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Brianna Je me souviens avoir entendu dire une fois que l'amour était un secret entre deux cœurs, un mystère entre deux âmes. Il en va de même pour la passion. La passion qui m'enflamme, me consume au fil des secondes qui passent. Celle que je ressens pour Hari est telle que je n'en ai jamais ressentie. Il me fait perdre pied. Je m'égare. Sa langue, ses doigts, ses lèvres, sa main. Tout me fait perdre la tête. J'ai le cœur qui bat fort. Ma poitrine monte et descend dans des mouvements rapides. Mon ventre se contracte. Mon corps se laisse faire, entièrement soumis aux gestes experts du jeune homme au-dessus de moi. Mes mains remontent dans ses cheveux bouclés. Mes doigts s'enroulent dans les boucles douces et soyeuses situées dans le bas de sa nuque. Son prénom m'échappe. D'abord dans des gémissements soufflés, puis de plus en plus fort. Je crie. Le plaisir m'emporte. Des étoiles apparaissent dans mon champ de vision. Mes pieds se contracte. Je rejette la tête en arrière. Il en profite pour déposer un b****r dans mon cou où il suçote la peau avec amour et passion. Je retombe contre le matelas. Un silence agréable s'installe autour de nous tandis que je profite de mes derniers instants au royaume du plaisir. Lorsque je rouvre les yeux, je suis immédiatement hypnotisée par les siens d'un vert émeraude intense. Un sourire en coin vient illuminer son visage d'Apollon. — Tout va bien ? Je lui réponds d'un signe de tête affirmatif, ne faisant pas encore suffisamment confiance à ma voix pour parler. Il émet un rire discret et dépose un dernier b****r contre mon bourgeon de chair avant de se lever. Je le regarde rejoindre son dressing d'où il ressort quelques secondes plus tard, vêtu d'un jogging qui lui tombe sur les hanches. Il me lance un tee-shirt et un boxer que j'attrape au vol. Je m'empresse de les enfiler avant de le suivre dans la cuisine. — Repas italien ce soir, ça te va ? — Oui. Je meurs de faim. Un sourire taquin se dessine sur ses lèvres. — Déjà ? Je lui donne une petite tape sur le bras, les joues en feu. Il m'attrape par la taille et me jette tel un sac à patates sur son dos. Je crie et ris de surprise tout en lui assénant des coups dans le dos, mais rien à faire. Ce n'est qu'une fois que nous arrivons près de l'îlot qu'il se décide enfin à me reposer à terre, non sans m'asséner une claque sur les fesses. — Pervers, je lance d'un ton faussement accusateur. — Dit celle qui vient tout juste de prendre son pied. Je lève les yeux au ciel et m'assois sur l'un des tabourets tandis qu'il se met aux fourneaux. Je le regarde s'activer à travers la cuisine. Quelques minutes plus tard une délicieuse odeur de pâtes au saumon envahit la pièce. Je sens mon ventre qui se met à grogner malgré moi, mais fais comme si de rien n'était. — Tu as prévenu ton père que tu restais passer la soirée ici ? Supercalifragilisticexpialidocious. J'ai complètement oublié. — Je reviens. Je me dépêche d'aller récupérer mon portable toujours rangé dans la poche de mon manteau, priant intérieurement pour ne pas avoir reçu de message ou d'appel. Je déverrouille l'écran le cœur battant à vive allure. Rien. Je vais dans mes messages et clique sur le numéro de ma belle-mère. Je préfère lui écrire à elle. Ça passera mieux. Coucou Sonia et Papa ! Désolée de ne pas avoir donné de nouvelles de la journée mais j'ai été très occupée. Monsieur Stanford et moi avons décidé de travailler sur un manuscrit que j'ai trouvé vraiment passionnant ! Je ne sais pas pour combien de temps nous en avons, alors ne m'attendez pas pour dîner ! Je vous embrasse. Gros bisous à Sammy aussi ! Xx. Bree. Je pousse un soupir de soulagement et clique