Chapitre 2

3977 Words
Manuella se retrouve face à son pire cauchemar, Sa belle-mère. Elle fait son possible pour garder la tête haute et soutenir le regard de cette bonne dame. Ainsi, elle entre dans le salon en laissant sa valise au dehors, et marche vers Tata Fatou. Arrivée à quelques mètres d'elle, elle lui tend la main. - Manuella : As'salam haleykoum Tata. Tata Fatou la regarde de la tête aux pieds et lui fait un sourire narquois. Elle plisse des yeux et incline sa tête vers la droite. - Eh bien jeune fille, tu es osé hein maintenant. Range ta main, c'est bien mieux pour toi. Toi qui ne m'a jamais salué avec la main tu viens vers moi avec ton faux sourire. Tu crois que je suis née hier ? - Manuella : « sama koude diame la rathie dé » Tata je viens en paix. - Hum, ce ne sont pas mes affaires. Et je vois que tu n'as pas de vergogne. Traîner dans un endroit où tu n'es pas la bienvenue, est vraiment pas intelligent venant de toi. - Manuella : Je vois que rien n'a changé ici. Vaut mieux que je rejoigne ma chambre. - Tchippp « niak diome si yaw la fekk bakh démal lilay khar boko khamone » Si tu savais ce qui t'attend, tu n'allais pas revenir. Manuella secoue la tête d'un air désolée et sort du salon avant de rejoindre sa chambre conjugale. En entrant, elle fait attention de ne pas faire de bruit car Mansour était allongé sur le lit, dormant à poing fermé. Manuella traine sa valise et le pose dans un coin de la chambre. Elle entre ensuite dans la salle de bain, se lave les mains et se débarbouille le visage. Quelques minutes plus tard, elle sort de la douche avec une petite serviette à la main. ---------------- Manuella ----------------- Je sors de la salle de bain et me trouve en face d'un Mansour mi réveillé. Dès que nos regards se croisent, il ferma les yeux aussitôt. Je me rends compte que son visage me manquait à un tel point que je n'arrive pas à l'expliquer. Le gars mets quelques secondes avant de rouvrir ses yeux et de me regarder comme s'il était perdu. Je lui fais un joli sourire et m'approche du lit. Il se lève en ne me quittant pas des yeux. Il s'adosse à la tête du lit et fronce les sourcils. - Mansour : C'est toi ou je rêve ? Je respire profondément avant de m'approcher de lui. Je me souviens de ma discussion avec Cathy et Marième. [... - Marième : Adjara, je veux que tu m'écoute attentivement. Tu es ma sœur et je ne veux que ton bien. Tu sais bien que tu dois rentrer chez ton mari sous peu de temps. Mais je veux que tu te comportes en responsable, en une vraie femme sénégalaise. Je sais que ton mari peut être c*n parfois, mais il t'a aimé et je sais qu'il t'aime jusqu'à présent. C'est juste que ces sorcières ne lui donnent pas l'opportunité de réagir comme il se doit avec toi. Elles ont assez joué, maintenant c'est à ton tour. « yaw ya mome sa dieukeur kone dieulko bamou matt ». - Cathy : « dogou mala sakh té yalla boula dé dogg » Certes je ne supporte pas trop ton mari et j'ai mes raisons, mais ça serait trop facile de laisser ces mégères gagner la bataille. En plus de cela, vu tout ce que tu nous as raconté au début de ton mariage. Mansour a fait l'impossible pour que tu tombes amoureuse de lui. Et il a réussi son pari. Maintenant, nous savons que ta belle-mère fera son possible pour te faire déguerpir mais il faut lui montrer un autre visage de toi. Il faut qu'elle sache que tu es une Lébou pure sang. Chez nous, on ne recule devant aucun obstacle. Alors, je te conseil de reprendre le contrôle de ton mari. Soit la séductrice qu'il faut, soit la perle rare