Chapitre 3
Très tôt ce matin, Mounir est venu me chercher afin de régler la question de mes papiers. Nous nous sommes d'abord à la préfecture afin de faire enregistrer ma demande d'asile. Après avoir recueilli mes empruntes, j'ai eu un entretien avec un agent à qui j'ai du expliquer mon parcours.
Nous avons quittés les lieux avec une attestation de demande d'asile et un formulaire à envoyer. Heureusement pour moi, Mounir m'a accompagné. Seule, j'aurais été incapable de m'en sortir. Après cela, il m'a emmené manger avant de rentrer. Il n'est pas très bavard, mais j'apprécie sa présence, elle est rassurante.
[...]
Ma sieste de la journée m'empêche de trouver le sommeil le soir venu. Je me suis donc redressée sur le canapé afin de lire un peu. J'allais partager ma chambre avec Kaina et Sofia. Mais, elles n'avaient pas encore installé le matelas, je n'ai pas voulu les déranger et j'ai préféré dormir au salon pour cette deuxième nuit. Je saisis l'un des nombreux Coran et commence à lire. Soudain, j'entends du bruit provenant de l'entrée. La porte s'ouvre doucement puis se referme, je regarde le cadran de ma montre, il est deux heures du matin. Qui peut bien être dehors à une heure pareille ?
Je reconnais Ibrahim, il retire ses chaussures et se dirige vers la cuisine. Le micro-onde, puis le frigo et ensuite les chaises, la discrétion et lui ça fait dix. Il revient s'asseoir au salon, je n'ai pas fermé les volets électriques, les réverbères ainsi que la lune et la lampe torche de mon téléphone que j'ai allumé pour lire sont les seules sources de lumières
« Qu'est-ce que tu fais dans le noir ?
- J'essaye de ne pas réveiller ceux qui dorment.
- Tu as peur ?
- [...]
- Tu n'as pas à avoir peur personne ne va te manger.
- Ce n'est pas de vous que j'ai peur.
- De quoi alors ?
- Laisse tomber, tu ne pourras pas comprendre.
- Bien sûr, madame je sais tout. Tu me prends pour un con ?
- Non, Ibrahim. Je ne te prends pas pour un con, comme tu dis.
- Pourquoi tu ne retires pas ton voile ?
- Parce que tu n'es pas mon mari. »
Il ne semblait pas s'attendre à cette réponse, mais ne rapplique pas. Je me couche avant qu'il ne parte, lui tournant le dos. Il me regarde à nouveau je le sens, mais, je ne me retourne pas. Il se lève et s'approche de moi. Il marche jusqu'à la bibliothèque prend quelque chose et tout doucement, croyant que je dors, dépose l'objet sur l'oreiller. Lorsque tout est calme, j'ouvre doucement les yeux et regarde ce qu'il a posé à mes côtés, un Coran.
[...]
Je suis la première à être debout. Après une douche j'enfile la seconde tunique que j'ai amené avec moi, je dois absolument travailler pour avoir de l'argent et m'acheter d'autres vêtements. Je profite du fait d'être seule pour faire une lessive, la baignoire est parfaite pour cela. Je lavais mes vêtements lorsque Amine entre dans la salle de bain.
« Qu'est-ce que tu fais ?
- Je lave mes vêtements dis-je gênée.
- On a une machine tu sais. »
Une machine à laver, je n'en n'ai pas vu depuis tellement longtemps. Amine me regarde, on dirait que c'est la première fois qu'il voit une personne lavée ses vêtements à la main.
« Viens, je vais te montrer. »
Je prends mes vêtements et le suis jusqu'à la cuisine où se trouve la machine, j'y insère mes vêtements et il me montre comment l'utiliser. Je reste longtemps devant l'engin, incapable de décoller mes yeux.
« Ça va ? Me dit-il amusé.
- Oui, ça va.
- Azhar ?
- Hum ?
- Euh...Tu peux me faire à manger ? »
Il semble gêné de me le demander, je lui souris avant d'ouvrir le frigo et de voir ce que je pourrais lui préparer.
