Chapitre 3

2488 Words
Maman tombe en ralenti au sol. Son crâne était deffectueux. Impossible de boucher ce trou traspersé par une balle. L'assassin était bien fier de lui. Il souriait sous sa capuche, l'arme encore dans sa main bien rendu devant lui, me visant correctement. _Maman! Je me réveille en sursaut dans mon lit. Je me noyais dans ma sueur. Tout ça n'était qu'un rêve. Rien n'est arrivé. Mais tout semblait si réel... J'ai l'impression d'avoir oublié tout ce que je faisais la veille. Étrange. Je me lève, bien avant que mon réveil ne sonne, je sors de la chambre pour partir dans la salle de bain prendre une bonne douche. Le seule endroit où je peux clairement réfléchir... En temps normal, dès que je me suis réveillée, j'aurai dû entendre de casseroles et tout les unstenciles de cuisine se faire torturé par la cuisine de maman. Elle n'a pas le talent mais elle apprend du mieux qu'elle peut. Je n'y goutte jamais, de peur que ça me donne l'envie de vomir et lui donner de faux espoirs. Voilà pourquoi je ne mange jamais à la maison et que je rentre toujours assez tard. Une fois sèche et habillée, je descends dans le salon. Mon cœur se brise en milles morceaux en voyant cette scène... Maman, inconsciente dans une flaque de sang. Je m'approche d'elle, vérifie où elle doit être blessée. C'est pire que ce que je croyais. Le rêve.... Ça s'est réellement produit... Je me lève et pars vite appeler la police. Ils arrivent dix minutes plus tard, en faisant une fouille complète de la maison et examinant le corps de maman. Dont l'un des agent veut m'interroger des évènements. _Bonjour, Nyria, je suis le sergent Douglas mais tu peux m'appeler Kevin... Je vais te demander de répondre à quelques questions, tu veux bien me répondre sincèrement ? _Oui... _Très bien... Il prit une grande inspiration, tout comme moi. Le corps de maman est encore dans le salon, enseveli sous un tissu blanc mais l'image que j'ai vu ce matin reste le même et ça m'empeche de me concentrer. Il commence : _À quel moment as-tu vu ta mère pour la dernière fois ? _Je... Je n'en sais rien... Je ne sais pas ce qui s'est passé hier, c'est flou... _Donc tu me dis avoir tout oublié des évènements d'hier? _Oui... Je ne sais pas ce qui se passe mais j'ai seulement vu ma mère recevoir la balle dans sa tête dans mon rêve et voilà... _Ahhh... Et peux-tu décrire le tueur que tu as vu dans ton rêve ? _Il était grand, je dirai dans les 1m80. Il était un peu bronzé. Ses cheveux sont noir comme le charbon. Il portait un sweat Bleu marine et avait un Walther P22 avec lui... C'est tout ce que je sais... _Humm Il note quelque chose dans un petit carnet avant de demander à un agent de venir vers nous. Ils discutent en silence devant moi. Puis, Douglas se lève et l'autre prend place, avec le même carnet de Kevin. _Je suis l'agent Lewis. Le sergent m'a demandé de m'occuper de vous pendant qu'il inspecte toute la maison. _Enchantée... _Vous avez de la famille? À part vos parents défunts? _Non... Ma famille est tout simplement la plus détestable qui soit. Où que je vais ils ne font que le rabaisser. Jamais je ne pars les voir, peu importe que mon père me frappait pour que je le suive mais non. Je déteste ma famille comme ma vie merdique qui mérite d'être encore mieux que les autres. Il passe plusieurs regards aux agents présents ensuite se penche un peu et me demande de se rapprocher. _En réalité, je suis ici pour vous donner une proposition. Puisque vous n'aviez personne pour s'occuper de vous, j'ai un contact qui vous permettrait de gagner votre vie plus facilement. L'agence AS, recrute les plus de seize ans, si vous y travaillerez, vous pouvez vous y installer à condition de travailler pour eux. _Je crois que je ne peux pas refuser... _Très bien... On va mettre des gardes autour de chez vous au cas où l'incident se reproduit, demain quelqu'un viendra vous chercher et vous conduire à l'agence. Comme le chef est une connaissance à moi, je vais lui en parler. _Merci... Il me salue. Le corps de maman a été emmené par des ambulanciers. Je suis maintenant toute seule sans personne... Que vais-je faire. Cela ne m'est jamais arrivé. Je crois comprendre ce que ressentais maman le jour où j'ai tué mon père. Mais là il y a une différence. Maman m'avait encore... Je suis seule... La seule personne sur qui je peux compter est bien m tante. La sœur aînée de mon père. Elle m'aime bien mais s'exile un peu trop loin de nous. Je tente de l'appeler. Malgré que je ne l'apprécie pas comme c'est la sœur de papa. Je me suis donc dite qu'ils seraient les mêmes, un peu froid entre temps. Mais en elle je