sur envoyer. Oui, bon. Je reconnais que ça ne se fait pas de mentir, mais la situation l'oblige. Je n'allais pas non plus leur dire « Monsieur Stanford et moi prenons du plaisir rien que tous les deux », pas vrai ? J'en profite pour écrire un message à ma mère afin de lui faire savoir que ma première journée de stage s'est bien passée et qu'il y a deux choses desquelles j'aimerais discuter avec elle dans les jours à venir. Le message envoyé, je verrouille mon téléphone, le remets en place et rejoins Hari dans la cuisine. La table est mise et les verres de vin servis. — C'est bon ? — Oui. Je m'assois sur le tabouret en face de lui. Il allume une petite chaîne stéréo de laquelle s'échappe une douce musique d'ambiance qui envahit la pièce autour de nous. — Bien. (Il frappe dans ses mains, une lueur vive dans le regard et un sourire au coin des lèvres.) De quoi aimerais-tu discuter ? — Eh bien... (Je marque une pause le temps de réfléchir à toutes les possibilités. Ah. Je sais.) Etant donné que ces derniers jours la conversation a beaucoup tourné autour de moi, nous pourrions changer un peu les choses et parler de toi à la place, je suggère en haussant les épaules. Il émet un rire, mi-triste mi-amusé. — Je suis quelqu'un d'assez compliqué, m'explique-t-il en prenant une gorgée de son vin. — D'accord...D'un autre côté, qui ne l'est pas ? — Bree... Il secoue légèrement la tête et repose son verre sur l'îlot. Son regard s'ancre au mien. Une fois de plus, je me retrouve perdue dans l'océan émeraude de ses yeux. — J'ai un passé assez atypique, ajoute-t-il le ton grave et sérieux. Je sens un frisson me parcourir le long de l'échine tandis que la curiosité s'éveille en moi. — Comment ça ? — Disons que j'ai eu pas mal de problèmes qui ont toujours des répercussions plus ou moins importantes sur ma vie d'aujourd'hui. — Cela arrive à tout le monde de faire des erreurs Hari. Nous sommes des humains, pas des robots, je remarque. — Certes, mais la question est...Serais-tu capable de m'accepter tel que je suis ? — C'est-à-dire ? Il prend une inspiration et s'humecte les lèvres tout en se penchant vers moi. Les battements de mon cœur s'affolent alors qu'il attrape mes mains dans les siennes et entrelace nos doigts ensemble. — C'est-à-dire un jeune homme sûr de lui sur le plan professionnel, mais loin d'être tout aussi sûr sur le plan émotionnel. Un jeune homme prêt à t'aimer du mieux qu'il peut, à te soutenir et à t'aider dans les différentes étapes importantes à venir ? (Il s'interrompt quelques instants le temps de reprendre son souffle. Que veut-il dire par-là ?) Un jeune homme prêt à te faire ressentir les choses comme jamais. (Il colle son front contre le mien. Bon sang.) Es-tu prête à me laisser une chance de te rendre heureuse ? ajoute-t-il dans un souffle. Une chance de te rendre heureuse...Oui, je pense que cela est possible. Bien que pour moi, être heureux en couple va bien au-delà de prendre du plaisir, d'aller à des événements ou de voyager ensemble. Être heureux en couple, signifie aussi avoir confiance en l'autre. Par ça, je veux dire non seulement apprendre à ne pas intérioriser les choses mais aussi partager les bons comme les mauvais moments. Les hontes comme les fiertés. C'est peut-être un peu fleur bleue, certes, mais je pense sincèrement que c'est ce qu'il faut pour qu'un couple marche. Prenant une petite inspiration, j'attrape son visage, mon regard toujours plongé dans le sien. Les battements de mon cœur tambourinent à toute vitesse. Je me sens électrisée. Ses doigts se referment autour de mes poignets avec douceur. Son souffle tiède effleure ma peau. — Oui, je suis prête à te laisser une chance de me rendre heureuse. A condition que tu