« - Tu vas à l'école ?
- Non, je vais au foot. Pourquoi tu es debout aussi tôt ?
- J'ai l'habitude. »
La vie ici est bien différente de chez moi, Amine se lève et va au foot, en Syrie les petits garçons n'ont plus le temps de s'amuser, la guerre leur a tout pris, leur insouciance, leur enfance, absolument tout. Amine sens que je suis ailleurs, mais il ne dit rien, il ne devine pas mes tortures intérieures mais il doit savoir que ça à lien avec chez moi. D'un côté c'est aussi chez-lui, ça fait parti de ses origines, de son identité.
« Tu penses à chez toi ?
- Oui.
- Ça te manque ?
- Oui, je suis peut-être folle, mais oui ça me manque.
- Tu n'es pas folle. C'est tout ce que tu as connu, c'est normal que ça te manque. »
Mais à présent je n'avais plus envie d'en parler, alors il ne pose plus de question. J'aime cela chez lui. Il comprend très vite les gens, il lui suffit d'observer.
« Où sont tes parents ?
- Au travail.
- Et toi ? Tu travailles ?
- Je suis dans un centre de formation pour devenir footballeur professionnel. Mais aujourd'hui on organise un tournoi pour les enfants du quartier. Il y aura un barbecue, tu pourras descendre après.
- Je vais y réfléchir merci.
- Pourquoi tu ne retires pas ton voile ?
- Tu n'es pas mon mari, ni mon marham. Une femme ne peut retirer son voile que devant son père, ses frères, ses oncles et ses neveux. Des hommes qu'elle ne peut pas épouser.
- Ah ok, je ne savais pas. Bon j'y vais, merci pour le déjeuner.
- De rien. »
Je commence à faire le ménage, au moins je fais quelque chose d'utile et ma tante n'aura pas à le faire en sortant du travail. Les portes s'ouvrent, se claquent. Des bruits de pas en provenance du couloir, il ne peut vraiment pas s'en empêcher.
« Il est où Amine ?
- Il est parti au foot. »
Ibrahim prépare un café, qu'il boit d'une traite. Il porte un costume il est très élégant mais j'évite de trop le regarder. Il est différent d'Amine et Mounir, son teint est plus mate et il a les yeux noisette. Mounir et Amine sont tout aussi blanc que moi avec des yeux marrons foncés. Après son départ, Kaina et Sofia sont arrivées. Je n'ai rien fait de spéciale, préparant un repas à midi, j'allais préparer le dîner lorsque Ibrahim est rentré du travail.
Il s'est directement rendu dans la salle de bain, une demi-heure plus tard, il avait retiré son costume pour une tenue plus décontractée.
« Habille toi, on sort.
- Euh...Quoi ?
- Je t'accompagne t'acheter des affaires.
- Je n'ai besoin de rien, merci. »
Il me regarde comme si ce que je venais de dire était stupide.
« Je t'attends dans le salon ».
Je me contente de changer de tunique et de mettre les chaussures de Kaina, elle m'avait dit plus tôt dans la journée que je pouvais les emprunter si besoin.
« Tu n'as pas de veste ?
- Non, lui dis-je. »
Il part dans sa chambre et revient avec une veste qu'il me tend, je l'enfile rapidement. Elle était bien trop grande, mais je me sentais bien dedans. Elle sent bon, la même odeur que sur les draps, douce et fraîche. Ibrahim me fixe, je baisse la tête de gêne. Lui ne fait pas de même lorsque, il continue à me regarder. Il est facile pour moi d'ignorer son regard, il doit avoir trois têtes de plus que moi. Un véritable géant.
« Allons y avant que ça ne ferme ».
Dehors, les hommes assis en bas l'interpelle, ils échangent quelques mots. Je l'entends dire à l'un d'entre eux que je suis sa cousine. Puis, il me rejoint et nous marchons jusqu'à sa voiture.
[...]
