Chapitre Trois [1/4]

3281 Words
- Vani, sais-tu si la Masuna fait aussi effet sur les Dragons ? La petite fée qui pilaient plusieurs plantes, formant dans son bol une étrange mixture presque marron et, il fallait bien le dire, embourbait le bureau d'une bien étrange et lourde odeur. - Je n'en ai aucune connaissance Miss, je suis désolée - Non, ne t'excuses pas voyons, nous allons tester et nous verrons bien. La demoiselle passa alors en coup de vent devant sa femme de chambre et déposa quelques fleurs sèches de plus dans son bol. Elle retourna ensuite au chevet du malade qui n'avait toujours pas repris connaissance. Allongé dans son pourtant grand divan, le dragon inconscient semblait dépasser de tous les côtés. Imposant sa carrure de part et d'autre de sa couche de fortune. Elle l'avait installé sur le côté, permettant d'avoir accès à sa blessure sans pour autant être gêné par ses ailes, toujours maintenues. Elle avait aussi pris soin de le changer, lui apportant une tenue en bon état et surtout à sa taille et s'était assurée qu'il soit nettoyé. Il ne portait à présent rien de son "passé" si ce n'est la chaine qu'il portait au cou et qui enfermait une bague forgée. Évelyne ne savait pas trop; par quel miracle avait-il réussi à garder cet objet ? La seule explication résultait dans le fait qu'ils avaient certainement dû avoir beaucoup de mal à approcher le dragon avant qu'elle ne le lui ordonne... au moins il n'avait pas tout perdu ! Elle avait insisté pour qu'il soit installé dans son bureau, assurant ainsi avoir l'esprit plus tranquille pour travailler. Elle avait toujours vu sur son patient et pouvait à tout moment apporter les soins nécessaires. Cela la rassurait et elle pouvait ainsi travailler le coeur plus rassuré... Voilà une semaine qu'Évelyne s'acharnait à l'aider et les résultats n'étaient pourtant pas probants. La plaie semblait enfin se cicatriser correctement, cependant sa fièvre était tenace et l'affaiblissait considérablement. Enfin quand on parlait de fièvre pour un dragon, c'était justement le manque de chaleur ! Vingt-sept degrés pour un homme de feu étaient bien trop peu ! Évelyne n'avait que des connaissances limitées en matière de dragon malgré son expérience avec celui de Marius, mais d'après le peu d'informations qu'elle avait réussi à réunir, ils étaient organiquement constitués de la même manière que les humains. Elle espérait donc que les remèdes humains fonctionnent aussi pour soulager ses maux. Cela avait été le cas pour le moment, elle devait surtout ajuster sans cesse les dosages pour que cela semble un minimum efficace sur le dragon. Mais globalement, les résultats étaient les mêmes. Très intéressée par ces découvertes, elle notait scrupuleusement ses observations dans un petit cahier qu'elle avait commencé pour l'occasion ! Elle ne pourrait expliquer la raison, mais ce jeune homme l'intriguait au point de vouloir tout savoir de lui ! Par exemple, découvrir pourquoi sa blessure fumait de la sorte quand elle l'avait vu... Oui évidemment cela restait purement du domaine médical, après tout, elle restait passionnée de médecine... Vani s'avança vers sa maitresse en lui tendant le bol. Évelyne appliqua alors généreusement sur la cicatrice avant de nettoyer le visage en sueur de jeune homme toujours endormi. - Ce bâillon est une malédiction ! Si seulement je pouvais lui faire boire quelques remèdes, je suis certaine de pouvoir augmenter ses chances de survie ! Évelyne n'était pas dupe et n'avait pas soulevé la question plus tôt, car elle savait que son père ou sa femme de chambre étaient contre l'idée. Le fait de bâillonner ainsi un dragon lui ôtait la possibilité de cracher ses flammes, sa bouche étant son seul moyen d'utiliser son feu. Fort heureusement pour eux pour le coup il était muselé, car d'après les rumeurs, le feu de dragon pouvait