Chapitre 15

2151 Words
J'ai commencé à paniquer, à me mettre à courir dans tous les sens, Moi : ben qu'est ce qui t'arrive ?? Demandais-je affolée. Il ne pouvait malheureusement pas me répondre et plus le temps passait plus la quantité de sang qui sortait de sa bouche augmentait. Ce qui avait attiré une foule énorme... Un bon samaritain l'avait mis dans sa voiture avec l'aide des autres passants... Arrivé au centre de santé, Ben avait été rapidement pris en charge par le personnel médical. J'avais réussi à contenir ma peur, puis j'avais contacté ma mère... quand à Oliver on m'envoyait toujours au répondeur. Une trentaine de minutes plus tard mes parents étaient là. Mon père : qu'est-il arrivé à mon fils ?? Moi : (le corps tremblant) je ne sais pas. on faisait sport et tout à coup il s'est mis à vomir du sang. Mon père : et que disent les médecins Moi : rien pour l'instant... Ma mère était venue s'asseoir près de moi pour me réconforter... J'avais laissé de côté nos différents et j'avais accepté son réconfort. Mon père quant à lui s'était encore plus affolé. Il était vraiment triste. Nous étions encore dans l'attente du diagnostic du médecin lorsque Hervé nous avait rejoints à l'hôpital avec cet air de Big bosse. Genre je suis au-dessus de tout le monde. Mon père était directement acharné sur lui. Mon père : je t'avais demandé de ne pas t'en prendre à mon fils pour assouvir ta vengeance envers ta femme Hervé : lâche-moi tu veux ?? Ce sont des circonstances prévisibles dans notre Monde. Et s'il te plaît ne joue pas à la victime avec moi. Tu te souviens que tu as fait pareil avec ma première épouse, et c'est pour te racheté que tu m'as donné ta fille ?? Mon père : les ordres venaient d'en haut et tu le sais Hervé : tu aurais pu sacrifier la tienne mais c'est la mienne que tu as choisi, sachant à quel point je l'aimais. Je l'aimais tellement ma première femme et tu m'as privé delle. Tu penses peut être qu'en me donnant ta fille cela allait remplacer le vide que tu as créé en moi ? Non mon ami tu vas le payer avec la vie de ce fils unique que tu chéris tant... Mon père : je t'en prie au nom de notre amitié, laisse la vie de mon fils sauve. Hervé : au nom de notre amitié tu dis ?? Nous sommes passés du stade de meilleurs amis à pire ennemis le jour que tu as décidé de me prendre ma femme. Mais je vais te faire une faveur. Si Émilie retourne à la maison je vais peut-être laisser la vie sauve à ton fils J'écoutais discrètement leur conversation jusqu'au moment où mon prénom fut prononcé, j'ai décidé d'intervenir Moi : jamais je ne vais retourner avec toi. Pourquoi moi?? Hervé : depuis que tu es parti tout va de mal en pire et j'ai besoin de toi a mes côtés pour remonter la pente. Quel genre de femme es-tu pour abandonner ton mari au moment où il a le plus besoin de toi?? De toutes les façons, si tu n'es pas là dans 3 jours exactement ton frère chéri mourra. Le compte à rebours vient d'être lancé. C'était la dernière phrase qu'il avait prononcé avant de s'en aller... Ses menaces avaient été claires. Je savais quoi faire pour sauver mon grand frère. Pour lui ça ne le dérangeait pas de prendre la vie de Ben juste pour me donner une leçon. Certaines personnes avaient vu notre petit spectacle à distance sans pouvoir comprendre ce qui se passait réellement, et comme des bons camerounais, ça parlait déjà dans les couloirs. Je me fichais bien de savoir ce que pouvait penser les uns ou les autres. Mais pour moi c'était plus qu’évident que la maladie de mon frère avait trait au mysticisme. Mon père était tellement peiné et avec toute la honte du monde il avait pris directement la sortie de l'hôpital pour aller je ne sais où donc impossible de verser toute ma colère sur lui.J avais pris tout mon calme et je m'étais assise sur un siège en attendant toujours le diagnostic des médecins. Ma mère était restée avec moi à l'hôpital. Une trentaine de minutes plus tard Oliver