acceptes de me parler une fois que tu te sentiras prêt à le faire, d'accord ? Il acquiesce, rapproche un peu plus son visage du mien. — D'accord. Sur ce, ses lèvres se plaquent contre les miennes. ** Le repas fini, j'aide Hari à ranger la cuisine. Nous préparons deux tisanes qu'il monte dans la chambre tandis que je m'occupe de récupérer le manuscrit, nos téléphones et mon ordinateur. Nous nous brossons rapidement les dents puis nous installons sur le lit, enlacés l'un à l'autre. Nous passons le reste de la soirée à discuter du manuscrit et consulter des articles sur la série Revenge, qu'il n'a jamais vue, tout en regardant le film Cher John que nous avons décidé d'allumer en bruit de fond. Une heure et demie plus tard, je m'endors blottie dans ses bras, ma tête dans le creux de son coup mes jambes entremêlées aux siennes. Lorsque je me réveille le lendemain matin, il n'est plus là. Je me redresse dans le grand lit, l'esprit encore embrumé et confus. J'attrape mon téléphone posé sur la table de nuit. 7h45. Et merde ! Je déverrouille l'écran et ouvre un message de sa part. Je ne voulais pas te réveiller, tu dormais paisiblement. Je suis allé courir un peu. J'ai demandé à Owen de passer t'acheter une tenue pour aujourd'hui. En parlant de tenue, il faudra que tu essaies celles que nous avons laissées au bureau ! Je pense que nous serons de retour de façon à ce que toi et moi puissions être au bureau pour 8h45. A tout de suite princesse. Xx. H PS : Cora est là si tu as besoin de quoi que ce soit. Je pousse un soupir et me laisse retomber sur le lit, rassurée. 8h45. Cela me laisse encore un peu de temps pour émerger et aller prendre un petit-déjeuner. C'est vraiment gentil de sa part d'avoir envoyé Owen me chercher des vêtements pour aujourd'hui, mais j'aurais parfaitement pu me débrouiller avec mes vêtements d'hier, voire repasser chez mon père et Sonia avant d'aller au bureau. Enfin. J'émets un rire silencieux tout en levant les yeux au ciel. Sacré Hari. — Monsieur Stanford vous avait dit non ! Je sursaute, surprise. Je me redresse d'un coup le cœur battant à vive allure. Je me fige dans ma position, alerte. Serait-ce... — Vous n'aviez pas le droit de contacter la famille d'accueil et encore moins leur dire de l'envoyer ici, sans en avoir parlé à Monsieur avant ! Oui, aucun doute. Il s'agit bien de Cora. Je me lève lentement et sors de la pièce m'assurant à faire le moins de bruit possible. Je me demande qui peut bien la mettre dans un tel état à une heure aussi matinale. — Quoi ? Bien sûr que non elle... (Je l'entends soupirer d'exaspération). Vous n'êtes qu'une sale abrutie complètement tarée comme votre fille, voilà tout...Mais oui bien sûr...Ne vous en faîtes pas. Cette famille sera débarrassée de vous bien avant que vous ayez pu me faire renvoyer et laissez-moi vous dire que j'ai vraiment hâte ! Bonne journée, Madame ! Elle raccroche et remet le téléphone en place d'un coup sec. Je me racle la gorge afin de lui faire savoir ma présence. Elle se tourne subitement vers moi, un sourire aux lèvres malgré son visage blafard. — Bonjour Mademoiselle, bien dormi ? Je prends une légère inspiration et lui adresse un sourire aussi naturel que possible, malgré ma confusion. — Très bien, merci. Je m'installe au comptoir de la cuisine sur lequel Cora vient de finir de mettre la table. Trois assiettes. Bizarre. Je ne savais pas qu'une troisième personne devait prendre le petit-déjeuner avec nous. — Cora. Pourquoi... Je suis interrompue par le bruit des portes de l'ascenseur. Je me tourne en direction de ce dernier juste à temps pour voir un petit garçon courir dans notre direction. Cora tente de s'interposer entre lui et moi, mais pas suffisamment rapidement pour m'empêcher d'avoir le temps de le regarder de plus près. Supercalifragilisticexpialidocious. Copie conforme et miniature d'Hari. C'est indéniable. — Papa m'a dit que tu étais là. Papa. Mon cœur rate un battement. Dîtes-moi que c'est une blague. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent à nouveau. Hari et Owen entre dans la pièce. — Hayden ! Je t'ai déjà dit de... (Il se stoppe net, son regard rivé sur moi). — Hayden, venez par-là, nous allons prendre le petit-déjeuner, dit Cora en guidant l'intéressé jusqu'au comptoir. — Yes ! J'ai faim ! Cora l'aide à s'installer sur l'un des tabourets et lui sert un chocolat chaud ainsi que deux tartines. Harry s'approche de moi et glisse un bras autour de ma taille. — Allons dans la bibliothèque. Nous y serons mieux pour discuter, me souffle-t-il d'une voix basse. J'acquiesce machinalement et le laisse me guider jusqu'à la pièce, perdue dans mes pensées. Comme si j'étais là sans être là. Nous nous asseyons sur l'un des canapés, côte à côte. Un silence pesant s'installe entre nous. Je dois reconnaître que, lorsqu'il m'a avoué avoir eu un passé qui avait toujours des conséquences sur sa vie d'aujourd'hui, j'étais loin de m'imaginer ça. — Je suis désolé que tu l'aies appris de cette manière, sincèrement, finit-il par dire. J'émets un rire bref, plus amer que voulu. — Il est vrai que j'aurais préféré l'apprendre de ta bouche. — J'aurais fini par t'en parler, m'assure-t-il. — Ah oui ? Quand ? — Dans les jours à venir. D'ici vendredi au plus tard. Je lève les yeux vers lui et laisse mon regard se perdre dans le sien parfaitement calme, malgré le sérieux de la situation. Je me demande comment il arrive à se contrôler de la sorte, alors que moi-même j'ai l'impression d'être prise en pleine tempête. Comme sur un navire qui tanguerait violemment. Très violemment. — Comment se fait-il qu'il soit ici aujourd'hui ? je demande. — Sa grand-mère maternelle, ma belle-mère donc, a pris la liberté de contacter sa famille d'accueil et leur dire qu'ils avaient mon accord pour déposer Hayden ici, afin qu'elle puisse lui rendre visite. Ce qui n'était absolument pas le cas. — Ton fils est en famille d'accueil ? — Oui. Longue histoire. Pour faire court, sa mère est hospitalisée depuis quelques années maintenant. — Hospitalisée... — Elle est complètement folle. Je vois... — Notre séparation a fait couler beaucoup d'encre, continue-t-il, c'est pour cela que j'ai placé Hayden en famille d'accueil quelques temps. Je ne voulais pas qu'il ait à subir la pression médiatique à un tel âge. J'acquiesce. — C'est compréhensible. Cependant, ce qui l'est moins, c'est le fait que tu parles de sa grand-mère comme si elle était toujours ta belle-mère. Silence. Son corps se crispe, soudainement mal à l'aise. Son visage se renferme, si bien qu'il m'est encore plus impossible d'essayer de deviner ce qui lui passe par la tête. — Hari ? Aucune réponse. Les battements de mon cœur cognent douloureusement contre ma poitrine. Il détourne le regard quelques instants. Lorsque son regard croise à nouveau le mien, je peux y lire une lueur mélange de dégoût et de culpabilité. — Je suis toujours marié Brianna. Mon sang se gèle dans mes veines. Mon être entier se fige sur place, telle une statue. Mon cerveau se déconnecte tandis que mon esprit résiste, essayant d'assimiler ce qu'il vient de me dire. Toujours marié. Il est toujours marié. — Gwenaëlle, mon ex-femme, n'a jamais signé les papiers du divorce. Quant à ma belle-mère, il s'agit de ma belle-mère par alliance mais aussi de la femme de mon père. Je sens un haut-le-cœur s'emparer de moi. — Tu as fait un gosse avec la fille de ta belle-mère ? — L'une des filles, me rectifie-t-il. Je