Zédicus (observant attentivement les alentours) : « tu es sûr que c’est ici ? »
Erdogan : « oui, ne t’en fais pas. Ils vont venir. En tout cas, ils ont intérêt, sinon, je vais
juste remplir le flacon d’eau et on parlera de leur ami à l’imparfait »
Quelques minutes plus tard, la petite équipe composée de Casanova, Stonecold,
Aphrodite et Johan se met en route. Alexandra est restée au commissariat, elle devra vérifier
quelque chose pour Casanova.
Une vingtaine de minutes plus tard, la petite escouade arrive à quelques mètres du stade.
Aphrodite (à Johan) : « fiston ! Maintenant, c’est à toi de jouer. Tu vas prendre ce sac,
le diamant se trouve à l’intérieur. Tu te débrouilles pour leur parler et tu te rassures que
ton frère est là aussi »
Johan : « bien, madame. Je suis le plan. »
Casanova : « Stone.., on se met en position »
En sortant de la voiture, Casanova reçoit un appel de la part d’Alexandra. Il s’empresse
de décrocher.
Casanova : « oui, allô ! »
Alexandra (observant la photo de groupe, montrant les enfants de la maison de
correction, scannée dans l’ordinateur) : « inspecteur ! Je crois que j’ai trouvé ce que vous
m’avez demandé »
Casanova : « c’est ce que j’appelle du service express »
Alexandra : « le troisième pirate que je n’arrivais pas à identifier se trouve aussi sur cette
photo »
Casanova : « c’est ce que je pensais »
Alexandra : « il porte un bracelet sur lequel est marqué quelque chose »
Casanova : « faites un zoom »
Alexandra : « c’est marqué Phœnix »
Casanova : « merci beaucoup, commandant. »
Ceci dit, il raccroche brusquement et se rend rapidement au lieu du rendez-vous. Johan
arrive au stade avec le sac contenant le diamant. Les deux Arcanes lui font signe d’approcher
davantage.
Johan : « non, où est mon frère ? »
Zédicus : « il refusait de se tenir tranquille alors, on a improvisé »
Erdogan (lui montrant le flacon dans lequel est enfermé Dietrich) : « il est ici.
Maintenant tu avances et tu déposes le sac »
Aphrodite, cachée dans un buisson, n’arrive pas à croire ce qu’elle est en train de voir.
Johan avance lentement, puis il dépose le sac. Lorsque Zédicus s’avance à son tour pour
vérifier le contenu du sac, des grenades atterrissent en plein dans le stade et explosent les unes
après les autres. Aphrodite est surprise, aucun agent n’a reçu l’ordre d’intervenir de cette
manière. Mais il ne s’agit pas d’agents, Nicolas et le 3e
pirate (bien vivants) attaquent les
Arcanes avec leurs moyens. Erdogan et Zédicus se protègent des multiples explosions grâce à
un voile protection. Ensuite, l’on assiste à un combat de deux contre trois. Aphrodite en profite
pour donner l’assaut. Erdogan utilise un sort de répulsion, ce qui propulse les trois pirates à
quelques mètres. Puis, Zédicus retire son épée et attaque directement Johan. Mais son élan est
ralentit lorsqu’il esquive in extremis une balle tirée par Stonecold. Les pirates se relèvent et
récupèrent le sac pour s’enfuir, mais Aphrodite leur bloque le passage. Erdogan utilise un sort
d’attraction, le sac quitte des mains de Johan et se retrouve dans les siennes. Il ouvre le sac, il
n’y a pas de diamant, juste une grosse pierre. Il se met alors en colère.
