Yanou : « elle est en danger ? »
Atticus raccroche aussitôt et remet le téléphone à Casanova. Yanou monte aussi vite qu’il peut sur la moto qu’il a empruntée et la démarre. Du côté de l’appartement d’Ursula, c’est le grand silence. La créature mystérieuse met tout en sens dessus/dessous. Ursula est sur le point de crier mais se ravise. Elle glisse lentement l’ordinateur sous son lit et tient fermement son couteau, assise sur son lit. Alors qu’elle se tient sur son lit en faisant face à la porte, elle aperçoit
l’ombre de la créature au bas de la porte qui mène à la chambre. Elle sert de plus en plus fermement son couteau. Soudain, une autre ombre fait son apparition tout près de la fenêtre de la chambre. Ursula est trop concentrée sur celle qui se trouve devant la porte et ne remarque
même pas la seconde ombre. La créature qui se trouve devant la porte de la chambre pousse légèrement la porte, mais celle-ci ne bouge pas. Tout à coup, une autre créature pèse de tout son poids sur la fenêtre et la brise en effectuant un grand bond qui le fait entrer directement dans la chambre de la pauvre femme.
Au même moment, la créature qui se trouve à l’intérieur de l’appartement donne un solide coup de poing sur la serrure et la brise aussitôt. Ursula se met à hurler et commence à attaquer la seconde créature, celle qui est passée par la fenêtre. Mais elle s’y prend mal et la créature, la saisissant par le bras armé, la projette sur le mur de la chambre. Ursula est désarmée et retombe sur le sol. La première créature entre dans la chambre en poussant simplement la porte qui est déjà endommagée au niveau de la serrure. Ursula se
retrouve donc face à deux créatures surpuissantes qui ont pour principal objectif de la tuer. La seconde créature avance vers Ursula qui utilise le peu de force qu’il lui reste pour se mettre en
position assise.
Créature 2 (d’une voix anormalement grave) : « bonjour madame Ill »
Ursula réalise à peine ce qui se passe.
Dracula : « je m’appelle Dracula, vous souvenez-vous de moi ? »
Ursula (d’une voix tremblante) : « non »
Dracula (à la créature 1) : « approche un peu par ici »
La créature qui semble plus féminine avance et se tient près de Dracula.
Ombre de la nuit : « je suis l’ombre de la nuit. C’est grâce à vous, je ne peux pas vraiment dire que c’est une bénédiction »
Ursula : « qu’est-ce que je vous ai fait ? »
Dracula : « vous persistez à dire que vous ne vous souvenez pas de moi ? »
Dracula s’énerve et saisit Ursula par le cou, il la soulève de telle sorte que ses pieds ne soient plus en contact avec le sol. C’est alors que l’ombre de la nuit touche Dracula à l’épaule.
Ombre : « nous avons de la visite »
Dracula : « ah oui ! »
Au même moment, Casanova entre en passant par la fenêtre déjà endommagée. Il pointe alors son arme sur les deux vampires. Dracula lâche Ursula, puis il use alors d’une vitesse hors du commun pour s’approcher de Casanova et le désarme immédiatement. Ensuite, il frappe Casanova sur le ventre, celui-ci ne réagit pas. Il frappe une nouvelle fois, mais Casanova ne semble pas ressentir de douleur.
Dracula : « de quoi es-tu fait, humain ? »
Casanova lui assène un coup de tête qui le fait reculer, mais l’ombre de la nuit, aussi rapide que Dracula, se retrouve derrière Casanova et le saisit pour le projeter à l’extérieur de l’appartement. C’est alors que Yanou arrive du côté de la porte de la chambre et tire sur l’ombre
de la nuit. Celle-ci, tenant fermement Casanova, le lance sur Yanou. Celui-ci lance son arme à Casanova qui est encore en plein vol. Casanova attrape l’arme et tire sur Dracula qui se met à
courir hyper vite pour esquiver les balles. Casanova ne tombera pas car il est amorti par Yanou, utilisant ses deux bras pour stopper la chute de son ami. L’ombre de la nuit se précipite sur
l’équipe des policiers. Sa vitesse la rend complètement invisible à l’œil nu, sauf que Yanou peut la voir arriver. Elle approche alors assez rapidement, mais au moment de toucher Casanova, elle se fait surprendre par un v*****t coup de poing de la part de Yanou. Elle recule de deux pas, mais Casanova tire immédiatement sur elle à deux reprises. Dracula observe comment l’ombre de la nuit est prise de court, puis il ordonne de battre en retraite. L’ombre de la nuit est
touchée par deux balles. Elle fait un saut prodigieux dans les airs et se retrouve près de Dracula.
