XIVÀ peu de distance de Saint-Tropez et dominant d’admirables jardins en terrasses, s’élevait une villa de marbre rose, d’allure somptueuse et altière. Elle appartenait, fictivement ou réellement, à un Anglais du nom de Percy Harving, que l’on n’avait jamais vu, d’ailleurs, dans le pays. Une grande partie de l’année elle demeurait inhabitée, gardée par plusieurs domestiques de type mongol qui ne frayaient avec personne et, dans leurs rapports obligés avec les commerçants, ne prononçaient que les paroles indispensables. De temps à autre, subitement, arrivait un homme âgé, au teint pâle, aux yeux un peu relevés vers les tempes, au regard énigmatique et profond. Il demeurait un temps variable – parfois plusieurs mois, parfois quelques jours – dans la superbe demeure que les domestiques appel

