Chapitre 5 Deux jours plus tard, comme tous les matins depuis leur arrivée à Ploumanac’h, Marie Demelle faisait travailler ses enfants dans la salle à manger. Le coeur serré, la jeune femme regardait les doigts potelés de sa fille tenir son crayon tandis qu’elle lui dictait des mots. Valmont, quant à lui, commentait les données d’un problème de mathématiques avec des arguments qui n’avaient rien de scientifique. — Maman, pourquoi veux-tu que Paul donne à Pierre le quart de ses billes alors qu’il n’a même pas perdu la partie ? C’est idiot ! — Contente-toi de ce qu’on te demande ! gronda un peu Marie, agacée des sempiternelles arguties de son fils. C’est un problème, pas un roman ! Le directeur de l’école avait accepté le départ anticipé des enfants pour les grandes vacances à condition

