I

445 Words

IUn post-scriptum naïf reparaît plus d’une fois à la dernière page des manuscrits que nous a légués la patience monacale. Avant de poser le roseau chargé d’encre, que – pendant des jours qui furent des années, – sa main conduisit d’une marge à l’autre, l’humble clerc se recueille. Il s’avise qu’à travers ses fiertés de calligraphe, comme à travers les sécheresses, où, seule la vertu du vœu soutint sa persévérance, beaucoup de sa vie s’est écoulée. La vanité de ses mérites, l’inutilité de sa réclusion, lui apparaissent dans une lueur. Il juge qu’en attendant les célestes extases, il a mérité de prendre, pour un jour, sa part des joies de ce monde. Il sourit à l’ivresse du vin qui ouvre au buveur une façon de paradis. Au-dessous de son nom sans gloire… « Un tel a copié ce livre »… sa main t

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