vois beaucoup de gentillesse, de douceur... Quoique elle en fait plus que l'on ne lui demande. Dehors, une troupe a pris place. Tandis que moi, j'essaie toujours de contacter ma tante sur le fixe. _Allô? _Tante Rebecca? _Nyria! Ma grande, ça va? C'est rare que tu m'appelles ! C'est en quelle honneur ? _Ma... Maman a été retrouvé morte ce matin... Et... Elle comprit aussitôt mon message. _J'arrive tout de suite, je suis en ville. Je serai là dans trente minutes, surtout ne bouge pas! _D'accord... À plus... Je l'attends depuis la fenêtre de ma chambre. Mon regard croise celui de l'agent Lewis. Il me sourit, je n'ai plus le cœur à faire de même et il abandonne pour retourner à son poste. Je peux être bien violente si je le veux, d'un regard ou d'un geste, tout fera mal. Elle arriva dans un taxi. Classe comme entrée. Dans sa robe moulante et les talons hauts dont elle n'a pas encore la capacité de mettre correctement, surtout d'y marcher. Elle discute avec un agent, croise tout de même Lewis avant que ce dernier me foudroie du regard. Je t'emmerde! Il finit par la laisser entrer. Je l'entends monter les marches, puis frapper à ma porte. Je l'autorise à entrer. Elle laisse ses talons au pieds de la porte et court vers la direction. M'etreignant autour de sa poitrine. Mon regard ne quitte pourtant pas le ciel nuageux dehors qui prévoie bientôt une tempête. _Je suis là maintenant... Tu vas bien? Nyria? _Oui... Ça va... Je n'ai rien... Elle me lâche. Son regard représente le vide profond de m'embêter comme avant. Elle se retient de rire tout de même. Elle fixe un point sur moi. Le choc. Elle l'a vu. Même à la mort de maman, lorsque je l'ai trouvé dans le salon, je n'ai pas eu le réflexe de pleurer, à la place j'ai pris le téléphone. Et pourquoi ? Parce que je n'ai plus rien dans le cœur. La culpabilité. Elle essaie de me le faire passer. Rien ne peut franchir la barrière qui renferme mes sentiments.... Rien du tout... Sauf avoir l'occasion de tuer moi-même cet enfoiré! Pvd omniscient. Il arriva à la base accompagné de son fidèle compagnon assez tôt. Plus tôt qu'ils eurent encore un peu de répit pour réaliser un autre délit. La maison où il habitait était étrangement vide. Tous ces camarades sont partis. À une fête peut-être, on ne sait jamais. Le gros costaud s'étire en entrant le pallier de la porte. L'assassin soupira et lança son arme vers le mur. Énervé pour on ne sait quelle raison. _Chef, vous aviez un souci? _J'ai comme l'intuition que la fille de Harrys Evan ne lachera pas l'affaire. _On lui a bien enlevé la vie de la seule personne à qui elle tient. _C'est là le souci ! Si sa mère compte autant à ses yeux, elle se vengera. Tant mieux. J'ai envie de jouer avec cette belle poupée. De différentes façons. _Vous êtes bien le plus ingénieux. _Après ça elle ne nous causera aucun ennui. Va me la chercher demain matin. J'ai envie de m'amuser avant de commencer le programme. Son assistant hoche la tête, retire sa capuche et son masque. Pdv Nyria On m'a laissé la paix depuis maintenant une heure, cela semble durer qu'une seconde que l'agent Lewis monte dans ma chambre sans frapper. Mes yeux ne veulent plus le quitter la beauté du monde dehors enseveli sous la tempête de pluie. Il m'interroge sur ma vie. Ma relation avec mes parents. Je n'ai rien pour répondre. À quoi bon. Il lâche l'affaire et ne dit plus rien. Le matin ne semblait pas arriver. La nuit était fraîche mais non seulement éternelle. Huit heures, représente pour mois huit ans. Du bruit s'échappe derrière ma porte. En bas, les lumières sont toujours éteintes. Qui se promène dans les couloirs à trois heures du matin ? Je dégage la couverture de mon corps et pars ouvrir la porte. Aussitôt, on me met un sac sur la tête. On me le met de force. J'arrive pourtant à m'en débarrasser. Le noir... Encore le noir... On ne peut rien y voir que c'en est embêtant ! Cet homme là n'était nulpart. Ni dans mes rêves ni dans la réalité. Qui est-il ? Que fait-il chez moi à une heure pareille?! Il recommence le processus en pointant une arme dans ma direction. Une arme...? Une beretta Px4 Storn? Cet arme n'existe nulpart sur le marché. Comment s'en est-il procuré ? J'ai appris à me battre le long de ma vie. Je ne m'en suis jamais servie jusqu'à aujourd'hui. Je donne un coup de pied à son poignet. Il lâcha l'arme. Je profite de cet instant pour la prendre. Vérification : il y a trois balles. Non suffisant pour que j'encaisse ma colère sur lui. Que faire maintenant ? Appeler de l'aide ? Non. Ils sont presque à moitié endormis dehors. Surveiller la maison durant toute la nuit n'est pas