Zédicus réitère son attaque sur Johan, mais il est contraint de parer les balles de
Stonecold en usant de son épée. Erdogan retire la grosse pierre et récite une incantation : la
pierre se met à grossir jusqu’à atteindre sa taille. Puis, il la lance en direction des pirates,
Aphrodite se met à l’abri, Nicolas aussi. Mais Johan se fait écraser par la pierre. Erdogan retire ensuite le flacon contenant Dietrich, il saisit une autre pierre et entreprend de casser, ce qui
aurait pour effet immédiat de tuer Dietrich. Zédicus a du mal à effectuer ses attaques, il est tout
le temps visé, soit par Stonecold, soit par Casanova. Alors qu’Erdogan s’apprête à donner le
coup de grâce à Dietrich, il reçoit une balle en pleine tête de la part d’Aphrodite. Mais à la
grande surprise de cette dernière, il se relève. Elle tire encore et encore jusqu’à vider l’intégralité
de son chargeur, mais Erdogan reste de marbre. Puis, il s’avance lentement vers le commissaire
qui est comme pétrifiée. Zédicus décide d’attaquer à distance, lui aussi. Casanova, voyant
Erdogan s’approcher d’Aphrodite, effectue un tir qui touche l’Arcane V au cou. Erdogan
s’effondre, il est décontenancé de souffrir autant à cause d’une simple balle. Au même instant,
Casanova demande à Aphrodite de se replier, c’est ce moment qu’attend Zédicus pour lancer
son épée en direction de l’inspecteur. La lame lui transperce le ventre. Casanova retombe sur
ses genoux, c’est Stonecold qui vient l’aider à se relever.
Zédicus récupère le flacon dans lequel Dietrich est enfermé, puis disparait avec l’Arcane
V qui se tord de douleur. Stonecold est inquiet pour Casanova, transpercé par une épée.
Stonecold (stressé) : « que faire ? Inspecteur ? »
Casanova (respirant de manière saccadée) : « Stone… retire l’épée »
Stonecold : « d’accord »
Stonecold retire alors l’épée et la jette à quelques pas, à ce moment Aphrodite approche
et constate que Casanova est blessé. Une chose extraordinaire se produit : le ventre de Casanova
se referme en quelques secondes, redevenant intact sous les yeux ébahis de Stonecold et
d’Aphrodite qui observe discrètement sans attirer l’attention de ses collègues. Puis, elle se
dirige vers la voiture et fait mine de les attendre. Casanova profite de l’occasion pour parler à
Stonecold.
Casanova : « Stone… »
Stonecold : « oui, inspecteur »
Casanova : « qu’est-ce qui s’est passé lorsque Rabi Aba m’a tiré dessus ? »
Stonecold : « sur le coup du désespoir, j’ai pris la capsule d’injection que vous gardiez
sur vous et je vous l’ai injecté »
Casanova : « je vois. Tu savais ce que tu faisais ? »
Stonecold : « pendant mes deux semaines de congé, j’ai fait quelques recherches, mais
je n’ai rien trouvé sur ces capsules particulières. Par contre, j’ai lu que ces capsules contiennent
toujours de quoi soigner immédiatement en cas d’urgence, d’où mon initiative »
Casanova : « eh bien ! Bravo à ton initiative. Maintenant, au moins, je suis fixé. Même
si je ne sais toujours pas ce que contenait cette fiole. Seul Georges nous aurait renseigné mais
il est mort »
Les deux collègues rejoignent Aphrodite et ils retournent au commissariat.
Aphrodite (attristée) : « pauvre Johan ! Maintenant, le voilà qui a risqué sa vie pour
sauver celle de son frère »
Casanova : « ça ce n’est que la partie évidente. Que faisaient Nicolas et son ami au stade
alors que nous les avons vus mourir dans l’explosion de cette cabane abandonnée ? ça m'avait l'air trop enflammé, tout ça »
Stonecold : « j’ai été surpris. Alexandra aura un choc »
Aphrodite : « ces pirates sont très intelligents. Mais j’ai une question, inspecteur »
Casanova : « oui, commissaire »
Aphrodite : « pourquoi avez-vous demandé à l’agent Stonecold de remplacer le diamant
par une pierre à la dernière minute ? »
Casanova : « j’avais des doutes malgré ce que disait Johan. Je soupçonnais que la mort
spectaculaire des pirates dans l’explosion soit peut-être un canular. J’ai donc demandé à
