Tome 5 chapitre 4

2995 Words
Léa : " Turner bouges ! On va encore être en retard à cause de toi !" Je l'entends me répondre de la salle de bain Turner : " T'es la patronne, tu peux te le permettre, non ?" Léa : " Non justement, en tant que patronne, je me dois de montrer le bon exemple." Turner : " Ça va bébé, c'est pas comme si ça t'arrivais tous les jours." Le mec sort ensuite sans aucune pression de la salle de bain et se comporte exactement comme si ce n'était pas à lui que j'étais actuellement entrain de m'adresser ! Qu'est ce qu'il peut m'énerver quand il fait ça ! Je regarde rapidement sa tenue... Non mais sérieux ?! Je m'époumone depuis une heure à lui dire de se dépêcher, et lui, il est toujours en serviette ! Je vais l'étriper sur place si il continu ! Je plante mes poings sur ma taille tout en continuant à regarder ce blondinet qui me rend folle aussi bien dans nos moments intimes que maintenant. Léa : " Franchement Turner, c'est la dernière fois que tu restes dormir chez moi un dimanche soir ! La prochaine fois, bourré ou pas, tu dormiras chez toi !" Turner : " Je n'étais pas bourré, j'ai juste fais semblant pour pouvoir profiter de toi." Léa : " Et bah la prochaine fois, tu profiteras de quelqu'un d'autre !" Il hausse un sourcil dans ma direction Turner : " Pourtant, je ne t'ai pas entendu te plaindre hier soir ?" Léa : " Oui mais ça, c'était avant de savoir que tu me mettrai en retard ce matin !" Turner : " Pourquoi tu cries comme ça dès l'matin ? Tu me donnes mal à la tête." Léa : " Alors arrêtes de me faire gueuler et accélère le mouvement !" Il me fait une moue sorti de nulle part Turner : " J'peux avoir un bisou pour me donner le courage de te supporter toute cette journée ?" Plutôt que de lui répondre, je lui jette l'un de ces pantalon qui traîne dans mon armoire ainsi que l'une de ces chemise. Il attrape les deux sans jamais se départir de son sourire. C'est ça Turner... Tu peux lui dire n'importe quoi, l'engueuler autant que tu veux, il continu toujours à sourire. Turner : " Tu sais que t'aurais pu me les donner gentiment aussi bébé ?" Je lui sors un sourire, qui je suis sûr s'apparente plus à une grimace. Léa : " Ou aurait été le plaisir si j'avais fait ça ?" Il pose ces vêtements sur mon lit, s'approche de moi avec sa démarche de prédateur et son regard de fauve que je ne connais que trop bien, puis ces doigts viennent se poser sur mes côtes. Il commence à les faire glisser sous mon pull tout en m'agrippant par la taille et en me collant à son torse. Mes mains se posent instinctivement sur ces pectoraux, qui me font toujours autant d'effet après un an, puis remontent s'accrocher derrière sa nuque. Il approche ces lèvres des miennes, en même temps qu'il appuie son énorme bosse sur mon bas ventre Turner : " On pourrait..." J'approche à mon tour mes lèvres des siennes, elles ne sont plus qu'à un souffle de se toucher, puis une nouvelle fois, je lui sors mon sourire machiavélique Léa : " Non, on ne peut pas." Je m'écarte de lui avant que je ne perde ma toute dernière once de volonté. Ce mec est trop doué pour me faire céder à ces désirs. Je l'entends râler, tandis que je sors de la chambre Turner : " Qu'est ce que j'ai bien pu faire de mal dans ma vie pour tomber amoureux d'une fille comme toi ?" J'explose de rire tout en me dirigeant vers ma cuisine. Bon allez, comme je suis tout de même sympa, je lui prépare sa tasse de café avec une touche de lait et un sucre, comme il l'aime. Il me rejoint après cinq minutes, enfin habiller. Alléluia, dieu existe ! Comme je suis une adorable fille, je lui tends sa tasse Léa : " Tiens, de la part de ton odieuse petite amie." Turner : " Je ne dirai pas odieuse, j'aurai plutôt tendance à dire, ma démone de petite amie." Léa : " Je ne sais pas ce qui est le mieux." Il boit une gorgée avant de me demander Turner : " Pourquoi t'es aussi pressée ce matin ?" Léa : " Je t'ai dis qu'un nouvel éducateur