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Les jours de novembre à Tôtes s’écoulaient sous un ciel bas, où les nuages gris semblaient refléter le désespoir d’Emma Bovary. La maison de Charles, avec ses murs ternes et son odeur persistante de camphre, était devenue une prison où chaque détail – le tic-tac de l’horloge, les rideaux en soie mal ajustés, le miroir doré terni – accentuait son sentiment d’enfermement. Depuis le départ de Léon Dupuis pour Rouen, son absence pesait comme une perte irréparable. Sa lettre d’adieu, relue jusqu’à l’usure, et les poèmes qu’elle écrivait dans son carnet secret n’apaisaient plus son cœur. Ses efforts pour embellir la maison – les coussins en velours, le vase en porcelaine, la robe bleue – n’avaient fait qu’amplifier son insatisfaction, révélant l’impossibilité de transformer cette vie fade en que

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