ris jaune tout en levant les yeux au ciel et me lève du canapé. Hari me suit de près. — Où est-ce que tu vas ? — Récupérer mes affaires. Je rentre chez mon père. — Bree... Je m'arrête net et me tourne face à lui. Mon regard suffit à le faire taire instantanément. — J'en ai suffisamment entendu comme ça. — Bree... — Stop, je l'interromps fermement. Silence. J'en profite pour prendre une inspiration et m'humecter les lèvres. — Je n'arrive pas à croire que tu as agi de la sorte avec moi, en sachant pertinemment dans quelle situation tu étais. — C'est compliqué... — Non Hari, ce n'est pas « compliqué ». Si tu commences à me faire des cachotteries de la sorte à peine nous tentons quelque chose, qu'est-ce qui te fait croire que je pourrais avoir confiance en toi ? Qu'est-ce qui me dit que je peux avoir confiance en toi ? Je m'interromps à nouveau, afin de me calmer. Ce n'est pas le moment de laisser mes émotions prendre le dessus. Il faut que je garde la tête froide. Je détourne le regard tout en aspirant ma lèvre inférieure entre mes dents. Hari en profite pour faire un pas dans ma direction, j'en fais un en arrière. Si je le laisse m'approcher et me prendre dans ses bras, il en profitera pour me bercer de mensonges et d'excuses et il en est absolument hors de question. — La confiance est la base de toute relation, je finis par dire plongeant une fois de plus mon regard dans le sien. (Je sens une boule se former dans ma gorge. Mon cœur et mon ventre me font si mal que j'ai l'impression que je pourrais m'évanouir sur place.) Si je ne peux pas te faire confiance, alors mieux vaut que nous en restions là. Sur ce, je lui jette un dernier regard et sors de la pièce. A mon plus grand soulagement ni lui, ni Owen, ni Cora ne m'empêche d'aller récupérer mes affaires. J'enfile mes vêtements de la veille à la va vite, sans prendre la peine de jeter un œil aux vêtements qu'Owen est allé chercher pour moi. Cela me fait culpabiliser vis-à-vis de lui, mais après tout, à quoi bon ? Hari et moi ne sommes rien. Je n'ai donc pas à recevoir quoi que ce soit de lui et réciproquement. Mes affaires en main, je jette un dernier coup d'œil autour de moi et regagne l'ascenseur. A ma plus grande surprise, Hayden m'y attend, l'air à la fois triste et inquiet. Prenant mon courage à deux mains, j'inspire un grand coup et appuie sur le bouton, malgré le pincement coupable dans ma poitrine. — Tu t'en vas ? me demande-t-il de sa voix enfantine. Je déglutis, dans une vaine tentative de faire disparaître la boule qui me bloque la gorge. — Oui, il le faut. — Est-ce que tu reviendras ? Je baisse mon regard vers lui, Ses yeux, du même vert émeraude que ceux de son père, rivés sur moi. — Je ne sais pas bonhomme. En tout cas pas aujourd'hui. Il acquiesce, déçu. L'ascenseur arrive. Ouf. Sauvée par le gong. Je m'empresse de monter à l'intérieur et d'appuyer sur le bouton rez-de-chaussée. — Tu n'es pas comme maman, ça non, tu es beaucoup mieux qu'elle. Je me retourne juste à temps pour voir les portes se refermer entre lui et moi. Je m'appuie contre le mur du fond et ferme les yeux. Je me laisse aller quelques instants, le temps d'arriver en bas. A partir de là, j'inspire et expire un grand coup tout en m'essuyant les yeux et sors de l'immeuble. J'attrape mon téléphone ainsi que mes écouteurs dans mon sac à main et lance ma playlist « Diverses ». J'opte pour faire le trajet à pied, en espérant que cela m'aidera à retrouver un peu mes esprits. Bien évidemment, c'est sans compter sur les mots d'Hayden qui ne cessent de se rejouer en boucle dans ma tête. Tu n'es pas comme maman, ça non. Tu es beaucoup mieux qu'elle. ** ** ** ** **
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