débarque à neuf heures et je voudrais lui faire une bonne impression." Turner : " Pourquoi ?" Léa : " Il est envoyé par le grand père de ma belle sœur, alors je me dois d'être irréprochable." Turner : " J'vois toujours pas pourquoi ?" Léa : " Laisse tomber." Ça se voit qu'il n'a jamais eu affaire à Paolo Fanzolini lui, sinon il comprendrait parfaitement et il s'activerait unpeu plus. C'est pas que j'ai la trouille du père de Théo, mais unpeu quand même. Par contre, j'ai eu beau poser des questions, il n'a pas voulu me dire pourquoi son homme de main doit infiltrer mon association. D'après ce que j'ai compris ça concerne la famille de certains enfants que j'ai en charge, mais lesquels ? Bonne question. Et qui c'est ce type qu'il m'envoie ? J'espère que ce n'est pas l'un de ces mecs qui ne parle absolument jamais et qui a un balai enfoncer profondément dans le derrière parce que sinon, ça va vite me soûler. Mon petit ami se rappelle à mon bon souvenir Turner : " Dis, j'pensais à un truc..." Léa : " Et c'est possible, que tu penses et que tu m'en parles dans la voiture ?" Turner : " J'préfère maintenant." Un coup d'œil rapide sur l'heure Léa : " Tu as cinq minutes, pas une de plus." Turner : " Toujours aussi romantique..." J'hausse un sourcil afin de bien lui montrer que je ne plaisante pas, et heureusement, il comprend Turner : " J'me disais que ce serait bien qu'on emménage ensemble." Je suis à deux doigts de recracher ma gorgée de café. Je me retiens in-extremis. Ouf...j'ai frôlé le drame. Attendez attendez attendez... Qu'est ce qu'il a dit là ??? Léa : " Tu peux répéter ?" Turner : " On sort ensemble depuis un an et on dort régulièrement chez l'un ou chez l'autre, donc c'est la suite logique à notre histoire avant la prochaine étape." Je suis sûr que j'ai perdu toutes les couleurs sur mon visage, malgré tout, je me risque tout de même à poser la question Léa : " Quelle prochaine étape ?" Il me fixe de son regard couleur cappuccino Turner : " Le mariage, les enfants... Ou si tu préfères les enfants d'abord et le mariage ensuite." Léa : " Euh... Chéri, tu vas unpeu trop vite pour moi là." Turner : " Comment ça j'vais trop vite ? Au contraire, je trouve qu'on avance beaucoup trop lentement." Léa : " Oui mais, on en avait jamais vraiment parler avant tous les deux." Turner : " Je sais, mais j'estime que maintenant, il est temps." Léa : " On est ensemble QUE depuis un an." J'ai bien insisté sur le que ça veut bien dire ce que ça veut dire non ? Turner : " Je dirai plus que nous sommes ensemble depuis DÉJÀ un an." Et voilà, qu'il retourne ça contre moi. Oh misère, comment vais-je bien pouvoir me sortir de cette galère ? Soyons clairs, j'apprécie Turner. Il me fait rire, il est à l'écoute de mes besoins, il est un partenaire de travail extra et je sais que quoi qu'il arrive, je pourrais toujours compter sur lui alors que d'autres m'ont tournés le dos depuis bien longtemps. J'admet également que je passe de très bons moments à ces côtés et qu'avec lui, je m'éclate au lit, ce qui ne gâche rien, mais, parce qu'il y a un mais, je ne me suis jamais réellement projeter dans un futur avec lui. J'aime sa compagnie, c'est vrai, c'est pour ça que après une année passé avec lui, je suis toujours là, mais de là à dire que je suis prête à finir mes jours avec lui, ce sont deux choses différentes. En un an, je ne lui ai jamais, je dis bien jamais, dit que je l'aimais. Je n'y arrive pas ! Suis-je vraiment amoureuse de lui ? Peut-être, mais sans aucune certitude. Quand je le regarde, je n'ai pas les papillons dans le ventre, je n'ai pas le cœur qui palpite au point d'avoir l'impression qu'il va jaillir de ma cage thoracique, je n'ai pas de fourmillements partout... Je n'ai pas tout ça. Je l'aime bien, mais est ce assez pour finir ma vie avec lui ? J'en suis moins sûr. Turner : " Tu ne réponds rien ?" Léa : " J'ai juste besoin de temps pour y réfléchir. Vivre ensemble, c'est