réduire à néant bien des villes entières d'un simple caprice. Mais cela devait être de simples rumeurs infondées, après tout, rares étaient les personnes qui pouvaient se vanter d'avoir vu un dragon... - Miss, votre père a été très clair à ce sujet ! Je partage son avis si vous voulez savoir, je n'ai aucune confiance en cet animal ! Évelyne grogna subtilement son mécontentement. Il n'était ni animal, ni son prisonnier... Ce n'était pas du tout son souhait ! En réalité elle avait bien l'intention de demander directement au concerné ce qu'il souhaitait et envisageait de le libérer à sa demande. Elle avait agi par simple pulsion dont Marius n'avait servi que de combustible ! Cependant elle n'entra pas en conflit contre Vani ou bien la volonté de son père. Ce n'était que partie remise... La jolie pendule qui se tenait au-dessus de la porte de ses appartements sonna et annonça 21h00 et la demoiselle fut surprise. Elle n'avait pas vu le temps passer, aussi elle passa un dernier coup de chaud sur le front de son malade toujours inerte et congédia la petite fée à rejoindre son lit, s'excusant même de l'avoir si longtemps retenue. Évelyne se retrouva donc seule et prit place derrière son bureau. Elle détestait cordialement avoir un travail bâclé ou en retard et pour cela elle était prête à prendre sur ses heures de sommeil pour que tout soit parfait. Elle souhaitait aussi éviter au maximum les commentaires de son père qui voyait toute cette histoire d'un très mauvais oeil, mais qui pour le moment n'avait rien à y redire. Un peu plus loin justement dans le domaine de la famille Sirinava, le chef de famille ouvrait avec plaisir une missive de Cyril Croner qui venait de lui parvenir par télégramme. Il invitait donc officiellement sa fille sur ses terres, ce qui amoindrissait largement son caprice aux yeux de son père. Une telle opportunité était une aubaine ! Bien que l'homme était plus vieux que sa précieuse enfant. Il n'avait jamais eu l'intention de marier sa fille à quelqu'un contre son gré et la voir y apporter une réelle attention le réjouissait donc ! Bien sûr le fils du régent d’Eastus fut longtemps une option, mais si bien qu'Évelyne n'eût jamais rien dit, allant jusqu'à espérer que son père n'en sache jamais rien, des rumeurs les concernant étaient venues intriguer ses oreilles. Sans en croire un mot, l'homme avait alors jeté aux orties la simple idée de le voir s'approcher de sa précieuse progéniture plus que nécessaire. Certes il voulait que sa fille reprenne les rênes de leur famille, ce qui était déjà peu commun pour une femme, mais certainement pas au gré d'un avorton qui se pensait supérieur a elle. Il la savait capable de gérer leurs affaires et avait réellement confiance en elle. Cependant il n'en restait pas moins un papa poule et voulait avant tout que sa fille soit heureuse et pour cela, il était prêt à accepter beaucoup ou à faire des concessions. C'est sur cette pensée rassurée qu'il bâillât grossièrement, profitant d'être seul, et se dirigea vers son lit. Il était à présent vingt-trois heures passé. Lorsqu'Évelyne se redressa, surprise de comprendre qu'elle s'était assoupie sur son bureau, son regard s'accrocha directement vers l'horloge. Deux heures du matin ! Elle s'était encore endormie en travaillant. Elle passa une main lasse sur son visage, relisant vite fait la dernière phrase qu'elle avait notée, constatant avec plaisir qu'au moins, elle avait eu le temps de finir avant de sombrer. Elle se demandait vaguement ce qui avait pu la tirer de son sommeil, à part évidemment les courbatures et oublia soudainement toute forme de sommeil lorsqu'elle comprit que son patient gémissait. Elle se leva et se précipita à son chevet, le voyant encore plus frais qu'il ne l'était la veille. La température descendait dangereusement, c'était loin d'être une nouvelle