Par où allait-elle commencer ? Dès le début, elle avait clairement montré à mon frère qu'il n'y avait aucun sentiment de sympathie entre eux. C'est vrai qu'avec le temps, ils ont su tisser des liens d'amitié très fort.
Mais souvent, on dit que c'est la première impression qui compte. Taylor avant sacré caractère et cela n'allait pas changer. en tout cas, elle seule savait comment elle allait procéder pour expliquer cela à mon frère.
Pendant cette soirée, Taylor était troublée et stressée.
Elle ne savait pas quoi penser et comment réagir. elle décide alors de parler avec ses amis pour avoir quelques conseils.
Comme prévu ses amis lui avaient bien expliqué les choses. elle se faisait du souci pour rien. même s'il est vrai qu'elle n'avait pas l'habitude de passer par ce genre de sentiment, elle devait bien avouer qu'elle ressentait quelque chose de spéciale.
Toute la nuit, elle avait un comportement bizarre. ses parents avaient fini par remarquer cela. Quand elle monta pour se coucher, sa mère était derrière elle parce qu'elle voulait savoir ce qui pouvait autant perturber sa fille.
Julie : Il y a un souci Taylor ?
Taylor : Maman je n’ai pas vu que tu étais derrière moi
Julie : Tu as un comportement louche depuis tout à l’heure. il faut me parler s'il y a un problème
Julie était une maman très proche de ses enfants comme sa mère l'était pour eux. Elle essayait d'être la maman parfaite mais parfois elle abusait de ce rôle. Elle ne se rendait pas compte que parfois ses enfants avaient besoin de leur espace. Elle était une maman très présente et parfois intrusive. Ses filles, ne pouvaient pas lui en vouloir pour cela mais ça les énervait souvent. Cela, ne les empêchait pas d’aimer leur mère comme leur père, plus que tout.
Taylor : Maman, je t'ai déjà dit que je ne suis plus une gamine
Julie : Qui parle de gamine ? Tu peux être malade ou tu peux avoir un soucis avec des amis tout comme tu peux avoir un souci du cœur
Taylor : Pour tout te dire, c'est plus la dernière proposition
Sa mère s’approcha alors d’elle et prit place juste au bout de son lit.
Taylor : Maman, je ne vais pas te mentir mais c'est un peu gênant de parler de ça avec toi
Julie : qu'est ce qui peut être gênant ? Qu'est ce qui peut t’empêcher et te gêner à ce point ? Je suis ta mère
Taylor : maman tu sais très bien que ce n'est pas la même chose. Je ne parle jamais de ça avec toi et je ne me vois pas commencer à parler de ça avec toi aujourd’hui, en rigolant.
Julie : sur cette terre, je te le dis et je te le répèterai toujours. Tes parents te donnerons les meilleurs conseils. J’ai vécu cela avant toi j'ai traversé cela d’une certaine manière
Taylor : maman, je ne refuse pas mais je ne te vois pas parler de ce que je ressens pour Raphaël avec toi en fait
Au début, Taylor ne s’était pas rendu compte de sa bourde.
Elle continuait à parler dans le vide alors qu'elle venait d'avouer le garçon qui perturbait ses pensées depuis un bon bout de temps.
Sa mère commença alors à rigoler. Taylor arrêta de parler et se questionnait qu'est ce qui pouvait bien faire rigoler sa mère ?
Taylor : maman est-ce que tu peux arrêter de rigoler je ne te comprends pas
Julie : alors c’est Raphaël
Taylor : qu'est ce que tu racontes maman où vas tu chercher cela ? en faisant un rire nerveux
Julie : c'est toi qui vient de dire que tu ressens quelque chose pour Raphaël. jusqu'ici je n'ai fait qu'écouter
Taylor : Oui, je sais maman. D'ailleurs même moi je n'arrive pas à croire ce que je ressens. Je crois que je l'aime en fait c'est bizarre
Sa mère secouait juste la tête
Taylor : ma fille, il faut savoir que c'est normal. Tu es déjà une jeune femme et franchement, sache que ni papa ni moi ne t’empêcherons de ressentir une telle chose. c'est tout à fait naturel si sa notre influence qui te fait peur tu n'as pas de raison de t'inquiéter. On est interdire à rien tout ce qu'on veut c'est être au courant des choses et pouvoir te conseiller
Taylor : c'est vrai que là une épine me sort du pied parce que je ne savais pas comment vous annoncer cela
Julie : C'est une bonne initiative de ta part de m’avoir parlé de ça. C'est ta vie privée c'est très intime et c'est très réfléchi de m’avoir livré tes sentiment. Raphaël c’est un bon garçon toi aussi tu es une bonne fille. Je ne dis pas cela parce que tu es ma fille, en rigolant. Il faut juste bien faire les choses ne pas se précipiter et tout ira pour le mieux
Ce que j’admirais le plus dans cette famille c'est qu'ils me rappelaient l'ambiance dans laquelle j'ai grandi. J’avais un papa et une maman qui s’aimaient plus que tout au monde. En plus de cela, ils aimaient leurs enfants et étaient prêts à tout pour eux. Des parents toujours à l'écoute qui n’étaient en aucun cas dans le jugement mais dans une compréhension totale qui faisait toujours régner dans la famille la communication. Zéro secret entre les parents et les enfants cela était vraiment admirable.
