Soraya

1598 Words
*****Hafsa DIAKITÉ Je me suis réveillée un peu triste ce matin. Tante est fâchée contre moi et je n'aime pas du tout ça. Je vais lui présenter mes excuses aujourd'hui. Après m'être préparée, je suis descendue et je l'ai trouvé dans la cuisine. Elle faisait le petit déjeuner. Je l'ai salué et elle m'a répondu mais sèchement. D'habitude elle ne me répond pas comme ça. Je vois qu'elle m'en veut toujours. Moi : Ma tante je tiens à te présenter mes excuses par rapport à ce qui s'est passé hier. Je te jure que ce n'est pas ce que je voulais dire. J'ai été trop loin et je m'excuse. Elle ne dit rien et continue toujours ce qu'elle fait. Je lui prends les mains. Moi : Tante je te demande pardon. Fis-je désespérée. Tante : Hafsa je ne t'en veux pas tu sais ? Juste que tu dois apprendre à ne pas tout prendre pour une blague. Ibrahim ne peut pas faire ce que tu penses là. Il ne fait pas semblant crois-moi. Moi : Je sais ma tante. Et je te demande pardon. Pardonne-moi s'il te plaît. Ça ne se reproduira plus. Je vais oublier cette histoire d'excuses. Tout ce qui compte c'est qu'il aille mieux. Je m'excuse. Elle me sourit avant de me prendre dans ses bras. Tante : Ne t'en fais pas Hafsa. Tu es déjà excusée. Moi : Merci beaucoup ma tante. Dis-je en la serrant contre moi. Je suis à présent soulagée. Je suis ravie d'avoir arrangé les choses entre tante et moi. *****Ibrahim MOCTAR Ce matin je suis en forme. Qu'est ce que je raconte même ? Je n'avais rien. C'était juste la comédie pour ne pas m'excuser auprès de la villageoise. Mais je dois admettre que je suis quand même étonné. Je ne pensais pas qu'elle allait réussir le défi en un si peu de temps. J'ai peut être eu tord en la traitant de bonne à rien. Elle n'est peut être pas si inutile au bout du compte. Bon ce n'est pas tout ça mais je dois aller travailler moi. C'est en m'apprêtant que j'entends toquer à ma porte. Je réponds par un «c'est ouvert». Ma mère fait aussitôt son entrée. Je souris rien qu'en la voyant. Elle vient m'embrasser sur le front. Ma mère : Mon fils comment te portes-tu? Ça va mieux j'espère. J'ai voulu dire que je me sens mieux mais je me suis dit qu'il était trop tôt pour cela. Parce que cette fille ne va pas lâcher l'affaire aussi facilement. Moi : J'ai toujours un peu mal. Mais ça ira. Ma mère : Donc tu ne te sens toujours pas bien ? Moi : Non ce n'est pas ce que je voulais dire. Je.. Ma mère : Tu ne vas pas bien et tu comptes aller travailler ? Hors de question. Asseois-toi. Dit-elle en me faisant asseoir sur le lit. Tu ne partiras pas au boulot aujourd'hui. Tu dois te reposer. Je vais t'apporter la tisane. Moi : Mais non...je..mam.. Trop tard. Elle est déjà partie. Je soupire parce que je sais déjà que je n'irai plus travailler aujourd'hui. Ça ne sert à rien d'insister ou de vouloir la convaincre de me laisser partir. Elle ne m'écoutera pas. Je connais très bien ma mère. Pufff! Et voilà que je suis obligé de rester à la maison toute une journée et sans être malade pour de vrai. Quel gâchis. Je commence à desserrer le noeud de ma cravate. Je retire ma veste. Je me suis changé. Ma mère est de retour avec la tisane. Quelle horreur ! Ne me dîtes pas que je vais encore boire ce truc pitié ! C'est horrible. Elle me le donne à boire. Je le fais tant bien que mal. Moi : C'est amer maman. Je préfère les médicaments. Ma mère : Non. La tisane est plus efficace. Bois! Bois tout. Ça te fera du bien tu verras. Tu te sentiras mieux après. J'ai fermé les yeux puis j'ai tout bu. Après cela, elle m'a demandé de me coucher pour me reposer. Et bien sûr, je l'ai fait. Avec elle, il n'y a pas de négociation. Ma mère : Je vais t'apporter ton petit déjeuner d'accord ? Moi : D'accord maman. Apporte moi aussi un jus de fruits s'il te plaît. Ma mère : D'accord. Je reviens. Elle s'en va. Je soupire désespéré. Je prends mon téléphone pour écrire à mon assistante histoire de la prévenir que je ne serai pas au bureau aujourd'hui à cause des raisons de santé. *****Hafsa DIAKITÉ Il fait une de ses chaleurs aujourd'hui. Je viens de finir de tresser la dernière cliente avec qui j'ai rendez-vous aujourd'hui. Je vais enfin pouvoir me reposer et souffler un peu. Tante fait la sieste dans sa chambre. Et son fils aussi est dans sa chambre. Il n'est pas parti