rassurante ! Elle se hâta alors de préparer le remède qu'elle préparait en cas de fièvre, prenant soin de tripler les doses comme elle le faisait toujours pour lui, et revint vers lui qui s'agitait toujours. En réalité il semblait délirer, le bâillon l'empêchant de produire des sons compréhensibles, mais Évelyne ne doutait pas qu'il parlait. C'était un cas de force majeur ! Elle profita alors de sa solitude pour retirer la muselière, prenant grand soin de s'installer prudemment à ses côtés. Elle prit délicatement la tête du malade dans ses bras et essuya sa bouche salie et de ses pauvres lèvres sèches et craquelées, s'excusant encore et encore pour ce désagrément. Elle finit ensuite par lui faire boire le breuvage, récupérant la bouillotte qui devenait trop fraiche. Elle attisa les flammes de l'antre de sa cheminée, souhaitant y refaire chauffer de l'eau pour la bouillotte quand elle fut rapidement tirée en arrière. Prise de court, elle perdit l'équilibre, mais fut de toute façon agrippée de telle sorte ou une chute était impossible. Même de dos elle savait que le dragon qui la maintenait prisonnière contre lui était en colère. Son souffle chaud malgré sa température très basse, balayait sa nuque et un étrange et léger grognement guttural s'entendait du plus profond de lui-même. Il faut dire qu'il devait être peu agréable de se réveiller dans un endroit inconnu, les ailes attachées en se sentant extrêmement faibles. Elle devait d'ailleurs faire en sorte qu'il se calme et se repose au maximum, son état ne lui permettait pas du tout de faire des folies, mais comme il était loin d'être stupide, sa main calleuse la mutait totalement, l'étouffant à moitié. - T'es qui ? tenta-t-il d'une voix cassée du manque d'usure Elle commençait à paniquer ! Totalement oppressée contre lui, sentant l'air lui parvenir trop difficilement. Elle tenta bien évidemment de se défaire de sa poigne, agrippant de ses petites mains son avant-bras pour le pousser, mais c'est qu'il était fort le bougre ! Il fortifia d'ailleurs son emprise, se redressant, et elle sentit ses pieds se décoller légèrement du sol. - Non, laisse tomber, t'as osé me marquer ? Comme du bétail ? La colère déformait sa voix rauque et sa seconde main se glissa sur sa poitrine, la comprimant davantage contre lui. Elle savait qu'il s'assurait juste de sa prise sur elle. Elle le savait... Mais malgré tout, son coeur s'enhardit, et la peur s'infiltra dans chaque pore de sa peau. L'odeur des larmes envahit la pièce et des souvenirs bien désagréables remontèrent en tête. Fort heureusement pour elle, l'accentuation de son état de stress n'échappa en rien au sens très aiguisé du dragon. Pire à l'affut comme il était, cherchant du regard des réponses à ses questions, il sentit l'odeur des larmes si fortement que si elle pleurait à torrent. Sans comprendre la raison réelle, il tourna la tête de sa prisonnière, laissant alors voir son visage en sueur et pale, mais terriblement furieux. - Je ne vais pas te bouffer si c'est ça qui te fait peur. Évelyne ne pouvait que vaguement lui lancer un regard en coin, terrifiée. Elle lâcha la main sur sa bouche, pour tenter de se défaire de son emprise sur ses seins comprimés, le suppliant du regard. Il ricana alors, pas franchement convaincu de sa tentative et compris alors, surpris d'une telle timidité en pareille circonstance. - Hey ! J'ai pas la dalle à ce point la OK ?! Je te lâche, mais tu te tiens tranquille ! Elle acquiesça doucement son consentement et elle sentit enfin son ascendance diminuer sans pour autant la lâcher. Elle retrouva le sol avec soulagement et prit une grande respiration à l'en étouffer de précipitation. Il lui laissa le temps de se remettre, mais il était clair qu'il était impatient. Il leva un regard noir au ciel et poussa un soupir surfait. C'était étrange... La première