Chapitre 1

4219 Words
Une fois rentrées chez elles, les filles se regroupent dans la chambre de grand-mère en silence. La bonne dame ne convoque personne dans son espace privé sans que ça soit important. Assises de part et d'autres, les filles portent toute leur attention sur leur grand-mère dans la quiétude. - Grand-mère : Jeunes filles, je ne vais pas rester là à vous sermonner car vous n'êtes plus des enfants. Vous avez dépassé la puberté depuis belle lurette alors vous êtes majeures et vaccinées. Je pense aussi que chacune d'entre vous a eu une discussion privée et très sérieuse avec Mame Ndiaya. Ce que j'ai à ajouter est que vous devez savoir que vous n'êtes pas n'importe qui. Vos ancêtres ont veillé à ce que chaque génération puisse se comporter comme il se doit. Vous devez faire attention à votre comportements et vos actions en tant musulmanes. Vos ancêtres étaient des pêcheurs mais cela ne les a pas empêché de prendre soin de leur famille et de leurs entourages. Chaque génération a fait sa part des choses. C'est à votre tour de prendre la relève et surtout d'être des femmes responsables, humbles, courageuses, charismatiques, ayant la tête sur vos épaules. Vous pouvez certes faire un mauvais départ, mais vous avez la possibilité de vous rattraper en cours de route. Certaines d'entre vous ont eu à faire de mauvais choix dans la vie, par contre une seconde chance est bien possible si vous montrer à vos semblables que vous le méritez. Les filles se jettent des regards furtifs, Seynabou baisse la tête, le visage rempli de tristesse et d'amertume. Grand-mère reprend : - Je ne suis pas là pour vous juger mais vous aider à prendre la bonne voie. Sachez que vous êtes appelé à être des mères, et je pense que vous n'êtes pas bêtes pour donner une mauvaise image de-vous à vos enfants. Vous devez cultiver le charisme, l'élégance en physique et dans l'esprit, prendre soin de vous et devenir des personnes importantes. Cela ne vous demande pas de vous conduire en profiteuse, mégère, g***e. Vous devez juste prendre des repères sur vos ainées JUSTES. Je compte sur vous pour changer de comportement. Conduire ce qui était négatif vers le positif. Faites des efforts pour être des références et ne vous prenez pas trop la tête avec les hommes. Ces derniers sont nos complémentaires, mais vous ne devez pas perdre votre temps avec des hommes immatures, qui ne prennent pas leur responsabilité sur leur vie. Y'a de ces homme qui détruisent l'image de la femme car ils sont des lâchent. De la même façon que des hommes meilleurs existent et savent valoriser la femme comme il se doit. Quoi qu'il arrive, ne vous perdez pas sur la route, ne perdez pas vos repères ainsi que vos convictions. Tout ce qui se passe dans votre vie est là pour vous guider. Apprenez de vos erreurs et rectifier vos actes au fur et à mesure. Vous pouvez aller prendre votre diner puis vous reposer, il se fait tard. Et n'oubliez pas que vous ne devez pas prendre de bain ce soir ni toucher au savon. Maintenant vous pouvez y aller, vous m'avez trop fatigué. Bonne nuit ! Grand-mère s'allonge sur le lit et Cathy ramène la couverture sur elle pendant que les autres sortaient de la chambre. - Grand-mère : N'oublie pas de fermer la porte d'entrée Cathy, et si tu penses que je ne sais pas que tu sors la nuit tardivement pour aller je ne sais où, tu te trompes. Ferme la porte de ma chambre en sortant. Grand-mère fait comme si de rien était pendant que Cathy se sentait honteuse. Elle sort et ferme la porte derrière elle avant de se diriger vers la porte d'entrée qu'elle ferme à clé et rejoint les filles dans la chambre. Le lendemain dès l'aube, Manuella est assise sur le tapis de prière, habillée d'une djellaba et un foulard couvre sa tête. Elle