Taylor, ne pouvait qu'avoir honte. Plus elle relisait le mot que mon frère lui avait envoyé, plus elle se sentait idiote de s’être mise en colère et d'être rentrée sans véritable explication. La balle était désormais dans son camp elle avait le choix soit elle donnait une réponse positive à Raphaël soit elle ignorait son message ou encore elle l’envoyait balader.
Elle resta un bon moment dans de longues réflexions. Elle avait peur de ce qu'elle pouvait dire et surtout, elle était en gros stress. Elle n'avait jamais vécu cela c'était complètement nouveau pour elle tout comme mon frère. Vous pouvez dès lors imaginer la gêne qui les hantait.
Mais comme sa mère lui avait dit il y avait quelques jours, elle devait passer par là tôt ou tard. Celle-ci prit alors son courage à deux mains et décida de répondre à mon frère.
Elle ne savait pas comment il se portait depuis la fin de leur rendez-vous mais moi, j'avais bien vu qu'il n'allait pas bien. Il regrettait d'avoir envoyé ce message car il n'avait pas eu de réponse aussitôt.
Quand il rentra à la maison, j'avais tout de suite remarqué sa tête. Il faisait une mine étrange comme si on lui avait arraché quelque chose.
Thiméo : c'est quoi cette tête grand frère ? Ça s'est mal passé ?
Raphaël : non, pas du tout. Tout au contraire. C'est juste que j'ai décidé d'avouer mes sentiments et j’ai l’impression d’avoir vite réagi. Je pense qu'elle me considère juste comme un ami et pas plus
Thiméo : et qu'est-ce qui te fait penser cela
Raphaël : tu me connais très bien. Je n'ai pas eu le courage de lui dire que je ressentais quelque chose lorsque j'étais face à elle. Alors j’ai décidé de lui envoyer un message ou j’avouais tout. Sauf que jusqu'ici je n'ai toujours pas de réponse. Imagine j’ai fait le chemin de Bastos jusqu’ici à la maison et elle n'a toujours pas ouvert mon message ou alors elle a ouvert mais elle a complètement décidé de l’ignorer
Thiméo : je pense que tu t'emballes un peu vite peut être elle ne sait pas juste quoi répondre ou alors elle n'a même pas vu ton message
Raphaël : ça m'étonnerait. Après elle m'a dit qu'elle rentrait parce qu'ils avaient une réunion familiale alors peut être c'est la raison pour laquelle elle n'a pas eu le temps de me répondre. Elle m’a aussi dit qu'elle avait la batterie de son téléphone à plat. Mais plus j'y pense plus je me dis que je suis juste en train de me créer un espoir
Thiméo : bah voilà tu as la réponse à ta question ta chère et tendre reine d’Angleterre a juste le téléphone à plat
Raphaël : non, pour te dire la vérité je n'y crois pas trop. J’ai vraiment cru qu’une fille comme elle pouvait sortir avec un garçon comme moi
Thiméo : mais qu'est ce que tu racontes tu es le garçon le plus cool le plus gentil, le plus intelligent, le plus attentionné de cette terre
Raphaël : tu dis cela parce que je suis ton frère
Thiméo : non, pas juste parce que tu es mon frère mais aussi parce que tu es mon modèle
Raphaël : Oh ! ne commence pas hein
Thiméo : c'est la stricte vérité. Tu sais quoi, maman aurait su placer les mots justes dans ce genre de situation. A voir, tu as le cœur brisé
Raphaël : une fois de plus. Je pense tout simplement que la chance ne me sourit pas
mon frère et moi avions éclaté de rire. Il exagérait complètement la situation. Il agissait comme si c’était la fin du monde. C’est vrai que je n’ai jamais eu le cœur brisé mais je trouve qu’il abusait quand même.
mon frère et moi avions éclaté de rire
Thiméo : qu’est ce que tu racontes comme ça
Raphaël : c'est pourtant logique je pense que je ne dois pas avoir de femme dans ma vie
Thiméo : tu as juste le cœur brisé c'est tout
Raphaël : mon cœur a toujours été brisé et ce depuis la mort de maman
Thiméo : ce qui est normal. Si tu veux on fait un pari. Moi je te dis qu'elle va te répondre et ça sera même une réponse positive
Raphaël : pour te dire la vérité je n'ai pas espoir
Thiméo : tant que tu respires il faut garder espoir c’est toi qui me disais toujours cela quand maman est décédée et qu’on vivait maltraiter par notre belle-mère
Raphaël : tu as complètement raison. C'est vrai que je me suis un peu laissé aller. je pense que tu as ce don de maman pouvoir parler aux gens pour les consoler
Mon frère et moi discutâmes quand on entendit son téléphone sonner
Thiméo : tu ne prends pas ton téléphone qui sonne ? Tu ne veux pas répondre ?