Le centre commercial, malgré l'heure tardive est encore très fréquenté. Nous avançons dans la galerie marchande. Ibrahim à l'air de savoir où il va, alors je le suis. Nous entrons dans une première boutique.
« Choisis, prend ce qui te plaît. Je t'attends ici »
Je n'ai jamais vu autant de vêtements de ma vie, les centres commerciaux en Syrie n'étaient pas aussi grands. Je prends des vêtements, surtout des vêtements amples et larges, puis je prends plusieurs foulards. Kaina m'a dit qu'elle me commandera des voiles sur internet. Ibrahim paye, 200 € je me sens gênée. Je ne pensais pas que c'était aussi chère. Lui ne semble même pas faire attention au prix.
« Merci. Je te rembourserai.
- Tu dis vraiment des choses bizarres parfois. »
Je ne relève pas sa remarque, il m'entraîne ensuite dans une boutique de chaussures. Deux essayages plus tard, nous quittons la boutique.
« Allons manger, me dit-il.
- J'ai préparé à manger à la maison.
- J'ai trop faim, je ne peux pas conduire en ayant faim. »
Sa remarque me fait sourire, parfois il réagit vraiment comme un enfant. Nous allons dans un fast-food et pendant qu'Ibrahim commande, mon voisin de table en profite pour me faire la conversation. Je réponds par politesse, mais il ne semble pas comprendre que je n'ai aucune envie de faire la conversation avec lui.
« Pourquoi tu ne réponds plus ?
- Parce qu'elle n'a pas envie, répond Ibrahim derrière moi.
- Oh Ibrahim, je ne savais pas que c'était ta femme. »
L'homme en question se lève et change de place. Sa femme ? Je ne suis pas sa femme.
« Mange, dit-il en déposant le plateau. »
Je mange par petit bouchée, je n'ai pas très faim et je n'ai pas envie de passer pour une gloutonne.
« Pourquoi tu ne manges jamais ?
- Je mange.
- Je n'aime pas le gaspillage.
- Mais je...
- Mange ! »
[...]
Après le repas, j'aide ma tante à faire la vaisselle avec Kaina. Lorsqu'il ne reste plus grand-chose à faire, je lui dis d'aller réviser dans sa chambre puisqu'elle à des examens le lendemain.
« Demain, Ibrahim t'emmènera acheter des affaires. Je suis désolée j'aurais dû lui dire de t'emmener aujourd'hui, me dit ma tante.
- Il m'a déjà emmené aujourd'hui.
- Ah bon ? C'est très bien. Il n'est pas méchant tu sais, juste un peu difficile. Mais il à un très grand cœur mon fils. »
Je pensais qu'il m'avait emmené parce que sa mère le lui avait demandé. Peut-être qu'il l'a fait pour anticiper, ou alors tout simplement pour moi...
Je range mes nouvelles affaires dans l'armoire, Kaïna m'avait gentiment fait de la place dans sa penderie.
« Tu es allée acheter des vêtements avec Ibrahim ? Me demande Kaïna.
- Oui, nous venons tout juste de rentrer.
- Je peux voir ?
- Bien-sûr, ils sont dans le sac juste là, lui dis-je en désignant un sac dans un coin de la pièce.
- C'est très beau, tu les as achetés où ?
- Je ne sais pas, je n'ai pas retenu le nom de la boutique.
- Ce n'est pas grave, y'a écrit sur l'étiquette.
- J'ai utilisé le côté gauche, comme ça si tu as besoin du côté droit tu pourras toujours l'utiliser.
- Non, prend toute la place qu'il te faut.
- Je ne veux pas t'encombrer.
- Ne dis pas de bêtise, dit-elle en riant. Toute façon grâce à toi j'ai une excuse pour ne plus acheter de vêtements, je n'ai plus de place. »
Nous rions toutes les deux.
« - Tu sais, c'est la première fois que je rencontre quelqu'un comme toi.
- Quelqu'un comme moi ?
- Oui, tu es timide, mais à la fois sûre de tes idées. Et en plus tu es magnifique.
