L'écho des cœurs

1072 Words
Un soir sous tension : vulnérabilité et émotions Ce soir-là, le manoir semblait enveloppé dans un silence inhabituel, un calme trompeur qui reflétait les luttes silencieuses des deux habitants de ces murs. Alexandre était assis dans un fauteuil au pied de son lit, plongé dans ses pensées. Le calme apparent de son visage contrastait violemment avec le tumulte intérieur qu’il traversait. Son cœur et son esprit semblaient engagés dans une bataille, un combat qu’il avait toujours redouté : celui entre son ego et les sentiments qu’il avait pour Lyana. Dans la chambre attenante, Lyana se tournait et se retournait dans son lit. Ses pensées étaient envahies par les moments troublants qu’elle avait partagés récemment avec Alexandre. Elle se surprenait à sourire toute seule en se remémorant ces instants inattendus où il avait laissé entrevoir une part de lui qu’elle n’avait encore jamais vue. Mais ce sourire ne durait jamais longtemps ; une part d’elle restait sur ses gardes, méfiante de l’homme complexe qu’il était. Alexandre, de son côté, se leva brusquement, comme pour échapper à ses propres pensées. Il marcha machinalement vers la porte de la chambre de Lyana. Son esprit lui criait de retourner dans son lit, de garder le contrôle, mais son cœur et son instinct semblaient le pousser vers elle. Une impulsion qu’il ne comprenait pas complètement. Un échange dans la nuit Doucement, il ouvrit la porte de la chambre de Lyana. La lumière tamisée donnait une atmosphère presque irréelle à la pièce. Il s’approcha d’elle avec hésitation, son regard fixé sur le visage endormi de Lyana. Mais alors qu’il s’asseyait doucement au bord du lit, elle ouvrit les yeux, sa respiration devenant légèrement plus rapide en découvrant sa présence. "Alexandre ? Que fais-tu ici ?" murmura-t-elle, sa voix tremblante, mais teintée de surprise. Il ne répondit pas tout de suite, ses yeux cherchant les mots qu’il avait du mal à formuler. "Je… Je ne pouvais pas dormir," finit-il par dire. "Je voulais juste… être près de toi." Lyana se redressa légèrement, ses sourcils froncés, partagée entre l’agacement et l’incompréhension. "Tu n’as pas le droit d’être ici, Alexandre," dit-elle fermement. "Retourne dans ta chambre." Mais il n’obéit pas. Son regard était intense, presque troublant, mêlant désir et quelque chose de plus profond qu’elle n’arrivait pas encore à saisir. "Tu es ma femme, Lyana," murmura-t-il, son ton hésitant entre défi et vulnérabilité. "J’ai le droit d’être ici." Elle secoua la tête, son visage s’assombrissant. "Non, Alexandre. Tu sais aussi bien que moi que ce n’est pas un mariage. C’est un contrat, rien de plus. Et ce contrat ne te donne pas ce droit." Il resta silencieux, la mâchoire serrée, comme s’il luttait contre une vérité qu’il ne voulait pas entendre. Lyana, elle, sentit son cœur s’accélérer, non pas par peur, mais à cause de la tension palpable entre eux. Un instant de vérité Enfin, Alexandre recula légèrement, ses épaules retombant. "Je ne veux pas te forcer à quoi que ce soit, Lyana," murmura-t-il, sa voix tremblante d’une sincérité inhabituelle. "Mais tu es là, près de moi, et je ne sais pas comment… gérer ce que je ressens." Lyana, malgré son trouble, trouva le courage de parler. "Alexandre, tu ne peux pas tout contrôler. Pas moi. Pas ce que tu ressens. Si tu veux mon corps, tu vas devoir me laisser le temps de te donner ça… de mon plein gré. ne me prive pas de le donner par amour, mais pas pour un contrat, je t'en supplie" Il l'a saisissa avant de la rendre immobile sur le dos,les mains à l'air, la dépouillant de toutes ses forces de résistance. Ele était toute vulnérable,ses yeux lui criaient au secours.Elle laissa entendra d'une voix rempli de pitié "vu que tu sera le premier, prends le soin d'y aller avec tendresse, c'est ma seule dignité qui me reste à cause de ton maudit contrat" "veux tu me dire que...qu'...aucun homme n'a..."replica t-il. Lyana,"aucun " Il resta immobile, ses yeux plongés dans les siens. Ses mains tremblaient légèrement, comme s’il se retenait de briser une barrière invisible. "je suis désolé," murmura-t-il finalement. "Je veux que… si un jour tu ressens quelque chose pour moi, ce soit vrai. Mais ce soir… je suis désolé." Elle le regarda longuement, et dans ses yeux, elle vit quelque chose qu’elle n’aurait jamais cru voir : une larme qui roulait doucement sur sa joue. Cette larme, silencieuse mais puissante, trahissait les failles de l’homme qu’il avait toujours voulu être. Lyana fut bouleversée, à la fois par sa vulnérabilité et par l’intensité de ses propres émotions. "Retourne dans ta chambre, Alexandre," dit-elle doucement, mais avec fermeté. Il se redressa, essuyant rapidement sa joue, comme pour cacher ce moment de faiblesse. Avant de sortir, il s’arrêta à la porte et murmura : "Ferme ta porte à clé. Je ne veux pas risquer de refaire une erreur." Elle resta immobile, fixant la porte qui se refermait derrière lui, son cœur battant à tout rompre. Elle se leva pour tourner la clé, mais sa main hésita. Quelque chose au fond d’elle refusait de le faire. Un matin de tensions et d’excuses Le lendemain, en sortant de sa chambre, Lyana trouva Alexandre debout, comme s’il l’attendait. Il était toujours impeccablement vêtu, mais son regard trahissait la fatigue. "Tu voulais rentrer ?" lança-t-elle, mi-provocatrice, mi-méprisante. "Non," répondit-il calmement. "J’attendais pour m’excuser." Elle croisa les bras, le défiant du regard. "Et depuis quand le grand Alexandre Solis s’excuse ?" Il esquissa un sourire triste. "Depuis que je réalise que je veux quelque chose que je ne peux pas obtenir par la force." "est ce pour cela que tu n'as pas achevé ce que tu avais commencé,M.Solis ?" "Dernière le monstre que tu t'imagines,j'ai un coeur qui bas.Et là, je ne voulais pas obtenir ton corps par la force, mais par ce que tu seras prête " Ses mots la troublèrent, mais elle masqua son émotion. "Bien. Alors montre-le en respectant mes limites, Alexandre." Il hocha la tête. "Je te le promets. Je ne ferai rien que tu ne sois prête à accepter. Je ne peux pas garantir que ce sera facile, mais… je vais essayer. Parole du grand Alexandre Solis," ajouta-t-il avec une pointe d’arrogance qui fit presque sourire Lyana. Ils se fixèrent un moment, un silence lourd de non-dits s’installant entre eux. Chacun ressentait un mélange de désir, de frustration et d’espoir, tout en essayant de comprendre ce que l’autre représentait réellement dans sa vie.
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