A l'époque je n'étais pas capable d'aimer quelqu'un correctement, et pourtant je mourrais d'envie d'être aimée. Peut être parce que je n'avais jamais vraiment connu cette sensation de compter aux yeux d'une personne ou bien parce que j'aimais trop fort, sûrement.
En soit l'amour que je pouvais ressentir pour toi était mélangé entre un amour Storgé, Philia et Eros pour qu'au final ce soit un amour Agapē.
Je ne savais pas qu'il existait quatre formes d'amour, et peu importe à laquelle je pensais, c'était toi que j'aimais et c'était toi que je voyais. Poser des mots sur ce qu'on ressent c'est compliqué surtout quand on ne sait pas ce que l'autre en face de nous pense, je crois que c'est pour ça principalement que notre histoire n'a pas pu marcher comme je l'aurais voulu... car tu ne disais rien ou alors tu disais tout. Je ne savais pas qu'aimer pouvait faire autant mal, je sais que ce n'étais pas intentionnel quand tu faisais couler mes larmes et pourtant j'avais l'impression d'en crever de l'intérieur.
Ma respiration se coupait ou alors accélérait, ma gorge se serrait et mon cœur tombait de ma poitrine laissant un trou béant, pour finalement que j'explose en sanglots laissant mes larmes couler une à une.
Mais je te n'en veux pas, ou alors je ne t'en veux plus désormais...
Je voulais vivre un amour heureux, romantique et dramatique comme au cinéma. L'été de mes dix neuf ans je suis devenue une femme grâce à toi, ou alors je me suis enfin sentie comme une femme. Et j'ai compris que les hommes n'étaient pas ci doux que ça, je te comptais comme un être à part mais finalement peut être que tu étais comme eux.
Je crois que tu étais tout pour moi, j'avais peur que tout cela soit une illusion. Mon âme semblait s'être connectée à la tienne pour n'en former plus qu'une seule. On se faisait du mal en s'aimant de cette façon, mais j'aimais ça. J'aimais que tu sois là pour moi, que tu me désir et que tu me chérisse le temps d'une nuit, que tu fasses attention à moi peu importe l'endroit où nous étions et peu importe les circonstances. J'aimais que tu me protège et que notre relation dépassait celle du sang et de la famille ainsi que celle des autres autour de nous.
J'avais la fâcheuse habitude de dire que tu étais mon âme sœur mais que je n'étais pas là tienne pourtant c'est toi qui me l'avait dit le premier. Que toi et moi nous étions plus que deux amis, deux frères et sœurs, deux amants, deux idiots... tu disais que j'étais ton âme sœur alors pourquoi tout ça ?
Dis moi Eden, est ce que tu as déjà été amoureux de moi comme moi je l'étais de toi ? Est-ce que tu as déjà ressenti ça ?