Tiraillement Au sein d’une habitation du Khorasan, dans une pièce unique et peu meublée, hormis des tapis aux motifs géométriques côtoyant quelques nattes, des élèves se retrouvent pour recevoir l’enseignement du jour. Un feu, ne parvenant pas à rayonner, flambe contre le mur. Vêtus de laine feutrée, chemise, gilet brodés de soie criarde sur le col comme sur les manches, coiffés d’un couvre-chef, rouge pour celui des notables, chaussés de bottes en cuir ou de sandales tissées de poils de chèvre et pourvues de semelles en bois, les fidèles attendent l’orage menaçant. Il avait été déclenché par une question, posée par un novice, sur la place des femmes dans la hiérarchie soufie. Derrière le silence du cheikh, gronde l’agacement. Il préfère le chant aux discours. Il prend son tambour biface

