Hari
Le lendemain matin, je suis le premier à être réveillé. Il me faut quelques minutes pour revenir à la réalité et me remémorer les événements de la veille. Malgré une matinée désastreuse, Bree et moi avons réussi à rattraper le coup et tant mieux. Cela ne veut pas dire que tout est réglé et que nous n'allons pas avoir besoin de discuter, loin de là. Mais elle est prête à me laisser le temps qu'il faut pour m'ouvrir à elle et je lui en suis reconnaissant.
— Hari...
Elle s'agite légèrement à mes côtés. Je tourne la tête vers elle, un sourire au coin des lèvres. Ses yeux sont fermés et son visage affiche une expression calme, apaisée, signe qu'elle est profondément endormie. Je dépose un b****r furtif contre son front et m'extirpe de sous les couvertures. Je sors de la chambre le plus silencieusement possible afin de ne pas la réveiller. Après la journée d'hier, cela ne peut que lui faire du bien de se reposer un peu. Après tout, il n'est pas tout à fait sept heures et le bureau est à une vingtaine de minutes d'ici, maximum. Ce qui veut dire que nous n'avons pas besoin d'être au travail avant une bonne heure quarante au moins. J'en profite donc pour aller prendre une douche bien chaude et rassembler mes affaires. Une fois prêt, j'attrape mon portable et appel le roomservice pour leur demander de monter le petit-déjeuner. Un quart d'heure plus tard, la table est mise. Petit-déjeuner à la française, ça va lui plaire. Croissants, café, jus d'orange et fruits. Tout ce qu'il faut pour bien commencer la journée.
— Hazz ?
Je relève la tête, un sourire au coin des lèvres. Jetant un dernier coup d'œil à la table, je regagne la chambre dans laquelle Brianna et moi avons passé la nuit. Cette dernière est allongée sous les couvertures, son téléphone entre les mains. Je vais m'asseoir à côté d'elle et dépose un b****r furtif contre ses lèvres.
— Bien dormi ? je lui demande.
— Très bien, merci. Et toi ?
— On ne peut mieux.
Elle m'adresse un petit sourire tout en glissant une main derrière ma nuque, l'autre dans mes cheveux. Son visage se rapproche du mien. Je peux sentir son souffle tiède légèrement saccadé contre ma peau, nos lèvres à seulement quelques centimètres. La matinée est à peine commencée qu'elle semble déjà prête à me chauffer un peu. Cela promet pour le reste de la journée.
— Tu devrais couper tes cheveux, me dit-elle, cela permettrait de dégager ton visage.
— Non merci. Ils sont très bien comme ils sont.
Un sourire joueur se dessine sur son visage. Elle se colle un peu plus contre moi, une jambe autour de ma taille, son corps à moitié au-dessus du mien. Les légers frottements de celui-ci suffisent à éveiller mes sens. Notamment la sensation de tiraillement dans le bas de mon corps.
— Dommage, parce que quelque chose me dit que tu serais vraiment canon avec les cheveux mi-longs, souffle-t-elle.
Je hausse un sourcil, taquin et provocateur.
— Voyez-vous ça...
L'attrapant par la taille, je la fais basculer sur le lit, de façon à inverser nos positions. Un cri de surprise s'échappe de ses lèvres, mêlé au bruit de ses rires, le tout formant une douce mélodie. Je plaque mes lèvres contre les siennes avec douceur et l'embrasse langoureusement. Son corps commence à onduler contre le mien tandis que je glisse mes mains sous son tee-shirt. J'attrape ses seins entre mes doigts et les caresses avec fermeté. Des gémissements de plaisir s'échappent de ses lèvres, aspirés par notre b****r. Nous nous embrassons à en perdre haleine. Ce n'est qu'une fois que nous commençons à manquer de souffle que je me décide à me détacher d'elle. Ma poitrine monte et descend dans des mouvements rapides tout comme la sienne.
Ses joues sont en feu et elle se mordille la lèvre inférieure de façon provocatrice, malgré le regard innocent qu'elle me jette. Je sens mon être entier s'enflammer de désir pour elle. Nous restons quelques secondes à nous regarder en silence pendant que je pèse le pour et le contre quant à savoir quoi faire. Si nous continuons ainsi, nous risquons de prendre du retard sur notre emploi du temps. Mais d'un autre côté, j'ai vraiment envie de la sentir s'embraser contre moi tandis que je lui fais prendre du plaisir.
— A quoi penses-tu ?
Oh et puis merde. On ne vit qu'une fois après tout.