Alexandra de regarder la photo de groupe que vous m’avez donnée, je l’ai scannée donc le
commandant l’observait depuis mon ordinateur. Elle m’a appelé tout à l’heure, elle m’a dit que
le 3e
pirate était également à la maison de correction. »
Aphrodite : « je ne l’ai pourtant pas reconnu »
Casanova : « le plus intéressant c’est ce qu’il portait au bracelet. Vous savez, certains
enfants sur cette photo portent des bracelets avec des inscriptions particulières dessus. Nicolas
et sa b***e étaient en réalité au nombre de quatre, et non trois. Le bracelet de Nicolas est marqué
RICHESSE, ceux de Dietrich et de Johan sont marqués FRATERNITE, et celui du dernier est
marqué PHOENIX. C’est ce dernier mot qui m’a mis la puce à l’oreille. A votre avis, pourquoi
le phœnix ? »
Stonecold : « la renaissance ? »
Aphrodite : « non, l’immortalité »
Casanova : « exactement. Et ils nous ont fait croire qu’ils étaient morts dans le feu, mais
le phœnix renait toujours de ses cendres, n’est-il pas ? Selon la mythologie égyptienne, le
phoenix se reproduit lui-même à l’identique. Quand il sent sa fin venir, il se construit un nid
d’aromates, cannelle, encens… il y met le feu, bat des ailes pour attiser les flammes et s’y
consume. Une fois qu’il est en cendres, il renaît en oisillon »
Aphrodite : « donc ils sont passés à l’étape de la renaissance, pour quelle raison ? Pour
revenir sous une autre forme ? »
Casanova : « c’est possible. Maintenant que Johan est mort. Ils vont peut-être remettre
un plan sur pied pour récupérer Dietrich Eckart, puisqu’ils sont libres. Mais ils ne savent pas à
qui ils ont à faire »
Aphrodite : « votre cerveau pourrait permettre à un prisonnier de s’évader rapidement,
vous savez ? »
Casanova : « je prends ça pour un compliment »
Aphrodite : « dites-moi, c’était qui ces types qui ne craignent pas les balles d’un
pistolet ? »
Casanova : « je vous présente l’ordre mystique de la Croix Bleue. Une secte dont les
membres excellent dans les pratiques magiques »
Aphrodite : « ah mince ! Quand j’y pense, je demanderai bien une affectation. »
Stonecold : « vous fuyez devant des meurtriers ? »
Aphrodite (à Stonecold) : « ne dites pas n’importe quoi, je n’irai nulle part. Il m’en faut
plus pour me faire fuir »
Casanova : « si vous le dites. Maintenant il faut s’attendre à une réaction certaine de la
part des pirates, vu que Johan est mort »
Aphrodite : « c’est sûr qu’ils n’en resteront pas là. Nicolas est du genre combatif. Même
si cette fois, il ne se retrouve plus face à des humains ordinaires. Quant à l’autre, je n’arrive
même pas à le retrouver dans ma mémoire, je crois que le commandant Bayles va devoir me le
montrer sur cette photo »
Casanova : « moi, j’ai une question qui me turlupine : que veulent faire ces mecs-là avec
un diamant de cette taille ? »
Ils arrivent au commissariat. Le commissaire Aphrodite se rapproche d’Alexandra pour
avoir des détails sur le pirate inconnu.
Yanou arrive dans la forêt. Il y retrouve El et Lindsay.
El : « tu es revenu seul cette fois ? J’espère qu’il n’y a pas eu de problème majeur. »
Yanou : « si je te dis que j’avais raison, tu me croirais ? »
Lindsay : « non… ce n’est pas possible, l’inspecteur est l’un des nôtres ? »
Yanou : « oui, je ne sais pas ce qui s’est passé mais il a un buste paré à toute épreuve. »
El : « qu’est-ce qui s’est passé ? »
Yanou : « Ping et Kim ont réussi à établir le contact avec l’inspecteur. Mais on a eu un
imprévu. Un ordre mystique auquel appartenait son ancien patron est venu pour se venger
contre l’inspecteur. Bien sûr, on a réussi à les repousser. Mais l’un d’eux a lancé une dague qui
s’est brisée au contact de la poitrine de l’inspecteur. J’avais déjà compris qu’il était comme
nous. »
El : « ainsi donc, il était le suivant. Comment a-t-il reçu son pouvoir ? Est-il au courant
qu’il en a un ? »
Yanou : « à mon avis, il l’a été lorsqu’il a vu la dague se briser sur sa poitrine. Il n’a rien
compris à ce qui lui arrivait »
El : « il est important que je le rencontre le plus tôt possible »