- Euh, et bien merci. Toi aussi tu es jolie, dis-je gênée par ses remarques.
- Ce n'est pas pareil, toi tu as un charme naturel, tu attires les autres sans efforts. »
On ne m'avait jamais dit des choses pareils. Je ne faisais pas particulièrement attention à mon physique. Je m'habille chaudement en hiver et plus décontractée en été. Je ne me suis jamais préoccupée de mon apparence. Est-ce que je me trouve jolie ? Oui, je m'apprécie telle que je suis. Mais ça ne va pas au-delà. Sur ces mots, Kaïna quitte la chambre, me laissant finir de ranger tranquillement.
[...]
Après avoir étendu mon linge de ce matin, je me suis rendu dans la cuisine afin de commencer la préparation du repas.
« - Azhar ?
- Oui, dis-je en me tournant pour faire face à Sofia.
- Tu peux laver mes vêtements ?
- Je ne sais pas très bien utiliser la machine.
- Tu peux les laver à la main ?
- Oui, laisse-les sur le côté. »
Je n'appréciait pas particulièrement Sofia, elle avait une attitude très antipathique à mon égard, mais j'avais toujours ce sentiment d'être un fardeau pour eux. Alors si rendre service me permettait d'alléger, même pour quelques instants, ma conscience et par la même occasion de me sentir un peut mieux et bien j'allais le faire.
« - Je le ferais demain.
- Tu ne peux pas le faire maintenant ? Je compte les porter demain.
- Je dois faire à manger, je n'aurais pas le temps ce soir.
- Tu sais, ce n'est pas évident pour mes parents que tu sois là.
- [...]
- Ils prennent un risque en t'accueillant et ça fait une bouche à nourrir en plus. Je pensais que tu serais plus reconnaissante, dit-elle en posant la pile de vêtements sur la machine à laver. »
Je n'ai pas réagi, à quoi cela aurait-il servi ? D'un côté elle avait raison, je devais trouver un moyen de m'émanciper je ne pourrais pas prendre un appartement car je suis dans une situation complexe, même avec le statut de réfugié. Mais en travaillant, je pourrai contribuer aux dépenses de la maison.
Alors que je frottais les vêtements de Sofia dans la baignoire, la lumière de la salle de bain s'éteignit avant de se rallumer quelques secondes plus tard. Puis, la porte s'ouvre.
« On a une machine pour ça, me dit Ibrahim.
- Je sais.
- Bien, utilise-la.
- Ce sont ceux de Sofia, elle m'a dit que le tissu aller s'abîmer avec la machine.
- Donc elle te demande de lui laver ses vêtements et tu le fais ?
- [...]
- Tu n'as aucune dignité ou quoi ? »
Même un coup de poing m'aurait fait plus mal que cela. La dignité ? Qu'est-ce qu'il sait de la dignité ? À t-il une idée de tout ce par quoi je suis passée pour arriver ici ? Encore une fois je n'ai rien dit, un malaise s'est installé entre nous, une sorte de gouffre. Je frottais plus énergiquement, la friction de mes doigts contre le tissu était à présent douloureuse.
« Tu ne nous dois rien.
- Tu peux sortir ? Je ne vois plus la lumière. »
Il s'approche de moi et m'attrape par le bras me forçant à me tourner pour lui faire face.
« Tu pleures à cause de ce que je t'ai dit ?
- Non, laisse-moi s'il te plait.
- Alors pourquoi tu pleures ?
- Mes parents me manquent, me justifiais-je.
-Tu veux sortir ? »
Je le fixe, d'abord incrédule. Est-il le même homme qui vient tout juste de m'insulter ? Il semble regretter sa proposition, il est même très gêné.
« Non, je suis occupée.
- Tu peux demander à Kaïna ou Sofia de te remplacer.