Raphaël : attends non déjà il faut que je prenne ça dans mon dans mon jean
mon frère prit alors son téléphone et décrocha en souriant
Raphaël : allô !
Il avait changé de voix d’un coup. Il était bizarre en tout cas je ne sais pas qui était derrière ce coup de fil, mais cela avait l'air d'enchanter mon frère j'étais sorti de la chambre pour aller prendre un verre d'eau car j'avais très chaud
Taylor : oui, Allô Raphaël j’espère que je ne te dérange pas
Raphaël : non pas du tout je suis juste surpris parce qu'on vient de se voir et là je reçois un appel de toi
Taylor : Ah je suis désolée tu es occupé ?
Raphaël : non je suis juste couchée dans mon lit à regarder le plafond c'est une très belle occupation je trouve
Ils éclatèrent de rire
Taylor : quand je suis rentré tout à l'heure je n'avais la tête à rien parce que j'ai pensé que tu avouais tes sentiments à une autre. J'avais aussi le téléphone à plat et je viens juste de voir ton message ça me touche énormément je ne savais pas que tu ressentais cela pour moi
Mon frère, tout gêné n'avait pas donné de réponse à cela il laissa Taylor continuer à s’exprimer.
Taylor : je suis contente du beau message que tu m'as laissé
Raphaël : c'est juste ce que je ressens. Si cela n'est pas réciproque il ne faut pas t’en faire. De toute façon, j’ai décidé de ne plus me faire de films
Taylor : pourquoi tu dis cela
Raphaël : juste comme ça. Tu es quand même Taylor, la fille d'un grand monsieur
Taylor : et toi tu es Raphaël Bell je te rappelle que ton père est aussi un grand monsieur. Mais ce n'est pas le statut de chacun de nos parents qui déterminera ce qu'on fera tous les deux. Alors je voulais te dire que je ressens la même chose que toi pas envers quelqu'un d'autre mais envers toi
Mon frère avait d’abord lâché son téléphone il commença à sauter dans la chambre. J’étais revenu pour lui donner un verre d’eau et j'ai trouvé qu'il sautait
Thiméo : tu as gagné au jackpot ou quoi ?
Et là il reprit ses esprits et ramassa le téléphone qu’il avait lâché sur le matelas
Raphaël : tu es sincère Taylor ?
Quand j’entendis le nom de Taylor je décida de faire demi-tour afin de les laisser discuter de toute façon c'était les choses grands
Taylor : tu penses vraiment que j'aurais plaisanté avec cela ?
Raphaël : c'est juste que je n'arrive pas à y croire
Taylor : tu sais, je n’ai jamais avoué mes sentiments à un garçon tu es le premier à qui je le fais et je peux t'assurer que c'est très sincère
Raphaël : tout à l’heure je stressais un peu. J’ai eu peur
Taylor : peur de quoi ?
Raphaël : de ne pas avoir de réponse. Ce genre de chose peut détruire des amitiés
Taylor : je ne te considère pas comme un ami
Raphaël : tu me donnes alors quoi comme réponse ?
Taylor : je réfléchis
Raphaël : oulala !
Taylor : j’accepte d’être ta copine
Raphaël : Oh trop bien
Taylor : à une condition
Raphaël : dis-moi !
Taylor : on laisse passer notre école avant tout
Raphaël : ça me va
Taylor : d’accord on fait comme ça
Raphaël : tu n’as pas ta réunion ?
Taylor : qu’elle réunion ?
Raphaël : ta réunion familiale
Taylor : Ah non
Raphaël : en fait, tu n’avais pas de réunion
Taylor : euh non
Raphaël : tu étais jalouse, en rigolant.
Taylor : oui et puis quoi ?
Raphaël : te fâches pas hein madame la jalouse
Ils rigolèrent de nouveau.
Raphaël : tu sais que tu aurais juste pu me dire que ça ne te plaisait pas ?
Taylor : j'ai ma fierté Raphaël
Raphaël : voilà les retombés. Tu étais jalouse et en colère
Taylor : oui je sais. En plus, je me sentais idiote
Raphaël : parce que tu as vite agis. Tu n'as pas réfléchi avant
Taylor : je suis désolé
Raphaël : ce n'est pas grave
Taylor : bon je dois te laisser. Bisous
Raphaël : bisous aussi
Taylor rigola.