Julie : il faut aller à ton rythme. Ne te dis pas qu'il y a une ligne à respecter. En fait, ce que tu dois savoir c'est qu’en amour, il n'y a pas de fil conducteur ce n'est pas parce que ça s'est passé mal pour tel que ça se passera mal pour toi. Ce n’est pas parce que tel a rencontré l’amour de sa vie à vingt cinq ans ou plus jeune, que toi aussi tu dois obligatoirement avoir la même chose. Je sais que ce qui te perturbe le plus c'est la peur. Tu as peur de ne pas pouvoir gérer les études, ta vie amoureuse, ta vie familiale et amicale. Mais ça fait partie des processus de la vie
Taylor : maman tu sais très bien que ça ne dépendait que de moi je dirais à mon cœur de tomber amoureux à la fin de mes études et surtout quand j'aurai déjà une maison une voiture
Julie : lcoeurr est imprévisible comme on dit il a des raisons que la raison ignore
Elles commencèrent à rigoler.
Taylor : merci de m’avoir écouté maman
Julie : de rien ma chérie. Je ne te dis pas bonne nuit parce que je sais que tu seras sur ton téléphone
Taylor : mais non maman
Sa mère rigola et sortit de la chambre. Elle était partie rejoindre son mari au salon il regardait une chaîne qui ne diffusait que des informations à longueur de journée
Monsieur Ella : alors Taylor a quoi ?
Julie : tu ne vas jamais me croire, en rigolant de nouveau.
Monsieur Ella : dis-moi pourquoi tout ce suspens ?
Julie : ta fille a des soucis de cœur
Monsieur Ella : c'est épatant venant d'elle si tu me disais encore que c’était sa petite sœur Maélys tellement celle-là est émancipé je devais croire. Mais Taylor…
Il éclata de rire tellement lui-même n’arrivait pas à croire cela.
Julie : il le faut bien tu sais
Monsieur Ella : tant qu'elle garde la tête dans les études, moi ça me va. Les études restent la priorité quand même
Julie : tu n'as pas tort j'ai raté quoi aux informations là ?
Monsieur Ella : Oh ! rien de spécial
Taylor était rassurée d’avoir parlé avec sa mère. Le lendemain en cours elle était autant perturbée elle essayait de garder la tête froide mais c'était compliqué pour elle. Elle avait juste hâte d'être au weekend et de pouvoir discuter avec Raphaël.
Le samedi de leur rendez-vous mon frère stressait encore.
Thiméo : toi tu es toujours en train de stresser
Raphaël : je n’ai jamais eu de rendez-vous. Je regrette même déjà de l'avoir invité je ne sais pas où on va aller je ne sais pas ce qu'on va faire je ne sais pas ce qui va se passer
Thiméo : aka bouge avec. Tu es toujours en train de tout analyser comme s’il s’agissait d’expériences chimiques porte une chemise, mets ce pantalon et le tour sera joué
Raphaël : si je mets une chemise ça fera trop alors je préfère mettre ce t-shirt ou je mets le t-shirt rouge je sais pas quoi faire
Thiméo : ton cas est grave
Raphaël : en même temps tu ne m'aides pas hein
Thiméo : tu déranges aussi. Bon, prends le t-shirt rouge et l’autre Jean celui qui est au bout là-bas
Raphaël : tu crois que ça va aller ?
Thiméo : fais moi confiance. A ce que je sache ce n’est pas non plus la reine d’Angleterre que tu vas rencontrer
Raphaël : elle est plus que la reine d’Angleterre à mes yeux en tout cas
Thiméo : anti !