une grande étape pour moi et..." Je m'arrête avant de dire une connerie Turner : " Et ?" Léa : " Et, je ne suis pas sûr d'y être encore prête. Tu connais mon passé... Tu sais que je fais toujours énormément de cauchemars et que j'ai encore des crises de panique incontrôlable qui surgissent au moindre petit bruit. Au quotidien tu sais, c'est compliqué à gérer. Tu peux me voir en pleine crise de temps en temps mais de là à le voir tous les jours, je ne suis pas sûr que tu puisses le supporter." Aux yeux de tous, j'ai surpassé tout ça, c'est vrai. Mais, il m'arrive encore quand je suis seule chez moi, ou même quand je suis accompagné, de faire des crises terribles. Il attrape ma main par dessus la table Turner : " Je peux tout supporter tu sais. Je t'aime comme tu es bébé. Je ne veux pas que tu changes. Je veux être l'épaule sur laquelle tu pourras pleurer. Je veux me réveiller chaque matin à tes côtés et te consoler chaque nuit quand tes cauchemars prennent le dessus sur toi. Je veux juste être là pour toi." N'importe qui craquerai à ma place face à de telles paroles, mais pas moi, je n'arrive pas à me laisser aller totalement avec lui. J'ai essayé, mais c'est bloqué. Je lui fais un mince sourire Léa : " Tu peux me laisser un délai de réflexion ?" Il porte ma main à ces lèvres et l'embrasse en me faisant un clin d'œil Turner : " Prends tout le temps dont tu as besoin ma belle, j'attendrai." Quand il me regarde comme ça, je sais que si je me forçais unpeu, je pourrais tomber amoureuse de lui. Alors en cette minute, je prend une décision... Je vais tout faire pour l'aimer de la même façon que lui m'aime. Cinq minutes plutard, nous sommes dans sa voiture, en route pour l'association. Un coup d'œil sur ma montre et je sais que je vais être en retard. Super comme première impression ! À tout les coups, le mec envoyait par Paolo va aller se plaindre à ce dernier de mon manque de professionnalisme ! Puis, comme un effet boule de neige, il appelera Sophia, qui le dira à Sam et mon imbécile de grand frère viendra me prendre la tête ! Dix minutes après notre départ, Turner se gare sur sa place attitré près de l'entrée. Il attrape ma main avant que je n'ai le temps de descendre de la voiture. Je tourne la tête vers lui Léa : " Qu'est ce qu'il y a ?" Turner : " Au cas ou tu aurais oublié, tu ne m'as pas encore embrasser aujourd'hui." Léa : " Ah bon ? T'es sûr ?" Mince, j'étais sûr de l'avoir fait pourtant, mais quand je le vois froncer les sourcils suite à ma réponse, je sais que non, ce n'est pas le cas. Turner : " Tu sais que tu peux très vexante quand tu t'y mets ?" Je lui fais mon plus beau sourire Léa : " Approche." Il fait ce que je lui dis. Je prends son visage entre mes mains, puis je colle mes lèvres sur les siennes. Il appuie légèrement sur ma nuque afin d'approfondir notre b****r. Sa langue vient chercher la mienne, me faisant gémir au passage. Il sourit contre ma bouche en entendant mon gémissement. Je m'écarte avant qu'il ne m'en demande plus Turner : " Tu es toute pardonner bébé." Léa : " C'est très aimable de ta part." Je sors enfin de la voiture. Nouveau coup d'œil sur ma montre et voilà, neuf heures cinq ! C'est officiel, je suis en retard ! J'entre dans le hall, sans même prendre le temps d'attendre Turner qui est encore entrain de rêvasser, et me présente directement devant la femme que j'ai embauchée pour assurer l'accueil. Léa : " Salut Bipsy, mon rendez-vous est arrivé ?" Elle lâche son écran des yeux pour les lever vers moi. Bipsy : " Bonjour Léa, non pas encore." Quoi ?!??? Je presse comme une malade mon copain pour arriver à l'heure et le gars n'est même pas encore arrivé ?! Non mais, il se fout de moi ou quoi ?! Turner entre à son tour dans le hall et vient directement à côté de moi Turner : " Alors il est ou ?" Je lui réponds, dépitée Léa : " Il n'est pas encore là." Turner : " Tu vois, j'aurai eu le temps de boire un deuxième café." Je