devant ses yeux. Il faut qu'il une autre toi. Commence d'abord, par renouer les liens avec lui. Dans quelques semaines, je viendrais à Dakar avec Marième pour t'amener dans un endroit où on va refaire ton arsenal de séduction. - Marième : Oui mais pour l'instant, va en paix et séduit le naturellement. Ensuite, vous discutez en tête à tête des tout ce qui s'est passé avec sa famille. - Et faîte un nouveau départ. ... ] Leurs mots reviennent dans ma tête, ma nostalgie de nos moments de bonheur refait surface et je lui saute dessus. Il m'a trop manqué. Je le serre dans mes bras tellement fort qu'il semblait s'étouffer. - Hey, tu m'écrase là espèce de grosse fille. Je me lève en le pinçant et il éclate de rire. Un rire qui résonne dans mes oreilles comme le chant des cygnes. Mon cœur se gonfle, mon rythme cardiaque s'accélère et avant que je ne puisse réagir, Mansour me prend dans ses bras et me serre contre son torse tendrement. Je ne pouvais réagir, j'étais obnubilée par l'instant présent et ce que je ressentais réellement. Tous les sentiments que j'avais enfouie depuis lors, refont surface. Ce qui me rend soudainement muette. - Tu m'as tellement manqué mon amour. Ton odeur enivrante me manquait énormément. Dit-Mansour en se détachant de moi. Je souris et soutiens son regard. - Non lève-toi, il faut que je te regarde. Tu as tellement embellis ! - (rire) Arrête Mansour, je suis fatiguée par le voyage. Dis-je avec le sourire. Je m'allonge sur le lit mais il n'était pas du même avis. Il se met debout et me tire par le bras. Une fois debout et face à lui, il me fait tourner sur moi-même avant de me faire un sourire sincère. - Merci d'être là mon amour. Tu ne sais même pas à quel point j'ai souffert de ton absence. Je ne pouvais exprimer mes ressentis sans qu'on le se prenne la tête et je ne sais même pas pourquoi mais te voir loin de moi est une chose que je supporterai pas. Attend-moi je reviens. Me dit-il en me faisant un bisou au front. Je souris et me rassois sur le lit le voyant entrer dans la salle de bain. - Par contre je vais te tirer les oreilles Manuella. Dit-il à haute voix. - Mais pourquoi ? - Tu crois que c'est normale de prendre des congés dans le mariage, c'est écris où même ? - (rire) Il me fallait du temps pour retrouver mes repères toi aussi. Et tu étais d'accord avec cela. - Oui mais pas autant de mois toi aussi princesse. Dit-il en sortant de la salle de bain. - Il le fallait. Bon je vais me changer, prendre une douche et me reposer. J'ai besoin d'une bonne sieste. - D'accord, pendant ce temps, je vais m'occuper un peu. Je n'ai pas envie de sortir aujourd'hui mais plutôt m'occuper de ma femme chérie. Dit-il avec un sourire béat qui me fit fondre. -  Vas-y et laisse-moi dormir un peu mais sois sage. Il sort en souriant, je baille en me levant du lit pour me déshabiller avant d'entre sous la douche.... ---------------- Mansour --------------- J'ai eu la surprise de ma vie, je ne savais pas qu'elle me manquait autant. Cette fille est comme un rayon de soleil dans mon cœur. Je l'ai aimé dès le premier jour qu'on s'est rencontré. Je sais que je ne suis pas un Saint mais j'aime Manuella et sincèrement même si je fais le c*n parfois. Elle m'attire et me rend spécial. Assez parlé ! Il faut que l'on rattrape le temps perdu. Je vais lui faire un bon goûter pour qu'elle se goinfre à son réveil afin que le sport qui l'attend soit supportable pour elle. Rien qu'à la voir, je b***e déjà. Mon mini moi, est en manque wallahi. J'entre dans la cuisine et sort un plateau