- La vérité, c'est que je n'ai aucune envie de passer du temps avec toi Ibrahim. »
Mon rejet ne semble pas le blesser. Mais en le regardant bien dans les yeux, juste quelques secondes cette lueur presque inexistante avant qu'il ne reprenne ses esprits, m'a fait comprendre que mes propos venaient de le toucher. Juste un petit peu. Mais c'était énorme venant de lui et c'est air dur qu'il aborde si fièrement a repris place sur son visage. Il quitte la pièce et je m'assois sur le rebord de la baignoire, avant de fondre en larme.
[...]
Je tourne dans mon lit, incapable de trouver le sommeil. Pourtant il est encore tôt, mais j'ai refusé de manger. Ma tante est venue me voir, elle est restée un long moment à me demander si j'allais bien. Je l'ai rassuré, lui disant que j'avais mes règles et que durant cette période je perds tout appétit. Je n'ai aucune envie de me trouver à la même table que Sofia et Ibrahim. Allongée dans le lit juste à côté, Kaïna est au téléphone depuis un long moment.
« J'ai peut-être une idée pour sortir, dit-elle avant de raccrocher. Azhar, habille-toi on sort !
- Sortir ? Pour aller où ?
- On va aller voir mon copain.
- Ton copain ?
- Mon amoureux si tu préfères.
- Oh ! Tu as un amoureux !
- Ne crie pas ! Tu ne dois jamais le dire à personne. Tu es la seule à le savoir.
- D'accord, je ne dirai rien. Mais, je ne pense pas que ce soit bien de le voir en cachette.
- On va bientôt se marier, donc je ne le verrai plus en cachette. Ne t'inquiète pas. »
Nous avons marché pendant cinq minutes en direction du parking, où était garé une voiture. Kaïna monte devant et moi juste derrière. L'amoureux en question semblait impatient de l'avoir, il s'approche d'elle surement pour l'embrasser mais s'arrête brusquement lorsqu'il me voit.
« Bonsoir, me dit-il encore surpris.
- Bonsoir.
- Azhar voici Housni, Housni je te présente ma cousine Azhar.
- Enchanté, dit-il.
- Oh ça va ! Ne fait pas ton numéro de charme. Elle est insensible.
- Toujours dans l'excès, je n'ai pas le droit d'être enchanté d'être officiellement présenté à quelqu'un de ta famille ? Je veux juste faire bonne impression devant ma future famille.
- Azhar, ne fait pas attention à lui. C'est un beau parleur, dit Kaïna en riant.
- Tu es célibataire Azhar ?
- Pourquoi tu lui demande ça ?
- Pour Ali.
- Tu te prend pour un organisateur de mariage ?
- On ne peut rien faire avec toi ! »
La conversation devenant beaucoup trop intime à mon goût je décide de m'éclipser et de les laisser. Même si ce n'est pas très bien d'un certain point de vue, je fais confiance à Kaïna et puis ils sont dans une voiture. Qu'est-ce qu'ils peuvent faire dans une voiture ?
J'aperçois une épicerie au loin et décide d'aller dépenser le peu de monnaie que je possède.
Après avoir payé mes articles je quitte la boutique et marche en direction du parking. On devrait rentrer maintenant, avant d'avoir des problèmes. Un groupe de garçon s'approche de moi et je reconnais Amine parmi eux.
« Azhar ? Qu'est-ce que tu fais dehors toute seule ?!
- Je suis venu m'acheter des confiseries.
- Confiserie elle a dit, se moque un des garçons.
- Elle n'a pas le droit de dire confiserie ?!S'énerve Amine.
- Si, mais elle est bizarre ta cousine.
- Elle parle juste français. C'est bizarre de parler français maintenant ? Bref t'es venue avec qui ?
- Kaïna, elle est avec une copine à elle. J'ai vingt ans tu sais, je peux sortir seule.
- Humm, bon on va chercher Kaïna. »
J'espère que son copain est parti car même si Amine est plus jeune qu'elle, s'il la surprend avec un homme, sa vie prendra fin sur le champ. Discrètement, je sors mon téléphone et lui envoie un message afin de la prévenir.
À suivre...