IXMlle Mathilde avait un peu redouté que sa belle-sœur ne fit des difficultés pour quitter la Bercière. Mais tout se passa le plus facilement du monde. Un matin, elle monta avec Mlle Mathilde et Raymonde dans la voiture envoyée par Mme de Montanes, et se laissa emmener, sans aucune question. Chez cette femme si autoritaire auparavant, la volonté semblait être abolie, comme la parole. Le pavillon de la Source était charmant, placé dans une situation très saine et fort confortablement meublé. Il plut infiniment aux nouvelles habitantes, qui remercièrent de nouveau leurs hôtes. – Quelle différence avec la Bercière ! disait cent fois par jour Raymonde, en contemplant l’horizon étendu que l’on découvrait de la gentille demeure placée en un point élevé du parc. Mme Dalrey n’avait manifesté au

