Les rires continuent autour de moi, comme une mélodie rassurante. Pourtant, je reste en retrait, plongée dans mes pensées. Farah est en train de raconter une anecdote hilarante, et les autres qui viennent d'arriver s'esclaffent, unies dans une complicité que j'envie secrètement. Je me demande comment elles font pour être aussi présentes, aussi connectées.
> Farah : "Tu te souviens de ce jour-là, Lalya ? Je t'avais dit de ne surtout pas toucher au plat et... boum ! Tout par terre !"
Lalya éclate de rire, secouant la tête.
> Lalya : "Ouais, c'était une catastrophe, je m'en souviendrai toute ma vie ! Mais toi, Ava, tu devais voir ça ! Farah n'était pas aussi calme qu'elle le prétend !"
Elles me regardent toutes, un sourire complice aux lèvres, comme pour m'inviter à partager leurs souvenirs, leurs rires. Je force un sourire en retour, mais quelque chose en moi résiste, comme si j'étais enfermée dans une bulle que personne ne peut percer.
> Moi : "Ça devait être drôle, en effet..."
Lalya me lance un regard malicieux.
> Lalya : "Viens, Ava, on veut te voir rire, t'as l'air tellement sérieuse en ce moment ! Ça va ?"
Le rire de Lalya résonne dans le salon, vibrant d'énergie et d'enthousiasme. Malgré moi, je sens mon visage se détendre, même si l'envie de rire véritablement me semble loin. Anta me fixe de ses yeux perçants.
> Anta : "Ava, sérieusement, tu nous as manqué. Ça fait trop longtemps qu'on ne t'a pas vue. On pensait que tu nous faisais la tête !"
Elle dit cela sur un ton à moitié sérieux, à moitié taquin, mais le sous-texte est là, bien présent. Elle s'inquiète, je le vois. Elle est directe, Anta. Elle n'a jamais eu peur d'aborder les choses de front.
> Moi : "Non, pas du tout... J'ai juste... besoin de temps pour moi, je suppose."
Farah m'adresse un regard rempli de compréhension, comme si elle saisissait chaque non-dit caché dans mes mots.
> Farah : "T'inquiète, Ava. Prends tout le temps qu'il te faut. On sera toujours là."
Yumna, assise en retrait, hoche la tête silencieusement. Elle n'a pas besoin de parler pour se faire comprendre. Sa présence est douce, apaisante, presque maternelle.
> Yumna : "Parfois, le silence est la meilleure réponse."
Ses mots me touchent. Ils résonnent, d'une manière que je n'arrive pas à exprimer.
> Anta : "Mais bon, même si t'es crevée, on te lâchera pas, hein ! Faut pas rêver !"