Dracula (à l’ombre de la nuit) : « je crois que nous nous reverrons, messieurs. Cette femme ne s’en sortira pas la prochaine fois. Vous pouvez me croire »
Casanova : « dans ce cas, vous me trouverez sur votre chemin. Je peux vous assurer que la riposte sera proportionnelle à l’attaque »
Dracula éclate de rire. Puis, les deux vampires s’en vont en usant de leur vitesse extraordinaire. Yanou court vers la fenêtre et regarde à l’extérieur. Casanova va vers Ursula et s’enquiert de son état.
Casanova : « madame, est-ce que ça va ? »
Ursula : « j’ai eu la peur de ma vie »
Yanou : « des vampires, ou alors ils ressemblent beaucoup à ça »
Casanova (à Yanou) : « tu as fait vite, dis donc ? »
Yanou : « estime-toi heureux que je sois arrivé à temps. Seul face à ces deux-là, tu n’aurais pas eu la moindre chance »
Casanova : « ils sont forts et rapides, très rapides même »
Yanou : « tu as toujours ton arme, n’est-ce pas ? »
Casanova (ramasse son arme) : « si tu fais référence à ce que je pense, oui c’est elle que j’utilise toujours. Seulement, je n’ai pas eu le temps de l’utiliser sur eux »
Yanou : « on verra comment monter une stratégie pour venir à bout de ces créatures. Ils sont balèzes »
Casanova : « on aura besoin de tout le groupe pour les mettre à mal »
Yanou : « ne t’en fais pas, l’équipe sera au complet d’ici quelques jours »
Ursula se relève et avance vers Casanova. Elle regarde autour d’elle et constate qu’il manque quelqu’un.
Ursula (à Casanova) : « où est Atticus ? »
Casanova : « il est dans la voiture. Il a refusé d’entrer dans le bâtiment »
Yanou : « il va falloir se préparer à faire face à ces gens »
Ursula : « vous pouvez m’expliquer ce qui s’est passé ? C’était quoi ? Ces deux-là
n’étaient pas humains n’est-ce pas ? »
Casanova : « non, pas du tout, mais quelque chose me dit qu’ils l’ont été »
Yanou : « comment ça ? »
Ursula (se rend à l’extérieur) : « je vais voir Atticus… »
Casanova (à Yanou) : « je t’assure que ces gens sont humains à la base »
Yanou : « peu importe, là ils ne le sont plus et peuvent devenir une menace même pour nous »
Casanova : « hm…j’ai ma petite idée sur cette question d’humain »
Yanou : « tant mieux. D’abord, la brume vivante, ensuite ce type invisible qui surveillait Atticus, et maintenant ces mecs semblables à des vampires…c’est vraiment une période de découverte »
Casanova : « attends une minute, qui observait Atticus ? »
Yanou : « à l’entrée du commissariat, se trouvait un type bizarre. Sa particularité est qu’il était carrément invisible, c’est étrange »
Casanova : « un fantôme ? »
Yanou : « non, moi-même j’y ai cru. Mais c’est bizarre, ce type n’est pas un fantôme, un esprit ou quoique ce soit d’intangible. Il l’est peut-être en apparence, moi j’arrive à le voir.