vraiment un jeu d'enfant. Appeler la personne la plus proche ? Non. Je risque de la mettre en danger et l'emporter dans mes bêtises de fille mal élevée, comme le dirai les lycéens. Je m'empare du sac qu'il avait dans la main, il y a trois secondes pour me brouiller la vue, et la lui enfile de la même façon qu'il a fait pour moi. Qu'il soit grand ou avec beaucoup de muscle, ça m'étonnerait qu'il ait le cerveau. Le sac ne passe pas. Tant pis. Je cours dans les couloirs. Ma tenue me facilite la tâche. Un pyjama noir caché par une robe de nuit, longue et un sweat de la même couleur avec la capuche. Je profite de l'instant où il s'acharne sur le sac pour me cacher tout au fond. Là où il ne pourra jamais me voir. Il se tourne. Attendre... Pars espèce d'imbécile. Non. Il fait le contraire. Bien évidemment, qui partirai avant d'avoir attrapé sa proie? Il ouvre la chambre de ma tante, autrefois la chambre de maman. Il y entre. Soudain on entend, je dirai un cri de surprise. Puis de quelqu'un renversé au sol. Je le vois ressortir avec ma tante tenue, tirée par les cheveux. Je remarque qu'elle a beaucoup de difficulté à s'en débarrasser. Que lui a-t-il fait ? _Sors de ta cachette si tu ne veux pas qu'elle meure! Menace-t-il. Je soupire d'ennuie. Je savais que l'embarquer là dedans n'est pas une bonne chose. Pourquoi je n'y ai pas pensé avant de l'appeler? Peut-être parce que je ne suis pas une voyante! Je sors de ma cachette. Il fouille quelque chose dans sa poche avant d'en sortir une torche et l'allumer vers ma direction. La lumière m'aveugle. Il s'approche, m'odonnant de lever les mains en l'air et lâcher l'arme. J'obéis alors que cette image blanche commence à détruire mes rétines. Il ramasse son arme et relâche ma tante. Éteints ta lampe p****n! La lumière aveuglante disparu. Enfin! Il range la lampe torche dans sa poche et me vise encore avec son arme. _Sois gentille, tu vas me suivre. _Jamais! Il fit rencontrer mon front au fer froid de son arme. Je ne me laisse pourtant pas affaiblir. Une arme, j'en ai utilisé, j'en ai pas peur. _Tout de suite. _J'ai dit que jamais je ne vous suivrai! Alors sortez de chez moi! _Je vais devoir utiliser la manière forte. _Je le ferai volontier ! J'esquisse un sourire avant de m'échapper à l'étage inférieure. Ma tante me crie de rester où je suis. Quelle idiote. Ce n'est pas sa vie qui est en jeu. Je pars dans la cuisine. J'attrape un couteau. Le seule arme ici. Le pistolet de papa était assez unique, ses balles sont introuvables donc je préfère l'ancienne méthode. Je me faufile dans le noir, prête à l'attaquer. Il arrive en bas. Sans ma tante. Super. Il passe la dernière marche et je sors de ma cachette. J'arrive à le poignarder à l'épaule. J'arrache mon couteau suivi d'un cri de douleur. Silencieux ? Oui elle l'est. Il m'a tiré dans la cuisse droite. Accidentellement. Je recule lentement. Nous deux blessés. Il a toujours l'avantage. Je dois m'approcher pour le poignarder. Malgré ça, je ne peux pas. Il range son arme. Se battre à la loyale. Super cool. Il me prend le poignet, prend le couteau et le range aussi près de son flingue. Il me plaque contre le mur, son genoux appuie fortement sur ma blessure. Je me retiens de crier. Ne montre pas tes faiblesse ! _Tu vas gentiment me suivre, sinon ça fera de plus en plus mal. _Argh... La... Lâchez... Lâchez-moi ! _Attends que le chef t'ai vu. Pas d'histoire, tu vas me suivre. _Je vous ai dit non! De ma jambe encore intacte, je lui donne un coup de genoux. Il recule mais revient à la charge. Attrapant mon cou à deux mains, m'éloigant en hauteur du sol. Ma respiration se bloque. Je ne peux plus respirer! Où sont les renforts quand on en a besoin?! _J'aurai bien voulu te tuer tout de suite mais le patron aimerait voir ton joli visage souffrir pour quelques temps. Donc, tu vas obéir à tout ce que je vais te dire. _J... Jam... jamais... Il serre son étreinte beaucoup plus fort. Mon visage fait une grimace tout seul. À bout de souffle, mes yeux commencent à s'alourdir. Je n'ai aucune raison d'avoir peur. Il me veut vivante alors impossible que je meure aujourd'hui moi aussi. La porte s'ouvre. Ma tante apparue dans les escaliers. Le nouveau visiteur me lâche et s'enfuit. Je m'effondre au sol, échappant de grosses gouttes de sang. Lewis, encore, m'approche. Me demande si je vais bien, si je suis blessée. Il m'a vu? Comme je sentais mes forces me quitter, j'ai fermé les yeux. Un jeu vient de commencer entre l'assassin et moi... Cette fois je ne compte pas perdre. Prochain chapitre quand j'aurai du temps❤️
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