d'où je pose des verres à jus, un plat en céramique et j'en profite pour appeler un ami traiteur pour passer une commande d'un Box apéritifs. Il devrait me livrer dans une trentaine de minutes. Dès que ma femme se réveille, je le fais chauffer au four et lui servir comme il se doit. J'ai envie de faire des bébés moi. - Tu es tout souriant là mon fils ! Ma mère venait de rentrer dans la cuisine. - C'est normal Ma, la prunelle de mes yeux est de retour. Et j'en suis très heureux. - A ce que je vois, tu avais hâte. Dit ma mère en sortant comme elle était entrée. Mais cela se voyait qu'elle n'était pas très contente. Je sais qu'elle a du mal à supporte ma femme, mais j'aime cette fille et je la veux pour toujours dans ma vie. Il faut que maman comprenne cela. Je discuterai avec elle prochainement. Aujourd'hui, je me donne entièrement à ma femme. Je devais sortir avec les garçons mais il faut que j'annule. Mon téléphone sonne au même moment. Je vois que c'est Cheikh Ibra qui appelait. Je décroche ... - Boy - C'est toi qu'on attend là, il faut qu'on aille à la salle de sport avant 20h. - Oui je sais et on devait passer chez le coiffeur mais là, je suis indisponible car Mme est de retour. - Ah oui ! Il était temps hein. - Oui, et il faut que je m'occupe d'elle. - Vas y doucement hein. On sait tous que tu es en manque mais ne prend pas tout en même temps "bala gay diékhal khalé bi". - Ne t'inquiète pas, je ne peux pas rattraper des mois en un jour toi aussi. - Mais n'oublie pas ce que je t'ai dit la dernière fois. Mets de l'ordre dans ta vie. Manuella a le droit d'être heureuse et tu dois t'occuper de cela. - Pas facile avec ma mère mais je vais gérer. - En tout cas il le faut. Cette fille est une perle, ce n'est pas évident d'aimer une personne qui nous à marier par force. - Je sais boy. - Tu as intérêt à bien te comporter alors. - Ouais, à plus. Je raccroche et sors de la cuisine avec le plateau. Vaut mieux que je monte dans la chambre en attendant que le livreur arrive. Regarder ma femme dormir est un pur délice en ce moment. -------------------------- Abdou Karim ---------------------- Je me plais bien dans ma relation avec Tacko. Cette femme m'a aidé et soutenue dans les moments les plus sombres de ma vie. Elle a été là pour me donner goût à la vie quand tout allait de travers. A un moment donné de ma vie, je ne me reconnaissais plus, je ne parvenais plus à sortir de l'impasse car à cause des difficultés et coup bas de la vie, j'étais arrivé à un stade où je ne savais plus ce qui était bon ou pas. J'avais perdu mon boulot, je ne m'entendais plus avec mon père et le comble, le jour de sa mort on s'est disputé violement. Notre dispute tournait autour de ma consommation d'alcool. Et je regrette tellement cela. C'est ce soir même qu'il nous a quitté. Je n'ai même pas eu le temps de lui demander pardon, mon plus grand regret. Ainsi, après son enterrement, je suis devenu plus fou que jamais, accro à l'alcool et j'ai failli toucher à la d****e. Heureusement que Tacko était là au bon moment. On s'est rencontré devant un arrêt bus. Je me rendais chez Fadel et c'est à ce moment que j'ai croisé la femme de ma vie. Celle qui m'a sauvé. Lorsque nos regards se sont croisés, j'ai senti de fortes vibrations dans mon corps, ma respiration s'accélérait et mes mains devenaient soudain moites. Elle m'a souri et cela m'a rendu amoureux dès cet instant. Sa noirceur d'ébène était brillante sous la lumière du soleil. Et depuis ce jour, ma vie a changé. Elle m'a tiré du trou noir où je m'étais jeté