tend ses mains vers le ciel et fait des prières. Une fois terminée, elle se lève, plie le tapis et enlève le foulard de sa tête. Elle range tout dans sa valise puis retire sa djellaba. Cela laisse paraître un pantalon noir et un top de la même couleur. Elle porte ses ballerines rouges et tire sa valise vers la porte de la chambre. On va bien qu'elle était prête à rentrer chez elle. Les filles dormaient sur le lit et ne se doutait de rien. Mais Manuella fait tomber le sac à main qu'elle tenait, ce qui réveil Cathy et Seynabou. Cette dernière sursaute et plisse des yeux pendant que Cathy se levait du lit. Marième dort comme une petite fille, on entendait que ses ronflements. - Manuella : Excusez-moi de vous avoir réveillé. - Seynabou : Tu comptes rentrer comme ça Manou ? - Manuella : Oui, je dois y aller avant que les embouteillages ne commencent. - Cathy : Tu attends qu'on te raccompagne jusqu'à la route principale au moins. J'arrive, je vais me laver le visage et porter une robe. - Seynabou : Je rentre avec toi à Dakar. - Manuella : Comment ça ? - Seynabou : Je dois rendre visite à ma mère et régler quelque chose en ville. Mais je reviens à St-Louis dans une semaine inchallah. - Manuella : D'accord, je vous attends dans la chambre de Grand-mère mais faites vite. Sur ces mots, Manuella sort de la chambre avec ses bagages et va retrouver sa grand-mère. Cette dernière est assise sur une chaise devant sa chambre, égrenant son chapelet. Elle lui fait signe de la tête pour qu'elle s'asseye sur la chaise posée à côté d'elle. Quelques minutes plus tard, Cathy et Seynabou sortent de la chambre et viennent s'accroupir devant leur grand en tendant leur main vers elle. La bonne dame prie pour elles puis les demande de partir. Seynabou lui explique en même temps ce qu'elle avait prévu de faire. - Grand-mère : Tu devais m'en parler dès que l'idée t'es venue à la tête. Mais là tu te réveilles et viens me dire que tu dois aller à Dakar régler des trucs. Saches que ici c'est chez moi et ça ne se passe pas comme chez ta mère. Il faut apprendre à respecter vos aînés.  - Seynabou : Je m'excuse grand-mère, ça ne se répètera plus.  - Grand-mère : Bon voyage et faites attention à vous. - Les filles : Merci Maame ! Elles sortent de la maison sur ces mots. * * A Dakar, on retrouve Mansour assis sur le canapé du salon face à la télévision. Il prend son petit déjeuner en même temps et a l'air très détendu. Il prend son téléphone et compose le numéro de son épouse. Cela sonne en vain, il raccroche et relance l'appel. Manuella Décroche à la deuxième sonnerie. - Allô ! Mansour souffle un bon coup et sourit légèrement. - Pourquoi tu me fais cela ADJARA ? - Qu'ai-je fais ? répond Manuella à l'autre bout du fil. - Tu m'as assez torturé comme ça. Je te veux à nouveau dans ma vie et arrête de chercher des prétextes pour ne pas rentrer à la maison. - ... - Oui tu n'as rien à dire après être restée chez ta grand-mère plusieurs moi sans te soucier de nous. Manuella, où sont les promesses que l'on s'était fait ? - C'est à toi que je le demande Mansour. Ces promesses ont été rompu par toi-même alors ne me cherche pas des poux. Si j'ai duré à St-Louis, c'est parce que j'avais envie de retrouver mes esprits et que tu mettes de l'ordre dans ta vie. - Je n'ai surtout pas envie de me disputer aujourd'hui. Tu sais au moins que Bineta a accouché et le baptême est pour bientôt. J'espère te revoir très bientôt. - ... - Bon fait comme bon te semble Manuella, j'en ai marre d'essayer de te ramener à la raison. - Ton air d'enfant pourri gâté m'exaspère. Sache que c'est à toi de faire des efforts pour mériter ma personne et non pas le contraire. Tu as tellement suivi le mouvement des femmes qui t'entourent que tu parles maintenant