moi : Je ne te crois pas.   Matt : Je t’assure. Mon dernier rencard date de 9 mois.   Moi : Tu es sérieux ? Dans un lieu aussi paradisiaque ?   Je connaissais mon Matt, il était un vrai Don Juan.   Matt : Tu sais. Arrivé, ici, au début, j’ai voulu profiter des belles filles. Mais j’ai fini par prendre goût à mes moments de solitudes. Je n’aime plus le côté «Jet set » . Il m’arrive comme ça d’aller tout seul dans l’arrière-pays pour découvrir les villages provençaux tranquilles. Je prends des photos pour un livre de photos que j’ai en tête de publier.   Moi, surprise : Mais ; ce n’est tellement pas toi. Matt : Au contraire, c’est tellement moi. Ma vie speed et fêtarde de Paris, c’était juste à cause l’environnement. Mais tu sais que j’aime les plaisirs tranquilles.   Moi : Les plaisirs tranquilles, oui. Mais tu n’as jamais été un solitaire.   Matt : Ici, j’ai fini par aimer les plaisirs solitaires.     Moi : Alors je suis de trop dans ton havre de paix.   Matt : Non. Toi, tu seras toujours la bienvenue chez moi. Je peux quitter un moment la solitude pour profiter de ta compagnie.   Je souris, touchée.   **********************   Pdv Matt   Deux jours plus tard   Je venais de rentrer de ma séance de photo et je trouvai mon invitée, assise sur le canapé, en train de regarder la télé.   Moi : Je suis de retour !   Malia, souriant : Enfin ! Elle s’éternisait , ta séance !   Moi : C’est toujours comme ça. J’ai tendance à être perfectionniste.   J’étais photographe dans un magazine de la mode et quand j’avais des séances de photos, je n’arrêtais pas tant que je n’avais pas la photo parfaite. Il était bientôt 20h. J’avais travaillé toute l’après-midi.   Moi : Pour me faire pardonner de t’avoir laissée seule toutes ces heures, j’ai apporté ta pizza préférée : une hawaïenne !   Malia, écœurée : Pardon ! Mais je ne supporterai pas le mélange sucré-salé.   Moi, surpris : C’est nouveau cela. Tu adorais les tranches d’ananas.   Malia : J’ai un estomac sensible, ces dernières semaines. C’est la grossesse.   Moi, choqué : Tu es enceinte ?   Malia : Oui.   Moi : David est au courant ?   Malia : Oui. Et il commence vraiment à me saouler avec cela. Il m’harcèle chaque jour soit disant qu’il faut que je rentre pour le bébé. Je t’assure, je donnerai tout pour que ce bébé soit là bien plus tard. Il me complique les choses avec David.   Moi : Il a le droit de s’inquiéter, Malia, c’est son enfant.   Malia : Oui. Mais tant qu’il est dans mon ventre, c’est à moi de décider seul.   Je sentais que le sujet commencer à l’irriter.   Moi, pour la calmer : Ecoutes, je te suivrais dans chacune de tes décisions. Mais là, j’ai super faim. Je vais te commander un truc que tu voudras et je filerai vite me doucher et après on passe à table. Ça te dirait un kebab ?   Malia, retrouvant sa bonne humeur : Oui ! un kebab avec plein de sauce algérienne.   Moi : Ça tombe bien. Il y a un mec qui fait des kebabs de ouf juste à côté. Je vais le commander. Ça arrivera , avant même que j’ai fini de prendre ma douche.                                    
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