pendant cette période sombre de ma vie. Je ne peux que rendre grâce à Dieu de l'avoir mis sur mon chemin. Au début de notre relation elle en a vu des vertes mais pas des mûres, car pour que j'arrive à me passer de l'alcool s'était une vraie bataille de titan. Mais bon, elle a réussi son pari et pendant ce temps je me suis trouvé une nouvelle passion, LA DECORATION. Tacko avait déjà créé son entreprise d'organisation évènementielle, ainsi elle m'a invité plusieurs fois pendant ces prestations. Et au fur et à mesure que j'y participais, je me suis plu dans cet environnement. Ainsi nous avons fini par collaborer et travailler pour donner le meilleur de nous-même. Pendant ce temps, ma mère commençait à remarquer mon changement, pour son plus grand bonheur. Mais dès qu'elle a été au courant de notre relation, elle a voulu que tout s'arrête sous prétexte que Tacko ne lui inspirait pas confiance. J'ai rigolé quand ma mère m'a demandé d'arrêter ma relation avec Tacko. Je n'y croyais pas du tout. Je suis d'accord qu'elle avait son propre style vestimentaire et qu'elle ne se souciait pas de ce que les gens peuvent dire. Mais de là à la taxer de fille facile, cela me faisait rire. Tacko est une fille tellement sérieuse que parfois je la forçais à se laisser aller un peu. Ainsi, nous avons construit notre relation sur de bonnes bases. Au début je croyais que ma mère bluffait en m'interdisant de sortir avec elle. Mais quand j'ai voulu l'épouser, elle a carrément refusé jusqu'à aller même à un stade où elle m'interdisait de lui parler. J'ai forcé notre mariage en allant en parler à mon oncle maternel et c'est lui qui est allé demander la main de Tacko dans un village un peu éloigné de Dakar. Tacko est orpheline de père et de mère. Elle est fille unique et je sentais le besoin de la protéger comme il se doit. Je n'ai même pas écouté ma mère et sincèrement je n'ai rien regretté. Mes parents ont fait leur vie et ma génitrice ne m'empêchera jamais de choisir la femme de ma vie. J'assume mon choix et comme tous couples, il y'a des hauts et des bas. Mais avec Tacko, on se retrouve très vite. A un moment donné, ma mère a tout fait pour que j'épouse une de mes cousines mais s'était mal me connaître de sa part. On a serré les coudes et on a eu une merveilleuse fille qui est la lumière qui ne cessera d'illuminer notre relation. Ce matin, maman m'a appelé pour me dire qu'elle va venir quelques jours à la maison car Ma sœur, Viviane, était en voyage d'affaire pour 15 jours. Oh mon Dieu ! 15 jours où maman et Tacko seront sous le même toit. Vaut mieux que je prenne les devants. Je ne sais même pas comment l'annoncer à Tacko. Elle est partie acheter des sachets pour les beignets du baptême de demain. Le couple Fall nous a encore une fois de plus fait confiance pour tout organiser. Il faut que je discute avec elle dès son retour. Elle ne devrait même pas tardé à rentrer. Je sors de ma chambre pour retrouver ma fille avec Fanta sa nounou. Fanta est une perle wallahi. Elle adore tellement Safietou que j'appréhende le jour où elle devra quitter la maison. C'est pour cela que je la traite comme ma petite sœur. - Hey les filles, vous faîtes en ce moment ? - Safietou : Papa Je veux une glace. - Mon ange à cette heure-ci ? On attend demain et je t'amènerais en prendre à volonté si tu veux. - Fanta : C'est ce que je lui ai expliqué mais Safi dit non. - Safietou : C'est aujourd'hui que je veux ma glace papa, AUJOURD'HUI. Elle boude carrément là. Elle jette ses jouets par ci et par là, saute sur le lit en