— Tu veux savoir à quoi je pense ?
Elle acquiesce d'un signe de tête, sa lèvre toujours entre ses dents. Je baisse mon visage vers le sien et fais glisser mes lèvres jusqu'à son oreille. Son corps frémit et sa peau se hérisse sous mes doigts.
— Ma tête entre tes jambes.
Un gémissement presque inaudible s'échappe de ses lèvres. Je redresse la tête, le regard pétillant.
— Prépare-toi à prendre ton pied bébé.
**
Comme ce à quoi je m'attendais, nous arrivons au bureau avec dix minutes de retard. Mon téléphone affiche 9h10 lorsque nous franchissons les portes de l'ascenseur. Nous restons à un mètre l'un de l'autre, de façon à ce que personne ne puisse soupçonner quoi que ce soit lorsque nous arriverons à l'étage. Brianna profite des dernières secondes qu'il nous reste, pour jeter un dernier coup d'œil à son reflet.
— Quel est ton programme de la matinée ? me questionne-t-elle en passant une main dans ses cheveux.
— Je serai en réunion jusqu'à 13h00. Je sais que cela fait un peu tard, mais si tu réussis à tenir jusque-là nous pourrons déjeuner ensemble si ça te dit.
Elle tourne la tête vers moi, le regard rieur.
— Avec plaisir.
Je me penche vers elle et dépose un b****r furtif contre ses lèvres juste à temps avant que les portes ne s'ouvrent. Je lui adresse un petit clin d'œil et sors, comme si de rien n'était, Brianna sur mes talons. Certains employés me saluent au passage. Je leur réponds d'un signe de tête serein et professionnel. Nous arrivons devant la porte de mon bureau
— Rendez-vous tout à l'heure.
— Je t'attendrai dans mon bureau.
— Parfait.
Elle m'embrasse sur la joue, ni vu ni connu et regagne son bureau. Ce n'est qu'une fois la porte refermée derrière elle que je me décide à en faire de même. Je dois reconnaître que cela a quelque chose d'assez frustrant de la laisser ainsi, surtout après la soirée et la matinée que nous avons passées. Vivement que nous ayons officialisé notre relation. Je ne sais pas encore comment nous allons nous y prendre, mais j'espère trouver rapidement une solution. Cela nous évitera de devoir nous cacher. J'ai horreur de ça.
Poussant un soupir, je retire mon manteau et mon écharpe que je laisse tomber sur mon canapé. Je récupère mon paquet de cigarettes et mon téléphone, puis vais m'installer à mon bureau. Je sonne Lola afin de lui demander d'aller me chercher un café. Je n'en ai bu qu'une tasse ce matin et en toute honnêteté, ce n'était pas suffisant.
— Je vous apporte ça tout de suite Monsieur.
— Merci.
Je relâche le bouton du téléphone et me laisse tomber en arrière dans mon fauteuil, sans oublier d'attraper mon portable qui vient de vibrer. Je déverrouille l'écran à la va vite et clique sur la notification indiquant un nouveau message de la part de Gabi.
Coucou ! Alors ? Qu'est-ce que ça a donné ? As-tu pu te réconcilier avec Brianna ? Et si oui, comment a-t-elle réagi ? Lui as-tu parlé du contrat ? J'espère que ça va. Xx.
Je dois dire qu'avec les événements de la veille, je n'ai plus la même vision du couple sous contrat. Brianna n'est pas comme les deux trois autres jeunes femmes, dont Julia, avec qui je suis sorti ces dernières années. Elle est différente, dans le bon sens du terme bien sûr. Notre relation sera donc différente elle aussi. Je suis rappelé à la réalité par l'entrée de Lola. Cette dernière dépose le gobelet de café ainsi qu'une pile de documents, devant moi. J'attends patiemment que la porte se soit refermée derrière elle avant de taper ma réponse.
Merci de m'avoir donné un coup de pied aux fesses pour que je me bouge et aille la voir. Nous nous sommes réconciliés oui. Plus que même, si tu vois ce que je veux dire. ;)
Je clique sur envoyer et prends une petite inspiration avant de continuer.
Quant au contrat, c'est décidé. Il n'y en aura pas. Ni maintenant, ni jamais. Je ne veux plus de ces conneries, encore moins maintenant que je suis sur le point de me mettre en couple avec Bree.
Elle ne mérite pas ça, elle mérite beaucoup mieux. Et je vais tout faire pour le lui offrir. Je m'en fais la promesse.
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