7.

3003 Words

7.Si je m’étais fait une grande idée de la guerre, par contre je m’en étais fait une médiocre du soldat, aussi étais-je assez inquiet de savoir comment j’allais vivre avec mes nouveaux camarades. Quand on se bat, on ne demande à son voisin que du courage dans le cœur et de la force dans la main ; mais quand on doit vivre du soir au matin avec ce voisin, ce qui s’appelle vivre de la vie ordinaire, où tout est mêlé : besoins, goûts, habitudes, occupations, on peut être plus exigeant et désirer que ce cœur ne soit pas grossier, ou tout au moins que cette main ne soit pas trop sale. Mais comme c’est folie de raisonner ainsi à l’avance ce qu’on ne connaît pas ! Ce fut juste le contraire de ce que je craignais, aussi bien que de ce que j’espérais, qui se réalisa. Pas si grossiers que je me l’é

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