comme une femme. - Tu te perds complètement là. Je te laisse parce que je vois que ce n'est pas la peine que je discute avec toi sur certains points. - Bye Il raccroche et inspire profondément avant d'expirer avec toutes ses forces. Il se tient la tête avec ses mains et fixe le sol. Son téléphone sonne et il remarque que c'est un numéro international. Il décroche avec la voix rauque. - Oui allô. - Allô mon amour ! Dès l'entente de la voix, il raccroche sans répondre. Les yeux grandement ouverts, il se lève d'un bon et sort du salon, le regard perturbé. On ne sait pas qui était à l'autre bout du fil, mais cet appel est comme un choc chez Mansour, son cœur battait la chamade, il entre et sort de chaque pièce de la maison comme s'il cherchait quelque chose. Cette voix de femme le laisse mal au point. Qui est ce ? * * * Faisons un tour chez les FALL --------------------- Bineta --------------------- Je sors de la chambre avec le bébé dans mes bras. Mon petit ange déborde d'énergie. Il ne dort pas la nuit et la journée il ne dort que les matins. J'ai tellement sommeil que des maux de tête me font faire du n'importe quoi. Tout à l'heure, je devais lui donner le biberon mais j'ai remarqué que le biberon ne contenait que d'eau sans le lait. Je me suis précipité à lui faire son lait tellement il pleurait. Ma belle-mère est partie au marché avec une de ses sœurs mais si elle était là, elle ne me laisserait pas toute seule avec mon bébé. Je ne m'y connais pas grand-chose car c'est ma première fois et rien que pour lui changer sa couche je prends du temps, ce qui énerve le bébé. J'ai peur de lui faire du mal. Une fois dans la cours de la maison, je rencontre Mame Diarra, habillée comme une fillette de 12 ans avec sa mini-jupe. - Tu as vu ce que tu as porté Mame Diarra avec tes grosses fesses ? - Hiiii arrête Bineta, c'est encore tôt. J'allais juste dans la cuisine récupérer une bouteille d'eau mais aujourd'hui je passe la journée dans ma chambre. -  Et pourquoi cela ? - C'est journée Netflix, manger, boire, dormir. - Que se passe-t-il pour que la chieuse ne veuille pas foutre le bordel partout ? Dit Bineta sur un ton d'humour. - Je ne suis pas d'humeur ma beauté, laisse-moi faire un bisou à mon fils et retourner dans ma chambre. - Et moi qui venais te demander de garder ton fils le temps que je prenne ma douche. - Tu es chiante toi. Bon, ..., donne-le-moi. Mais il a intérêt à ne pas pleurer dans mes oreilles. - Ne fait pas de mal à mon fils Mame Diarra, j'en ai que pour quelques minutes. Je lui donne mon bébé et retourne dans ma chambre aussitôt, il faut que je fasse vite avant qu'il ne se réveil. --------------------- Cheikh Ibra ------------------ Je suis au téléphone avec Fadel et je remarque que ce mec manquait de sérieux. Il n'a même pas le temps pour faire quelque chose de correct dans sa vie. Figurez-vous qu'il change de fille comme il change de caleçon. Chaque jour avec une nouvelle tête. Ce qui m'exaspère est qu'il refuse de se comporter en responsable et se concentrer sur une fille bien afin de cheminer avec elle sur le long terme. Mais seul des histoires sans lendemain l'intéressent. Les filles qui acceptent cette situation aussi me font mal à la tête. Comment peut tu être d'accord avec une relation où il n'y a que le s**e qui intéresse le gars mais rien d'autre ? Nous les hommes aimons profiter de certaines situations mais notre position est différente de celle des femmes. Je sais que je n'étais pas un saint et je ne le suis toujours pas mais je n'ai jamais été comme Fadel. - Comme tu veux fils, vis comme bon te semble mais protège toi le maximum possible. Je ne t'appelais même pas pour ça, mais plutôt pour le bélier que tu avais gardé pour moi. - Fadel : Ah, tu passes le récupérer quand est-ce que ? - Demain soir, c'est bon ? - Oui ça m'arrange. - Parfait, on se capte plus tard alors. - Embrasse mon bébé  et ma femme de ma part - Je n'y manquerai pas. Je raccroche et décide de rentrer chez moi, maman disait vouloir me parler. Je range un peu mon bureau et prend mon cartable pour rentrer à la maison. Une fois chez moi, je constate une effervescence chaleureuse. La maison est très animée et ma mère sortait de la cuisine quand je m'apprêtais à marcher à petit pas vers ma chambre. - Cheikh Ibra, tu vas où comme ça ? Et tu es rentré depuis quand ? Pourquoi tu marche sur la pointe des pieds comme un voleur.  - Bonjour Maman. Comment vas-tu ? - Ah c'est maintenant que tu penses me saluer, tu viens d'où toi ? - Du bureau bien sûr. - Que faisais-tu jusqu'à pareille heure ? Depuis quand tu descends à cette heure-ci ? 21h ? - Ma, c'est un interrogatoire ou quoi ? Je t'ai dit que je venais du bureau donc c'est parce que c'est ça. - Depuis ce matin je t'attends, tu prends tout ton temps et tu te permets de venir à pareille heure. Quand je te dis que c'est urgent, c'est parce que ça l'est. Je regarde ma mère avec les gros yeux. Je suis choqué là. Attendez, Que se passe-t-il avec elle ? Ne me dite pas qu'elle est juste sur les nerfs car elle est à fond dans les préparatifs du baptême ? Ma mère est irréparable. - C'est à toi qua je parle non. Tu fais comme si tu n'avais plus toute ta tête là. Je reviens à moi et lui sourit. Je m'approche d'elle et la prend dans mes bras pour un gros câlin. - Hey pousse toi là-bas, tu crois que j'ai le temps pour tes gamineries. - Maman toi aussi, il ne faut pas être sur les nerfs comme ça. Tu sais que je ne veux pas te voir comme ça. - Tu sais que j'ai besoin d'argent pour gérer le baptême comme il se doit et on a des choses à régler avant que la mère de Bineta ne vienne demain. Elle doit être là dans la journée et avant de lui parler il faut d'abord qu'on discute toi et moi pour que je sache à quoi m'en tenir. Va te changer et rejoint moi dans ma chambre. - Allons-y maintenant. Tu sais que dès j'entre dans ma chambre, mon fils occupera tout mon temps. - Suis-moi alors, mais va dans la salle de bain et lave-toi les mains d'abord. - D'accord Maman ! Dis-je comme un petit enfant. Ma mère me lance un regard tueur avant de s'asseoir sur le lit. Non mais les mamans aiment trop les grandes fêtes. Je trace ma route avant de recevoir ses foudres. Ma mère est une femme très douce, mais quand elle s'énerve, c'est la cata. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais je ne suis pas la cause de son état. Il faut que j'en sache un peu plus. Je lave les mains et va la retrouver. Assis face à elle, je me fais petit en caressant sa main. - Pourquoi mon adorable mère est dans cet-état ? Ne me dîtes pas que c'est à cause de moi puisque je sais que y'a autre chose. Elle me regarde avec ses yeux tendres et rassurants. Je lui fais mon plus beau sourire et là elle éclate de rire. - J'en suis sûr que c'est comme ça que tu te comportes avec les filles espèces de dragueur. Tu me fais les yeux doux pourquoi même. - Je voulais vous séduire ma chère mère afin que la tension que je lisais dans vos yeux disparaisse. Dis-je comme si je parlais à la reine d'Angleterre. - Tu es incorrigible toi. Y'a juste ta sœur qui m'exaspère parfois. - Qu'est-ce qu'elle a encore fait celle-là. - Et bien figure toi que je l'ai surpris devant la porte d'entrée de la maison en train d'embrasser un gars. - QUOI mère ? - Oui, elle a osé le faire sous mon toit. Quel manque de respect de sa part ! Je ne sais même pas ce qui ne va pas chez elle pour qu'elle se comporte comme un animal. C'est à cause des invités que je ne lui ai pas cassé sa gueule.  - Laisse-moi gérer cela à ma manière. Dis-je très énervé. - En tout cas, ces temps-ci elle a changé de comportement. J'aurais compris si c'était pour un vrai homme, un gentleman mais ce gars qui ressemble à un sourit avec son visage trop suspect. Elle m'énerve.  - Mère Calmez-vous, je vais gérer cela. - Si tu le dis, mais il faut qu'on parle de la somme d'argent que nous devons remettre à la mère de Bineta pour la préparation de la cérémonie. Ainsi que des achats que je dois faire pour le repas. - Dites-moi une somme et je gère le reste Mère. ------------------- Manuella -------------------- La voiture roulait depuis quelques heures et nous sommes presque arrivés à Dakar. Avec l'autoroute à péage, voyager n'est plus difficile comme avant. Seynabou qui était assise à côté de moi, a dormi presque durant tout le trajet. Je la regarde dormir et là je me rends compte qu'elle semble être si innocente en état de sommeil. Mais l'autre moi me souffle à l'oreille que cette fille m'a fait vivre le martyr chez eux. Les « daring sisters » ont toujours été un cauchemar pour moi. Je ne sais toujours pas comment une personne peut détester une autre sans pour autant avoir une relation avec elle. Je la sens bouger le bras puis ouvrir petit à petit les yeux. Au même moment, mon téléphone sonne et je j'y jette un coup d'œil. Un numéro international s'affiche. Je me demande qui cela peut être. Je décroche et écoute qui est à l'autre bout du fils - Adjara Manuella Diagne tu me manque tellement. Là mes yeux inondent de larmes. Sa voix me fait frissonner, et je me rends compte à quel point il me manque. - Lui : Allô ! - Allô. Répondis-je avec une voix enroulée. - Lui : Ne me dis pas que tu pleures quand même « yaw daga meussa bari ay rongogn nak ish ». Je souris face à ces mots, il est trop c*n lui. - Babacar arrête s'il te plait, je ne suis pas d'humeur. - Que se passe-t-il ? - Rien à part le fait que mon frère m'a délaissé. Je t'ai appelé à mainte reprise sans réponse de ta part. ça ne sonnait même pas. - Et je m'en excuse ma prunelle, j'étais dans des difficultés et j'avais un emploi du temps trop saturé wallahi. - Saturé jusqu'à m'oublier ? -  Cela ne se reproduira plus. J'ai perdu mon ancien numéro et j'ai eu une vie trop en désordre mais bon c'est résolu. - Si tu le dis. J'espère que tu vas bien. - Alhamdoulilah mon bébé. Je voulais juste m'assurer que tu vas bien et que tu n'avais aucun soucis. - Ne t'inquiète pas, je vais super bien alhamdoulilah. - Et Mansour ? il s'occupe bien de toi j'espère. - Oui cava il se débrouille. Je viens de quitter St-Louis même pour rentrer à Dakar. - Ah oui, c'est super ça. Tu as rencontré Grand-mère alors. - Oui, elle est adorable et unique cette bonne dame. - Oh ça c'est Maame. La prunelle de mes yeux. - Euh, est ce que tu savais que ta mère était souffrante ? - Je ne t'ai pas appelé pour parler d'elle. - Babacar stp, ... - Manou arrête, il faut même que je raccroche, je dois retourner au boulot. Je te rappelle ce soir ou demain inchallah, on va discuter. - Tu fuis la discussion là, tu le fais exprès.... - Non mais j'ai des choses à faire, je te rappelle plus tard. - Inchallah ! De toute façon, tu vas devoir m'écouter tôt ou tard. - Bye, petite Sœur ! - Bye et gros bisou à toi. Je raccroche et range mon téléphone. - C'était Babacar, mon frère n'est-ce pas ? Je regarde Seynabou, qui avait l'air désolée. - Oui Elle reste silencieuse quelques minutes avant de reprendre. - Je voulais te demander pardon Manuella. Je te prie de m'écouter sans m'interrompre. - Seynabou ! - Je t'en prie écoute moi - ... - Je sais que j'ai eu à te faire vivre le martyr avec ma sœur et ma mère. Et sans raison en plus de cela. Je pense que ce n'est même pas la peine que je revienne sur ce qui s'est passé entre