chantant une glace une glace. Je ne sais que faire avec cette fille. Elle peut être une vraie sorcière quand elle veut. Fanta ne faisait que la regarder avec un grand sourire. - D'accord, inutile de tout casser. Je vais t'en chercher tout de suite. - Yessssss. Comme je t'aime Papa ! S'exclame-t-elle en s'allongeant sur le lit. Je ferme la porte de sa chambre et sort de la maison. ------------------------- Tacko --------------------------- Une fois mes courses terminés, Je rentre à la maison plus que fatiguée que jamais. Heureusement qu'on a terminé tous les préparatifs, l'équipe qui devait décorer pour le buffet et les invités vient de me signaler qu'il était chez Bineta et avait presque fini la déco. J'ouvre la porte de l'appartement avec mes clés et entre en soufflant. - Bonsoir ! S'était trop silencieux ici. Karim devrait être là non. Je pose les sachets que j'avais dans les mains sur la table et entre dans le salon. Oh mon Dieu ! J'ai eu la peur de ma vie. Que fait ma belle-mère ici ? J'essaye de ne pas paniquer et garder mon sang froid. Je marche en sa direction avec la tête haute. - Bonsoir Maman Elle me reluque de la tête aux pieds avant de me répondre avec une voix inaudible. - Cava Ok, vaut mieux pour moi que je me fasse petite. Je trace ma route aussitôt et va retrouver Fanta avec ma fille dans sa chambre. - Mon bébé ! Je la serre dans mes bras et l'embrasse sur la joue. - Bonsoir Tata. Dit6Fanta en se tenant debout. - Fanta je t'ai dit n fois de m'appeler par mon nom et arrête-moi tes Tatas stp. - Excuse-moi. - Où se trouve Karim ? - Safietou : Il est allé m'acheter une glace. - Oh, de la part de la grande capricieuse. Ma fille sourit et saute sur le lit. - Depuis quand Mère Ndoye est là ? Demandais-je à Fanta en chuchotant. - Fanta : Euh, je dirais depuis une demi-heure. - Ah, d'accord. Je vais prendre une douche et me changer. - Fanta : D'accord, pendant ce temps je vais chauffer le dîner en attendant que Karim revienne. - C'est bon. J'entre dans ma chambre et ferme la porte derrière moi. Les yeux fermés, je m'adosse à la porte et inspire profondément. Mère Ndoye me donne des vertiges wallahi. Elle arrive à me couper le souffle en quelques secondes. Et que fait elle ici à une heure tardive ? Vaut mieux que j'aille prendre une bonne douche pour me libérer de cette chaleur infernale en plus de la froideur de ma belle-mère. Je me déshabille et la porte d'entrée s'ouvre sur mon mari. - Bébé, tu es rentrée depuis quand ? Demande-t-il en fermant la porte. - Cela fait une trentaine de minutes. Dis-je en nouant ma serviette autour de mon corps. - Je pensais que tu allais passer chez Bineta pour la déco. - Djibril est passé, donc ce n'était pas la peine. - Bien. En entrant dans la salle de bain, je me rappelle de ma belle-mère. - Oh, bébé ta mère est dans le salon. C'est toi qu'elle doit attendre surement. - Euh, ..., au fait, ..., elle va surement passer la nuit ici. - Comment ça ? Demandais-je choquée. - Au fait, elle m'a appelée ce matin pour me dire que Viviane était partie en voyage d'affaire et qu'au lieu de rester seul à la maison, elle préférait venir ici quelques jours. - Ah. Dis-je surprise et sur les nerfs. - Je sais que je devais t'en parler depuis ce matin mais j'étais tellement occupé que j'ai oublié. Et je me suis dit que j'attendrais que tu rentres. - (énervée) Fallait qu'en même m'en parler dès l'instant où elle t'a appelé. Ainsi je serais prête à l'accueillir mais tu ne l'as pas fait.  - Tacko, s'il te plait ... - Non c'est bon j'ai compris. Dis-je avant d'entrer dans la salle de bain. Il m'énerve. ---------------------- Mère Ndoye -------------------- Une belle fille qui n'a même pas le culot de se comporter comme il se doit avec sa belle-famille. « si khalé bi rek lako guissé » Je ne sais pas pourquoi Karim n'a pas pu trouver une fille digne de ce nom. En plus il ose me dire Maman j'aime ma femme. Foutaise ! Je suis fatiguée de m'assoir ici comme un robot. Je me lève et marche vers les couloirs. - ABDOU KARIM ! ABDOU KARIM ! - Oui Maman ! Répond ce connard Je marche vers l'endroit où provenait sa voix. Je le vois venir vers moi et ce garçon devient de plus en plus maigre mon Dieu. - On dirait que tu ne manges jamais toi. - Maman ! - Bon, moi je suis épuisée. Où Dois-je poser ma valise ? - Vient, je vais t'aider à t'installer. C'est dans une ambiance un peu tendue que l'on laisse la petite famille de Karim pour retrouver le fameux Fadel. Ce mec est très bizarre. Qu'est-ce qu'on connait de lui ? On n'a aucune information. Que fait-il de ses journées ? On le voit entrer et sortir comme il le veut mais il ne dit jamais rien de ce qu'il fait ou vit. -------------------------- Fadel -------------------------- Je ne sais pas ce que fou ces connards mai ils vont me faire péter les plombs. Je vais appeler Marie pour en savoir plus. Je récupère mon téléphone sur le canapé et je compose son numéro. - Marie, retrouve moi au même endroit tout de suite et réuni toute l'équipe. N'OUBLIEZ PAS QUE JE N'AI PAS LE TEMPS DE VOUS ATTENDRE ETERNELLEMENT. QUAND JE DIS TOUT DE SUITE C'EST TOUT DE SUITE b***e DE c*n. Je raccroche énervé et prend mes clés avant de sortir de l'appartement. Ces fils de putes veulent me rouler dessus, mais je vais les montrer qui est le Boss ici. Je roule avec ma moto jusqu'au lieu de rendez-vous et descend les retrouver. Ils ont la chance d'être là avant moi. - Si je ne vous avez pas retrouvé ici, je vous aurais coupé la tête depuis fort longtemps. b***e d'imbécile, COMMENT AVEZ-VOUS FAIT POUR LAISSER CES CONNARDS VOUS ROULER DESSUS. Ils se sont tirés avec la marchandise. Savez-vous ce que cela me coûte ? - Nous, ... - TU TE TAIS QUAND JE PARLE. QUE PERSONNE NE M'INTERROMPT. Vous m'avez fait perdre mon temps comme un débutant. J'avais confiance en vous, mais à ce que je vois vous ne méritez pas ma confiance. Je vais devoir changer les choses avec vous. Vous ne méritez pas mon respect. Marie s'avance vers moi avec la tête haute. Je suis dégoûté. - Marie : On s'excuse Fadel, cela ne se reproduira plus. - Vous avez intérêt à me rectifier cette erreur aussi vite que vous pouvez. - Marie : Je te promets que l'équipe va redoubler d'effort et cette fois ci on va taper bien fort. N'est-ce pas les gars ? - Oui. Ils répondent en cœur comme des marionnettes. Ils m'énervent. Je leur tourne le dos très énervé. Il me faut un calmant. Je sens une main sur mon dos et seule une personne a le culot de faire cela. Je me retourne vers elle et la regarde dans le blanc des yeux. - Marie (le regard suspicieux) : Je sais ce qu'il te faut en ce moment. Allons-y ! Je lui fais un petit sourire avant de monter sur la moto. Elle fait de même et noue ses bras autour de mes hanches. Direction, chez moi ! --------------------------- A SUIVRE Merci pour votre soutien et l'intérêt que vous portez à mes écris. N'oubliez pas de voter et de donner vos avis en commentaire. Partagez avec vos amis, rien de plus beau que de lire entre amis et de commenter les faits ensemble ! Gros bisous à vous !
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD