Le soir, mon père est rentré en voiture. Quand j’ai ouvert le portail, derrière lui,
j’ai vu… ma mère. Mon cœur a bondi. Elle m’avait tellement manqué ! Une vague
de bonheur m’a envahie et j’ai immédiatement retrouvé le sourire.
— Tu vas mieux, maman ? demandai-je, les yeux brillants.
— Oui, mon cœur, ça va. Je tenais à passer ce Noël avec toi, répondit-elle, sa voix
douce mais fatiguée.
— Je suis trop contente de te voir !
Nous avons bavardé toute la nuit, ri et partagé nos souvenirs. Puis nous avons
commencé à préparer les fêtes. Ma grand-mère venait souvent nous voir,
apportant de quoi manger et contribuant à l’ambiance festive. Mais entre elle et
mon père, ce n’était pas toujours la paix : les tensions familiales étaient parfois
évidentes et lourdes à vivre.
Le 24 décembre, ma mère et moi sommes allées faire les achats. J’ai décoré la
maison comme jamais, transformant chaque recoin avec guirlandes, lumières et
bougies. Ma sœur Émilie, qu’on appelle Emma, est arrivée de Yaoundé, où elle
étudie à l’université. Je l’admire beaucoup : sa confiance, son sens des
responsabilités, et sa façon de toujours trouver le bon mot.
Le lendemain, c’était Noël. La maison était animée : ma grand-mère était là, ma
mère avait cuisiné un plat délicieux, et les rires résonnaient un peu partout. Mais
alors que je me préparais pour la messe, une dispute a éclaté dehors. Mon père
et ma grand-mère s’étaient violemment disputés, et il avait frappé ma grand-
mère à la nuque. J’étais choquée, figée, le cœur battant à tout rompre.
Ce fut un Noël tendu, mais j’ai fait de mon mieux pour que la journée reste belle.
Les jours suivants furent plus paisibles. Quelques jours plus tard avant leréveillon ma sœur est rentrée elle allait trop me manquer j’étais donc seule avec
ma mère et mon père, je ne sais pas pourquoi mais ces vacances là étaient
différentes j’étais très proche de ma mère je lui racontais pleins de trucs sur moi
je lui disais que je l’aime.
On se mettais du vernis à ongle on était à la fois mère et fille et meilleures amies
; elle me parlait du projet de son mariage à la mairie avec mon père et j’avais
pleins d’idées pour rendre ce moment super cool. J’écoutais constamment deux
chansons que j’avais d’ailleurs téléchargé dans le téléphone de ma mère c’était Il
faut dire je t’aime à tous ceux qu’on aime et c’est la vie la vie … ma mère kiffais
aussi.
Elle me répétait souvent :
— Ne garde jamais de rancune envers ton père, c’est ton père malgré tout.
Ces mots sont restés gravés dans mon cœur.