nous. Tout ce que je peux te dire, c'est que je regrette au plus profond de mon cœur et je n'ai qu'une chose à te demander. Pardonne-moi pour tout ce que je t'ai fait. J'implore ton pardon et je vais te montrer que je vais changer. Nous avons le même sang et je ne peux couper se lien. Si tu savais combien je regrette ma vie. Et là, elle éclate en sanglot. Ce qui fait qu'on attire l'attention des autres qui étaient dans la voiture. Je me précipite à lui caresser le dos et l'aider à se calmer. Je ne sais pas si elle est en train de jouer au cinéma ou pas, mais bon donnons-lui le bénéfice du doute. - Il faut que tu te calme Seynabou. Tout le monde nous regarde, arrête toi aussi. - Je regrette tellement. Je regrette tout ce que j'ai fait depuis lors. Dit-elle avec la voix enroulée. Je ne sais pas tout ce qu'elle se reproche mais ça l'affecte à ce que je vois.  - D'accord, je te pardonne Seynabou mais calme toi. - Euh, excusez-moi mais est-ce que ça va ? Demande une femme curieuse assise à côté de nous. Je lui jette un regard furtif avant de donner un mouchoir à Seynabou. - Oui Madame, tout vas bien. Vous n'avez pas à vous inquiéter, c'est ma sœur. Lui dis-je pour la rassurer. Ainsi, Seynabou se calme petit à petit. Ce n'est que quelques minutes après, qu'on arrive au croisement Camberène, le chauffeur s'arrête sous le pont et nous demande de descendre. Ce que l'on fit sans attendre. Je tire ma valise et me met à côté pour attendre un taxi. - Tu prends un taxi ou tu attends quelqu'un ? Demandais-je à Seynabou. - Je prends un taxi. En voilà un. Elle discute avec le chauffeur de taxi pendant que j'en arrête un autre pour faire de même. Nous montons chacune de son côté et nous disons au revoir de la main. Je profitais du vent frais qui fouettait mon visage pendant que le chauffeur roule à grande vitesse. Ce n'est que trente minutes après que j'arrive devant chez moi. Je paye le chauffeur et descend de la voiture. Tirant ma valise, je me rends compte que cela faisait vraiment longtemps que j'ai quitté la maison. Je mets quelques secondes avant d'appuyer sur la sonnette. Pendant ce temps, la vendeuse de Salade du coin me lançait des regards indiscrets. Je lui fais signe de la main pour la saluer.  - La vendeuse : Hey Ma chérie, ça fait longtemps dé. Je lui souris et lui répond chaleureusement. - J'étais hors de Dakar, mais là je suis de retour. - Ah, c'est ça alors ! Je demandé après toi tout le temps mais on m'avait dit que tu avais quitté la maison pour toujours. - Qui t'a dit cela ? Je suis surprise d'entendre ces mots. Qui lui a dit que je ne reviendrai plus jamais ? - Ah, c'est ta belle-mère qui me la dit et Madjiguène me la confirmé - Hum ... C'est là que la porte s'ouvre sur Madjiguène elle-même. Cette fille que j'ai amenée dans cette demeure et qui m'a poignardé au dos. Elle m'a trop déçu celle là. Elle me regarde de la tête avec un regard surpris. Je ne lui donne même pas le temps de réagir que je pénètre dans la maison sans la saluer. Je trace ma route et pénètre à l'intérieur de la maison sans un seul regard vers cette traitresse. Je n'ai même pas pu dire au revoir à la vendeuse. Mais bon, ce n'est pas grave. - Madjiguène qui est ce qui sonnait ?  La voix de ma belle-mère me fait revenir à la raison. Je sais que les choses ne seront pas faciles dans cette demeure mais comme je l'ai promis à Grand-mère je ferai de mon mieux pour changer les choses. J'arrive au seuil de la porte d'entrée du Salon et m'arrête. Surprise, Ma belle-mère se lève d'un bond du canapé et se tient les hanches. --------------------------------------- A SUIVRE GUYS  MERCI DE ME SUIVRE COMMENTEZ CAR VOTRE AVIS COMPTE N'OUBLIEZ PAS DE VOTER POUR L'HISTOIRE.
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