L’automne s’insinuait lentement dans les jardins de Versailles, étendant sur les bosquets une mélancolie dorée qui semblait annoncer des bouleversements invisibles. Les feuilles commençaient à se faner avec une lenteur presque cérémonieuse, comme si la nature elle-même comprenait que certaines splendeurs ne survivent que pour mieux disparaître. Françoise ressentait ce changement avec une acuité troublante. Depuis sa dernière rencontre avec Philippe, sa vie s’était transformée en un jeu d’équilibres périlleux. Elle se mouvait entre ses devoirs, son affection sincère pour le Roi, et cette passion clandestine qui l’appelait avec une intensité toujours plus brûlante. Elle avait cru pouvoir dompter cette relation, lui imposer des règles, des distances, des silences protecteurs. Mais l’amour,