était la, Je m'étais jeté dans ses bras pour chercher consolation. Oliver : qu'est-ce qui s'est passé ?? Moi : je t'ai appelé à plusieurs reprises mais tu ne répondais pas. Oliver : désolé j'étais allé soigner un patient à son domicile. Je lui avais raconté toute l'histoire depuis l'arrivée d'Hervé à la maison jusqu'au spectacle de l'hôpital. Du mieux qu'il pouvait il m'avait consolé. Puisque le diagnostic de Ben tardait à venir, Oliver s'était proposé d'aller en savoir plus, puisque son statut de médecin le lui permettait. Ma mère et moi étions toujours dans l'attente. Au bout d'une quinzaine de minutes une infirmière était venue nous escorter dans le bureau du Docteur qui prenait Ben en charge. Nous y avons pris place avant de l'écouter. Ma mère : docteur dites nous comment va mon fils. Docteur : je vais aller droit au but avec vous. Moi : dites-moi que mon frère va bien svp Médecin : (secouant la tête) malheureusement votre frère va très mal. Et je n'ai jamais eu à traiter ce genre de cas. Priez beaucoup pour votre frère. À mon avis, son problème est d'ordre spirituel. Cherchez un prêtre même. Vous allez dépenser l'argent à l'hôpital pour rien Ça je le savais déjà mais j'espérais un miracle pour lui, disais- je dans mon cœur Ma mère : il y a vraiment rien qu'on puisse faire pour lui?? Docteur : vraiment rien médicalement parlant, puisqu'on ne parvient pas à détecter le mal dont il souffre. Je suis vraiment désolé madame... Moi : est-ce qu'on peut le voir docteur ?? Docteur : bien-sûr suivez moi, je vous emmène dans sa chambre... Ma mère, Oliver et moi l'avons suivi jusque dans la chambre de ben. Il y avait tellement d'appareils connecté à lui. Moi : docteur pourquoi autant d'appareils ?? Médecin : ce sont ces appareils qui le maintiennent en vie. Je m'étais rapproché de lui et après lui avoir donné une bise sur la joue, je lui avais chuchoté a l'oreille des mots de consolation Moi : tout va bien se passer mon frère... je te le promets. Tout ira bien Oliver : vous pouvez rentrer vous reposer. Je vais rester avec lui. Moi : non je ne veux pas le laisser seul dans un tel état. Oliver : en restant ici ça ne va rien changer. Rentrez à la maison et priez pour lui. Voici les clés de la voiture. Rentrez et après tu pourras revenir pour que je rentre a mon tour Ma mère : il a raison ma chérie... rentrons il faut que tu te reposes Moi : depuis quand tu t'intéresses à ce que j'aille bien ou non ?? Ma mère : rentrons stp... Moi : je ne rentre pas chez toi... Je retourne à l'appartement de Ben. Ma mère : comme tu voudras ma chérie Elle avait pris les clés de la voiture puis nous étions rentrés. Arrivés à la maison, l'atmosphère était tellement tendu entre nous, je n'arrivais pas à supporter sa présence. Mais c'est elle qui avait décidé de rompre le silence. Ma mère : je ne veux pas t'importuner plus longtemps, à demain repose-toi bien. Disait-elle en regagnant la sorti. Moi : pourquoi maman ?? Ma mère : (se retournant.) Pardon ? Moi : je veux savoir pourquoi tu me détestes autant. Papa je peux comprendre que c'est parce qu'il n'est pas mon père. Mais toi, tu as trompé ton mari, il était prêt à accepté que tu reviennes dans sa maison vivre l'amour parfait à condition de me sacrifier et tu as accepté maman, c'est la mère qui se sacrifie et non l'inverse mais dans mon cas j'ai battu la règle pourquoi maman ?? Ma mère : je ne t'ai jamais détesté mon enfant disait-elle en essuyant mes larmes Moi : alors pourquoi est-ce que tu as permis qu'on me fasse autant de mal ?? Ma mère : j'étais autant que toi prisonnière dans mon mariage. Moi : raconte-moi je veux tout savoir. Ma mère : je sais toutes les horreurs que tu as vécu avec ton époux et crois-moi je suis vraiment désolée, je savais ce qui allait se passer et pourtant je n'ai rien fait. Quand j'ai connu ton père, c'était un homme bien, intègre travailleur et ambitieux. C'était l'amour fou entre nous. Nous n'étions certes pas riches, mais on avait de quoi se mettre sous la dent, ton père avait toujours voulu être un homme influent et très riche et c'est malheureusement ce qui a conduit à sa perte. Il était peut être très travailleur, mais il a toujours aimé la facilité. Il avait des idées et des projets très prometteurs. Malheureusement il n'avait pas assez d'argent pour les réaliser jusqu'au jour où il a rencontré Hervé qui s'était proposé de l'aider, chose qu'il n'a pas hésité à accepter. Ils sont devenus très bons amis et c'est comme cela que ton père a commencé à bâtir son empire avec l'argent d'Hervé, au départ il pensait que c'était de la simple générosité, mais ce qu'il ignorait c'était que le geste de générosité d'Hervé avait un prix. Ton père ne pouvant pas accepter de laisser la belle vie qu’il vivait et tout recommencer, a fini par accepter l'offre d'Hervé C'est le sacrifice de ma première fille, ta sœur aînée qui était la récompense que ton père avait donné a Hervé. C'est à ce moment qu'il avait compris qu'il venait de signer un pacte avec le diable et qu'il n'y avait plus de chemin retour. Pour remplir une autre de tes conditions, ton père était obligé de donner la femme de Hervé en sacrifice et c'est depuis ce jour qu'ils sont passés du stade de meilleurs amis a pire ennemis. C'était aussi là le début de mon calvaire. J'étais aussi devenu un sanctuaire pour ton père. Il me faisait des choses atroces pour remplir ses conditions. Il m'avait menacé et formellement interdit de dire quoi que ce soit à quelqu'un. C'est son absence et sa méchanceté qui m'ont poussé à être infidèle et c'est de cette infidélité que je t'ai conçu... Mon mari était très furieux au départ, mais Hervé avait a proposé que tu sois sa promise pour remplacer la vie de sa femme qu'il avait volé. C'est pour apaiser la colère de son ami qu'il avait accepté que tu seras sa future femme en remplacement de celle qu'il (mon mari) avait sacrifié. Voilà pourquoi il t'a obligé à épouser cet Hervé et moi je ne pouvais rien faire pour l'en empêcher. Moi : pourquoi est-ce que tu ne l'as jamais quitté ? Ma mère : je l'aurais certainement fait si je n'avais pas eu d'enfant avec lui. Et puisqu'il a toujours mis ses menaces à exécution, j'ai préféré subir tout dans le silence. Moi : je suis désolée maman je ne savais pas que tu avais autant souffert. Ma mère : c'est moi qui suis désolée mon bb c'était mon devoir en tant que mère de te protéger et j'ai échoué. Moi : mais tu m'as donné un grand frère qui a toujours veillé sur moi et ça ce n'est pas rien . Moi: en fait... il est où mon père biologique ?? Ma mère : décédé peu de temps après ta naissance.. J'avais prévu d'aller te le présenter à ta naissance mais mon mari a découvert que je comptais m'enfuir avec lui. Et m'en a empêché, quelques mois après j'ai appris qu'il était mort. Mais il était content de t'avoir, il n'a malheureusement pas pu passer du temps avec toi. Moi : ma vie serait peut-être différente s'il était en vie Ma mère : certainement. Moi : Séchons nos larmes ça ne sert plus a rien d'avoir des regrets, tout ça c'est du passé et on va essayer d'aller de l'avant. L'huile d'avocat est toujours disponible a Douala et a Yaoundé : prix 1500 pour 60ml et 2500f pour 100ml TEL w******p : h***:://Wa.me/237691740507 Ma mère : tu as raison et crois-moi je ferai tout pour me racheter et être une meilleure mère pour Ben et toi.... Moi : J'ai eu ma dose d'émotions. Et si on priait ensemble avant d'aller dormir ?? Ma mère : très bonne idée... Mais je ne sais pas prier Moi : d'accord donne-moi tes mains... Nous avions fait une petite prière pour Ben et après cela je l'avais conduite dans ma chambre. j'étais sur le point d'occuper celle de Ben lorsque je fus interrompu par quelqu'un qui frappait a la porte, après vérification j'avais ouvert et c était mon père a la porte. Moi: que fais-tu la ?? A suivre...
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