Donc tu peux me croire, ce n’est pas un fantôme. Ce doit être une de ses particularités ou l’un de ses pouvoirs. Cela dit, il est capable d’agir sur les hommes faits de chair et de sang. Il est
assez dangereux »
Casanova : « il va falloir faire de solides recherches sur le sujet. En attendant, je vais d’abord téléphoner à Lindsay pour lui toucher quelques mots »
Yanou : « pourvu que tout se passe bien là-bas, à Saint-Louis »
Casanova : « tu es inquiet pour les filles ? »
Yanou : « un peu, c’est vrai que nous avons quitté cette ville depuis des années, alors il y a de quoi être inquiet non ? »
Casanova : « si tu le dis »
Casanova et Yanou sortent de la maison détruite en partie et rejoignent donc Ursula et Atticus. Ces deux-là sont en train de discuter de leur projet, source principale de leurs problèmes actuels.
Atticus (paniqué) : « madame, qu’est-ce qui se passe ? C’est à croire que nous sommes désormais pris pour cibles »
Ursula : « tu n’as peut-être pas tort, Atticus. Ces choses que j’ai vues dans mon appartement, je n’avais jamais rien vu de tel. Alors, j’ai l’impression que nous avons un concurrent jaloux qui s’amuse à nous jouer des tours de ce genre »
Atticus : « je crois plutôt qu’on veut nous tuer, madame. Et je vous assure, ce n’est pas une blague. Il se passe des choses bizarres »
Casanova (qui est déjà assez près pour entendre ce que vient de dire Atticus) : « je ne vous le fais pas dire, des choses vraiment étranges »
Ursula (à Casanova) : « je suis convaincue qu’il y a une explication logique à tout ce qui vient de se passer. Cela ne peut tout de même pas être des vampires ou des loups-garous !
Enfin, je pense… »
Yanou : « je crois que vous feriez mieux de réfléchir à comment vous protéger, parce que vous n’allez pas nier l’évidence toute votre vie »
Ursula : « finalement, que pouvons-nous faire pour éviter de se faire tuer ? Ces êtres m’ont l’air bien décidés à nous faire la peau »
Atticus : « ils vont finir par nous dépecer »
Yanou : « du calme ! »
Casanova : « vous viendrez vivre chez moi, il y a de la place pour plusieurs personnes »
Ursula (à Casanova) : « j’espère que mon travail ne vous dérangera pas. Je prépare actuellement une version améliorée de la substance COVID. Elle est pratiquement prête, mais j’ai besoin de faire quelques tests encore avant de faire une expérimentation sur un être humain »
Atticus : « elle est déjà prête ? »
Ursula : « pratiquement, mais ce n’est pas encore concluant »
Casanova : « vous aurez votre espace, ne vous inquiétez pas, mais sachez juste que vous serez en sécurité. Il faut que vous soyez en observation constante, je m’engage donc à vous servir de garde du corps jusqu’à ce que nous mettions hors d’état de nuire ces malfrats »
Ursula : « à ce stade, nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter. On verra ce que cela donne par la suite »
Atticus : « je vote pour »
Yanou : « voilà qui est réglé »
C’est ainsi qu’Atticus et Ursula entrent dans le véhicule de Casanova, celui-ci et Yanou montent à l’avant. Ils se rendent tous les quatre chez Casanova. Dans l’ombre, Dracula les observe, caché derrière un arbre à une centaine de mètres de là. Il semble plein de colère.
Quelques heures sont passées depuis le matin et les deux sœurs sont arrivées à Saint-Louis. Elles sont pleines de nostalgie, elles se rappellent encore de leur enfance, de la guerre contre les sociétés secrètes qui leur voulaient du mal. De plus, c’est dans la ville qu’elles ont connu El. Elles prennent la direction d’un hôtel et payent une chambre pour trois jours à la réception.
Kim : « tu es sûre que trois jours, ce n’est pas un peu trop ? »
Lindsay : « non, puisque nous ne savons même pas où se trouve Cornelius. D’après Yanou, il est du genre à ne sortir que lorsqu’il fait nuit noire. Alors, nous allons attendre qu’il fasse nuit pour sortir nous aussi »
A ce moment, après avoir entendu ce qu’a dit Lindsay, la jeune réceptionniste de l’hôtel préfère réagir.