travailler. J'espère qu'il va mieux. Il doit certainement beaucoup souffrir pour ne pas partir travailler. Le pauvre ! Et moi qui pensait qu'il jouait la comédie. Je m'en veux tellement d'avoir pensé ça. Je devrais avoir honte de moi. J'ai regagné la cuisine pour me trouver un truc frais à boire. Je me suis prise un jus d'orange et j'ai commencé à le boire lorsque tout à coup j'entends quelqu'un qui ne cesse de crier le nom du fils de tante. Mais qui ça peut bien être ? Je suis ressortie pour vérifier l'intéressé et c'est une femme. Qui débarque chez les gens ainsi ? Elle n'a même pas appuyé la sonnerie. En plus elle crie comme si elle était chez elle. Non mais...! Même moi qui suis une villageoise j'ai des manières. Je la regarde du haut jusqu'en bas. C'est quoi cet accoutrement ? Pourquoi est-elle vêtue ainsi ? On dirait une prostituée. On aura tout vu franchement. Elle : Hé toi, la boniche. Où est Ibrahim ? Attendez c'est à moi qu'elle s'adresse ? Je commence à regarder autour de moi pour voir si elle ne s'adresse pas par hasard à quelqu'un d'autre. Elle : N'est-ce pas à toi que je parle ? Elle me regarde et je me suis rendue effectivement compte que c'était à moi qu'elle s'adressait. Elle : Mais tu es sourde ou quoi idiote ? Où est ton patron ? Incroyable. Elle me traite d'idiote ? Elle m'a traité d'idiote là ? Moi? Elle : Vous les domestiques de nos jours, vous ne respectez plus rien ni personne. Mais sache que ça ne va pas rester comme ça. Je vais dire à Ibrahim et il te chassera de cette maison. Regardez-moi ça. J'éclate de rire en tapant des mains. Moi : Héhéhé! Riai-je à gorge déployée. Je commence à m'avancer vers elle. Moi : C'est moi l'idiote? Dis moi madame, est-ce que c'est moi ton idiote ? Elle commence à reculer au fur et à mesure que je me rapprochais. Elle : Mais qui es-tu? Qu'est ce que tu fais ? Dit-elle d'une voix tremblante. Moi : Je demande si c'est moi ton idiote. Ou ta domestique. Je t'ai écouté parler tout à l'heure et laisse-moi te dire que tu n'as rien dit. Tu oses me traiter moi Hafsa d'idiote ? Elle : (tremblante) Mais...mais..au secours ! À l'aide ! Moi : Héééé! Je vois que tu ne me connais pas. Oui tu ne me connais pas oh. Tu ne connais pas Hafsa. Tu n'as aucune idée de qui je suis. Tu veux te battre c'est ça ? Laisse-moi te dire que quand j'étais au village, je me battais avec les lions. Oui tu as bien entendu. Les lions. Alors un conseil, méfie-toi de moi Oh. Méfie-toi de moi. Sinon... J'ai levé la main comme si je voulais la gifler mais je voulais juste lui faire peur. Elle a hurlé puis est tombée au sol. Elle tremblait comme une feuille au vent. Moi : Sale prostituée ! Prostituée que tu es! Regarde-moi ça. Je la toise puis m'en vais. N'importe quoi. Elle me traite moi Hafsa d'idiote. Elle ne me connait pas oh. Dites-lui qu'elle ne me connait pas. Allez dites-lui. *****Ibrahim MOCTAR J'étouffe dans ma chambre alors je suis ressorti pour respirer un bol d'air frais. Je suis en compagnie de Doggy. On veut aller jouer au frisbee dans le jardin. Je remarque la présence de Soraya. Mon assistante. Qu'est ce qu'elle vient faire chez moi. Je lui ai pourtant déjà dit la raison pour laquelle je ne serai pas au bureau aujourd'hui. Alors qu'est ce qu'elle veut de plus. Elle est pourtant mieux placée pour savoir que je n'aime pas qu'on vienne chez moi sans me prévenir. Doggy a commencé par aboyer après l'avoir vu parce qu'il ne l'aime pas trop. Je suis allé à sa rencontre. Moi : Qu'est ce que tu viens faire ici? Soraya : Ibrahim depuis quand tu as une folle chez toi? Moi : (perdu) De quoi parles-tu ? Soraya : Je viens à l'instant de me faire agresser par une folle. Elle disait qu'elle s'appelait Hafta. Ou je ne sais même pas quoi. Elle m'a frappé Ibrahim. Est-ce que je mérite cela dis-moi. Elle s'est mise à pleurer. Soraya : Quand tu m'as dit que tu étais souffrant je m'inquiétais pour toi alors j'ai décidé de passer voir comment tu allais. Et c'est là qu'elle m'a frappé. Elle m'a battu Ibrahim. J'ai peur qu'elle revienne. Elle se blottit contre moi. Je n'aime pas trop ça. Moi : (essayant de la décoller de moi) Soraya s'il te plaît ! Soraya : (me tenant fortement) Oui Ibrahim. J'ai peur s'il te plaît. Console-moi. S'il te plaît. Snif.
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