lui balance un regard noir Léa : " T'iras t'en prendre un à la machine, c'est bon !" Il ne répond pas, à la place il entre en riant dans le couloir menant à son bureau. Je me concentre à nouveau sur Bipsy Léa : " Tu m'appelles dès qu'il arrive ?" Bipsy : " Tu ne préfères pas que je te l'amène directement à ton bureau ?" Léa : " Non, je viendrai le chercher. Ça fera plus pro comme ça." Bipsy : " Si tu veux." Je prends mon courrier du jour sur son bureau, puis je pars à la suite de Turner dans mon propre bureau. J'espère qu'il ne va pas tarder à arriver, j'aimerai aller dire bonjour aux enfants rapidement. Une demi heure plutard, le téléphone de mon bureau sonne enfin... C'est l'accueil. Léa : " Oui Bipsy ?" Bipsy : " Le nouvel éducateur est arrivé." Léa : " Fais le patienter deux minutes, j'arrive tout de suite." Il peut bien attendre deux minutes, moi ça fait plus d'une demi heure que je l'attend ! Je me lève, arrange unpeu ma tenue du jour, à savoir un pantalon tailleur noir ainsi qu'un pull près du corps bleu canard, je replace mes cheveux correctement, puis enfin, je sors de mon bureau. Je me dirige droit vers l'accueil. Quand j'arrive, l'homme ne m'a pas encore vu étant dos à moi et surtout, Monsieur est penché au dessus du bureau de ma standardiste entrain de lui faire la conversation. Si il commence à draguer à peine arrivé, ça promet pour la suite ! Mes yeux s'attardent sur son dos carré et sa musculature qui ferait pâlir n'importe qui. Et ces fesses... Oh bordel ce jeans lui fait un de ces cul ! Mon cœur s'accélère, je ne sais pas pourquoi... Bipsy lui fait un signe de tête afin de lui signaler ma présence. Il se redresse me donnant ainsi l'occasion de voir l'arrière de sa tête et ces cheveux noirs. Mon cœur bat de plus belle. Qu'est ce que j'ai ???? Je vais faire une crise cardiaque ou quoi ?!!! Quand il se tourne enfin, mes yeux viennent directement accrocher ces yeux gris. Je beugue quand je me rends enfin compte de qui se trouve actuellement devant moi... Mon ancien meilleur ami... L'homme qui m'a quitté du jour au lendemain... L'homme qui m'a abandonné sans la moindre explication... L'homme qui a rompu tous contact avec moi après tout ce que nous avons vécus... Léa : " Ash ????" Ashter : " Salut Léa, ça fait un bail." Léa : " Ashter ???" Ashter : " Oui c'est bien moi. T'as beugué ou quoi ?" Léa : " Euh oui...euh non... Euh...qu'est ce que tu fais là ?" Ashter : " Paolo m'envoie." Léa : " C'est toi le nouvel éducateur ?" Ashter : " Euh, ouais." Je le vois s'approcher de moi. Il s'arrête juste à ma hauteur, m'obligeant à lever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux Ashter : " Tu ne m'embrasses pas pour me dire bonjour ?" En vérité, j'hésite entre le prendre dans mes bras et lui en coller une. Entre les deux mon cœur balance... Finalement, il ne me laisse pas le loisir de choisir, il me serre brièvement dans ces bras avant de s'éloigner de trois bon pas. Ashter : " T'as pas changé." Je n'en dirai pas autant de lui... Il était déjà musclé avant, mais je peux vous dire qu'il l'est encore plus. À mon avis, il doit faire beaucoup de sport. Ces yeux gris sont toujours aussi froid et son sourire toujours quasi inexistant. En vérité, son visage est inexpressif, ce qui fait que je n'arrive pas à savoir si il est content de me voir ou au contraire, s'il s'en fout royalement. Avant, j'arrivais à lire en lui, mais maintenant, il a l'air complètement différent. Mais bien entendu, je ne me vois pas lui dire ça, alors je mens Léa : " Euh, toi non plus." Je me souviens que Bipsy nous regarde depuis tout à l'heure Léa : " Viens dans mon bureau. On sera mieux pour parler." Ashter : " J'te suis." Et c'est ainsi qu'Ashter, mon ex meilleur ami, réapparaît dans ma vie tel un tsunami, mais si je veux être honnête, je ne suis vraiment pas sûr d'être prête à l'accepter à nouveau dans celle ci...
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