Taylor : merci
Mon frère m'avait tout raconté par la suite. Taylor de son côté raconta tout à sa mère. Seul son père ne savait pas ce qui se passait et de qui il s'agissait.
Dans la nuit, à l'heure habituelle où mon frère se couchait, il décida d'écrire à Taylor. Ils avaient discuté jusqu'à minuit. Il se coucha après moi je dormais déjà.
Du week-end, les deux tourtereaux ne s'étaient pas vu.
Lundi, à la sortie des cours ils décidèrent de faire le chemin ensemble.
Louna : salut mon beau
Taylor : donc c'est déjà ton veau hein
Ils rigolèrent.
Taylor : on fait le chemin ensemble ?
Raphaël : avec plaisir très chère
Louna : je vous laisse. A demain ma belle. Bye Raphaël
Raphaël : à plus
Taylor : à demain ma belle
Ils continuèrent leur chemin tous les deux.
Raphaël : je vois que tu as changé de boucles
Taylor : tu aimes bien ou pas ? En tournant sa tête vers la gauche puis la droite
Raphaël : oui en plus ça te va bien. Tu es très belle
Taylor : Oh merci. Tu aimerais passer à la maison un de ces jours ?
Raphaël : ton père va trouver ça bizarre
Taylor : oui c'est vrai. En plus je ne lui ai rien dit
Raphaël : je ne veux pas qu'il me gronde en plus
Taylor : pourquoi ?
Raphaël : tu m'as dit qu'il était assez pointilleux que il s'agissait des études
Taylor : oui c'est pourquoi il ne sait rien
Raphaël : donc ce n'est pas une bonne idée de venir chez toi
Taylor : je n'y avais pas pensé
Raphaël : ca te dit on va manger le soya ? (morceaux de bœuf braisé)
Taylor : Oh j'accepte votre invitation
Ils étaient partis et s'étaient bien régalés. Ils avaient profité de ce moment pour discuter et passer un maximum de temps ensemble. Presque une heure.
Ils décidèrent alors de rentrer. Ils aveint chacun pris leur taxi
Taylor : à demain
Raphaël : à demain
Pendant des jours, tout se passait bien entre mon frère et sa copine. Ils avaient trouvé un rythme entre leurs études et le reste de leur vie.
Les semaines passaient et on nageait dans le bonheur.
Un dimanche à vingt-trois tatie Anita commença à crier.
Elle s'était levé pour partir aux toilettes. Son mari se leva et il remarqua sa perte d'eau. Elle allait sûrement accoucher dans les instants qui suivaient. Il nous avait dit de rester tranquille. Il avait accompagné tatie Anita jusqu'à l'hôpital. Elle accoucha à une heure du matin.
Tout c'était bien déroulé Ils étaient les parents les plus heureux du monde.
Taylor voulait rencontrer le bébé. Raphaël avait eu la permission de l'inviter et on passa un moment chaleureux.
L'année scolaire passa vite c'était la routine comme d'habitude. Le couplé de mon frère tenait malgré les petites crises de jalousies qui s'arrangeait toujours.
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Taylor : je n'arrive pas à croire que nous sommes déjà en vacances
Raphaël : cette année scolaire est vraiment passé vite
Taylor : je suis fière de nous. On a géré et mon papa ne sait toujours rien
Raphaël : a ce propos j'ai quelque chose à te dire
Taylor : tu m'as caché quoi ?
Raphaël : ne te fâché pas hein
Taylor : mon humeur dépendra de ce que tu as à me dire
Raphaël : ton père m'a rappelé
Taylor : quoi ?
Raphaël : je sais que tu ne voulais plus mais, il a insisté
Taylor : ça ne me dérange pas
Raphaël : euh….
Taylor : ça ne me dérange pas je t'assure. C'est juste qu'il va découvrir ce qu'il y a entre nous et ça m'embête
Raphaël : on verra bien
Taylor : le point positif c'est qu'on se verra tous les jours
Raphaël embrassa alors tendrement sa copine puis il rentra. Quelques semaines après il était à nouveau dans cet entreprise.
Raphaël : bonjour monsieur bonjour Taylor
Monsieur Ella : bonjour Raphaël heureux de te revoir. Ça doit vous faire bizarre de vous revoir Taylor et toi
Taylor : Oh oui papa ça fait longtemps
Raphaël n'aimait pas cette situation.
Monsieur Ella : vous ferez équipe à deux. Donc vous avez intérêt à vous entendre cette fois-ci
S'il pouvait imaginer leur histoire d'amour, il ne parlerait pas