XVII

3195 Words

Les journées s’allongeaient. Le soir traînait en longueur, retardant chaque jour un peu plus l’arrivée de la nuit. De temps à autre, quelques nuages égarés s’essoraient, offrant une ondée bienfaitrice, derrière laquelle le ciel d’azur étirait de nouveau sa trame. Mai se terminait dans une apothéose de couleurs et d’odeurs. Des prairies, le foin déjà bon à couper, roulaient de longues vagues poussées par la brise. Sur leurs crêtes effarouchées, des papillons jaunes et blancs dansaient, l’aile incertaine. Par endroits, une langue de coquelicots au rouge carmin soulignait le vert tendre de la prairie. On aurait dit que la faune et la flore s’étaient unies pour sortir Béron du chaos où l’avaient plongé les dix derniers mois. C’était, depuis son retour incognito de l’hôpital, trois jours plus

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