Sans l’apparition subite des chiens, tout était fini : le jeune Faucon était mort ; mais, à leur vue, le marquis recula, puis recula encore, et son ennemi eut le temps de respirer, tandis que lui-même sentit ce frisson inexplicable, qui s’était emparé de lui lorsqu’il se trouva en face du Veneur rouge, le reprendre et l’étreindre à la gorge. En reculant, il se trouva adossé à la fenêtre ; et comme le regard de Jean de Terraz, ce regard que le ressentiment et le désespoir rendaient terrible, s’appuyait sur lui, il laissa échapper son couteau de chasse et enjamba la croisée. Mais si prompt qu’eût été ce mouvement, les chiens le remarquèrent ; deux d’entre eux, voyant un homme fuir, prirent le change et bondirent vers lui, abandonnant les lambeaux pantelants du lévrier : la dent de l’un d’e