Raphaël : je porte tout ça et ça sera nickel. Donne-moi l'argent que j'ai déposé là-bas
Je pris l’argent et donna à mon frère. Il était sorti tellement charismatique. Même s'il ne voulait pas se l'avouer il ressentait quelque chose pour Taylor lui aussi. Il arriva sur le point de rencontre.
Raphaël : salut Taylor
Taylor : salut ! comment tu vas
Raphaël : je me porte bien et toi
Taylor : ça va. Si on commençait par partir manger une glace
Raphaël : je pense que c'est ce qu'il nous faut avec cette chaleur
Taylor : je t'assure
Ils étaient partis sur une petite terrasse. Ils avaient commandé des glaces puis des crêpes puis des boissons rafraîchissantes. Ils ne voyaient pas le temps passer ils discutaient de tout et de rien jusqu'au moment où il fallait clairement expliquer les choses.
Taylor : pourquoi tu as tenu à m'inviter cela seule
Raphaël : ça ne te plaît pas ?
Taylor : si, tout au contraire ça me plaît beaucoup. C’est juste qu’on avait prévu de sortir avec Théo
Raphaël : la prochaine fois on sortira avec lui
Taylor posa alors ses mains sur la table vu qu'elle n'avait rien fait. Raphaël posa ses mains sur celles de Taylor. C’était un moment plutôt gênant et elle retira très vite ses mains.
Raphaël : désolé
Taylor : on n'est pas dans les films ici hein
Ils rigolèrent
Taylor : je vais te poser une question un peu indiscrète
Raphaël : rien ne va m’étonner déjà que ce rendez-vous est très gênant, en rigolant.
Taylor éclata de rire puis prit la parole.
Taylor : tu as une petite amie ?
Raphael rigola
Raphaël : oui !
Taylor perdit tout type d’espoir.
Taylor : Ah !
Raphaël : j'ai une petite amie dans mes rêves
Elle se sentit alors assurée.
Taylor : comment on peut avoir une petite amie dans les rêves ?
Raphaël : c'est juste que, cette fille est très belle, très intelligente je ne sais pas comment lui dire tu vois. Que me donnes tu comme conseil ?
Taylor : c'est simple tu vas voir cette charmante fille et tu lui dis ce que tu ressens
Raphaël : et si elle est loin qu'est ce que je fais ?
Taylor : tu lui envoies un message et tu exprimes tout ce que tu ressens
Raphaël : et si je me prends un vent
Taylor : au moins tu auras essayé. Qui ne tente rien n’a rien autant mieux avoir le remords de lui avoir écrit que d’avoir le regret de n’avoir jamais exprimé tes sentiments
Mon frère pris son téléphone et commença à écrire un pavé de texte.
Taylor : qu'est ce que tu fais ?
Raphaël : j'applique ton conseil. Je compte dire à cette fille aujourd’hui tout ce que je ressens pour elle
Taylor avait alors de nouveau perdu tout espoir. S’il avait pris son téléphone et écrit un message ça veut dire que la fille qui lui plaisait ce n'était pas elle mais une autre. Mon frère envoya le message face à Taylor qui n'osait même plus le regarder dans les yeux. Elle décida alors d’écourter le rendez-vous.
Taylor : i
Raphaël : en tout cas j'ai passé un bon moment avec toi
Taylor : était un peu en colère. Du coup, elle avait donné une réponse sèche à mon frère
Taylor : d'accord !
Raphaël : il y a un souci ?
Taylor : non, je suis juste fatiguée et je dois rentrer. En plus j'ai la batterie à plat parce que j'ai complètement oublié de charger mon téléphone ce matin mieux je rentre vite
Raphaël : à la prochaine alors
Taylor : bye !
Taylor prit un taxi et mon frère prit un autre après. Elle se précipita chez elle tout en colère et couru dans sa chambre pour pleurer. Elle était tellement triste et se sentait encore plus idiote. Au bout de trente minutes à se lamenter dans son lit, elle décida de mettre son téléphone en charge. Quand elle ouvrit, elle était surprise de ce qu'elle avait vu. Mon frère lui avait fait un beau message c'est ce dont elle avait besoin pour avoir le moral. Elle commença à sourire et passa de la fille la plus triste du monde à la fille la plus heureuse du monde. Elle se sentait encore plus idiote d'avoir réagi comme elle l'avait fait et d’avoir écourté le rendez-vous.
Taylor : je lui réponds quoi ? Avec un sourire qu’elle ne pouvait pas cacher.