fois qu'elle l'avait vu, ses yeux étaient rouges ! Elle s'en souvenait parfaitement, car ils reflétaient la folie furieuse dans laquelle il s'était trouvé à ce moment-là... mais à présent ils étaient noirs comme du charbon. - Je m'appelle Évelyne Sirinava, tu te... pardon, tenta-t-elle une première fois Elle s'étouffa encore une fois et il ne desserra pas son emprise sur elle pour autant, gardant à l'esprit qu'elle n'en était pas moins sa maitresse légitime et qu'elle pouvait le soumettre à tout instant. Se promettant alors de lui faire payer ce genre de rébellion, il la laissa cependant se remettre, tentant d'ignorer ses yeux rougis. - Tu es à Eastus, je suis désolée, je t'assure que tu ne crains rien ici au contraire, je voulais te soigner. Tu allais mourir... - AH ! Tu te prends pour une bonne samaritaine ?! La coupa-t-il. Fallait pas venir nous chercher ! Bordel ! Eastus... Et où est ma soeur ? La jeune fille dans ses bras trembla un instant, se raclant douloureusement la gorge et sembla réfléchir un moment. - Tu étais seul, je ne sais pas où se trouve ta soeur désolée ! - Hey m***e ! jura alors le dragon, voulant débattre ses ailes avant de les trouver toujours entravés. Enlève-moi ça ! Tu sais ce que ça fait d'être attaché comme ça. p****n mes ailes ! - Je suis désolée, c'était la seule solution pour que je puisse t'emmener dans mes appartements. Il fut alors surpris et finit enfin par porter un peu d'attention à la pièce. Cela ne ressemblait en rien à ce qu'il connaissait, mais effectivement on pouvait y trouver des objets personnels comme des photographies. Il y avait deux autres portes et la grande fenêtre aux épais rideaux non tirés lui indiquait clairement qu'il faisait nuit noire. - Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il Évelyne releva alors les yeux vers lui, comprenant qu'il tentait de remettre de l'ordre dans ses idées. Attristée par sa situation, elle voulut alors lui offrir son aide, mais c'est pile à ce moment que Vani entra dans la pièce armée d'une brosse à cheveux en fer forgé. L'objet vola à travers la pièce, atterrissant pile sur la tête d'un dragon déboussolé et toujours vaseux. La fée ne perdit pas de temps et tira alors la demoiselle vers elle, l'éloignant de l'emprise de l'indomptable dragon. Ce dernier n'était cependant pas près de se laisser avoir par les deux femmes et prit en cible alors l'intruse, remplissant ses poumons du feu ardent qui l'habitait. - Non ! Ne fais pas ça ! hurla l'ancienne prisonnière, poussant la femme de chambre de la trajectoire des flammes, faisant tomber Vani. Ce n'était pas un ordre, mais cela y ressemblait presque ! Et aussitôt le blessé fut bien vite rappelé à l'ordre par le sort du sceau. C'est donc fort heureusement qu'un très faible souffle de feu atteignit la demoiselle à son bras qu'elle avait automatiquement levé pour se protéger. - Miss !! hurla Vani en se relevant. Évelyne fit une grimace amère, serrant les dents au possible pour réprimer la douleur. Elle ne prêtait plus attention au dragon, mais un bruit sourd lui indiqua qu'il avait sans doute perdu connaissance. - Vani, il me faudrait de la vaseline s'il te plait - Oh Miss... Qu'est ce qui vous a pris de vous montrer si imprudente ! Lorsque monsieur votre père l'apprendra ! - Oh non Vani, s'il te plait, je vais me soigner et nous ne lui parlerons pas de ce petit incident n'est-ce pas ! - Oh mon Dieu Miss, votre si joli bras ! S'apitoya de nouveau la fée sans l'écouter davantage. À dire vrai, Évelyne ne voyait pas ce que son bras pouvait avoir de si joli, mais ne fit aucun commentaire à ce sujet. Elle souffrait, mais à première vue la brulure était superficielle. Elle attrapa le baume de vaseline que lui avait finalement apporté sa servante et lui demanda de remettre son malade au lit pendant qu'elle prenait soin d'elle. Vani s'exécuta