Lindsay : « et s’il décide de s’en prendre à toi ? »
El : « il ne peut rien contre moi. Je suis votre instructeur »
Yanou : « d’accord. Tu veux que je le prévienne ? »
El : « non. Surtout ne lui dis rien »
Yanou : « j’ai une autre information. L’inspecteur détient une arme qui a des propriétés
magiques »
El : « je comprends. Il en a fait une amulette. C’est toujours une arme normale, mais
face à des êtres ayant des pouvoirs magiques, elle s’avère dangereuse si la magie des ennemis
est incompatible avec celle de l’arme. On en déjà parlé une fois n'est-ce pas? »
Yanou : « il est vraiment impressionnant. »
El : « je pense qu’il l’a fait lorsqu’il effectuait le rituel dont tu m’as parlé un jour, tel que tu m'avais rapporté. »
Yanou : « c’est exact »
El (à Lindsay) : « nous allons continuer l’entrainement. Tu dois absolument maîtriser
cette technique. »
Lindsay : « d’accord »
Yanou les quitte et retourne vers la ville. Pendant ce temps, dans le repaire de l’ordre
hermétique de l’Aurore Dorée…
Kether (tenant le grimoire) : « j’ai enfin trouvé le secret que cache ce livre. »
Chokhmah : « maître, qu’avez-vous trouvé ? »
Kether : « d’après les informations collectées dans ce splendide ouvrage, le saint-graal
existerait bel et bien. Et le Messie est censé revenir sous une forme différente pour permettre à
ses élus d’accéder à l’immortalité. »
Chokhmah : « cela voudrait dire qu’on est proche du but ultime »
Kether : « il nous faut récupérer ces enfants spéciaux dont m’a parlé Daath tout à l’heure.
Ils représentent le Messie dans sa pureté et son innocence. Le retour du roi Horus est en bonne
voie. »
Chokhmah : « je préviens tout de suite les autres, maître »
Kether : « vas-y, Chokhmah. Nous allons accomplir notre destinée »
Chokhmah revient avec Daath, Chesed et Tiphareth.
Kether : « comme vous vous en doutiez déjà, le retour du roi Horus est imminent. Râ
nous envoie un signe : des enfants doués de pouvoirs spéciaux. Nous allons récupérer ces
enfants et les sacrifier pour faire revenir notre véritable roi »
Tous : « gloire au tout-puissant Râ »
Kether : « dès demain, que la chasse commence. Je veux ces enfants ici. Je les veux
tous »
Au commissariat, Aphrodite finit par reconnaitre le pirate inconnu sur l’ancienne photo.
Aphrodite : « Cornelius Agrippa. C’est son nom. Cet enfant était déjà très dangereux et
il a à peine fait deux ans à la maison de correction qu’il s’est enfui »
Alexandra : « pas étonnant que vous ne vous en rappeliez que maintenant »
Aphrodite : « jeune fille, j’ai exercé dans cet institut pendant 25 ans. Autant dire que j’ai
vu des têtes brulées défiler devant mes yeux une bonne partie de ma vie. Nicolas et Cornelius
ont dû être amis pendant l’année où nous avons décidé de faire du camping tous ensembles.
Malheureusement, je ne m’en souviens pas très bien. »
Casanova : « et c’est lui qui porte l’emblème du phœnix »
Aphrodite : « vous l’avez dit vous-même tout à l’heure en voiture, la renaissance du
phoenix s’est matérialisée lors de l’explosion qui nous a fait croire qu’ils étaient morts »
Casanova : « oui mais c’est un peu trop facile. »
Alexandra : « vous croyez que n’importe qui aurait deviné des détails de ce genre à
partir d’une photo ? »
Aphrodite : « à quoi pensez-vous inspecteur ? »
Casanova : « le phoenix renait de ses cendres, on est d’accord. La mort théâtrale des pirates peut en être
l’illustration. Mais ça ne s’arrête peut-être pas là. Et puis, ce nom-là n’est peut-être pas très
connu dans la société d’aujourd’hui trop capitaliste ou influencée par des modèles de pensée
plus ou moins limités. C’est sûrement le nom de quelqu’un d’autre qu’il a choisi de porter »
Alexandra : « dans ce cas, je vais vérifier »
Aphrodite : « on nage en plein délire. Mais bon… on ne perd rien à vérifier »
Alexandra (manipulant l’ordinateur sur le bureau de Casanova) : « à votre place, je
prendrai au sérieux les idées émises par ce type. Il est vraiment perspicace »