non sans lui mettre un coup léger sur le torse, ses lèvres tremblantes de colère, mais la demoiselle fit mine de ne rien remarquer bien que cela l'exaspéra ! Après tout le mal qu'elle se donnait pour le remettre sur pied, pouvait-on arrêter de l'abimer ?! Seulement la petite femme fit un geste pour lui remettre son bâillon et aussitôt la demoiselle l'arrêta. - Attends, sa température est trop basse, il faut qu'il se repose, mais s’il s'agite il va... enfin... Attends je vais lui donner un tranquillisant, ça l'assommera et l'obligera a rester calme. Grimaçante de douleur, elle rejoignit cependant le coin où elle avait entreposé ses différentes herbes et se mit à préparer son mélange. Vani s'interposa cependant, prenant le relais en constatant les douleurs de sa maitresse. En silence elle s'occupa du reste, apportant les soins au dragon avant d'aider la demoiselle à se changer, sa robe étant fichue. - Bon, pas un mot n’a mon père ! Sinon il risque de me faire une crise et de faire enfermer le patient dans les écuries ! - Et il aurait raison ! Miss ! Imaginez ce qui aurait pu arriver ! Vous, seule avec cet animal ?! - Vani s'il te plait, je te promets de faire attention, mais je t'en prie, garde cela pour toi ! Crois-moi, il était sur le point de m'écouter quand tu es arrivé ! J'avais la situation bien en main ! - Miss, vous n'êtes pas raisonnable... C'est d'accord, mais je resterais avec vous désormais jusqu'à ce qu'il s'en aille ! - Très bien ! Évelyne se laissa pousser dans sa chambre et se coucha dans son grand lit a baldaquin en soupirant de bien être. La douleur n'était pas près de la lâcher, mais l'heure tardive l'invitait cependant à trouver le sommeil rapidement bien que l'immense porte-fenêtre donnant sur son balcon lui annonçait une nuit éclairée par sa lune pleine. Vani tint parole et prit place dans son divan de lecture pour y dormir. - C'est ridicule Vani, viens avec moi ! S'éberlua la maitresse. La fée ne devait pas apprécier l'idée d'une pareille audace de sa part, mais elle connaissait aussi suffisamment la jeune femme pour savoir qu'elle ne la laisserait pas comme ça. Aussi elle vint s'installer à ses côtés, prenant soin de se faire encore plus petite qu'elle ne l'était. Mais, bien que bâillant à plusieurs reprises, les fortes émotions qui s'était éprises d'elles ce soir-là les empêcha de trouver le sommeil. - Vani ? - Oui Miss ? - Tu as vu à quel point il pouvait être rapide ? Tu crois que c'est un trait de sa race ? Et puis le souffle de feu, j'ai beau savoir qu'ils en sont capables, le voir en vrai est un tout autre spectacle ! La demoiselle frétillait presque d'admiration tandis que sa suivante en fut exaspérée. - Non-Miss, personnellement j'ai eu une peur bleue qu'il ne vous arrive quelque chose ! Cet animal peut bien finir aux fonds de l'océan à présent, ce ne serait que justice après ce qu'il vous a fait ! - Oh tu exagères ! Juste avant que tu n'arrives il se calmait, il était perdu et attaché, mettons-nous à sa place ! Il a parlé de sa soeur aussi... - Je m'en moque éperdument ! Il ne mérite aucunement votre clémence... Évelyne ne répondit pas, mesurant la loyauté de la fée et s'approcha alors d'elle, posant un simple b****r sur la joue de la petite femme en soufflant un "merci" avant de fermer les yeux, voulant s'obliger a trouvé le sommeil. Vani fut bien surprise du geste, mais ne put qu'en sourire. Jamais elle ne pourrait se mettre sur un pied d'égalité par rapport à sa maitresse, mais nul doute que cette dernière méritait sa confiance. Ce fut donc un immense sourire aux lèvres que les deux demoiselles trouvèrent le sommeil cette nuit-là, apaisant les diverses émotions de tous. Mais si Vani rêva des remerciements de sa maitresse, Évelyne, elle, rêva d'une aventure pleine de dragons...
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