Chapitre 5

2218 Words
Mon père était donc en colère après ma mère. Face aux gestes de l’ancienne meilleure amie de ma mère, il ne savait pas comment réagir. Pour une fois dans sa vie, j'aurais dit qu'il était impuissant. Il y avait cette idée là que ma mère ne pouvait pas se passer de ses bons amis alors, il ne pouvait rien faire. Il n’avait même pas essayé de lui expliquer les choses, de lui donner ses raisons. Il était juste en colère et avait claqué la porte de la maison. Ce jour-là, quand nous étions rentrés à la maison, on ne savait pas que nos parents s'étaient disputés. On avait juste constaté qu'il y avait une distance qui s'était installée. Mon père n'était pas comme d'habitude, ma mère ne comprenait pas grand-chose. Mais, on peut dire qu'elle l’avait bien cherché. La première fois, quand son amie avait exposé son problème de loyer, mon père avait bien réagi. Mais, je sais qu'il avait discuté de cela avec ma mère, et qu'il avait dit qu'il ne voulait plus la voir à la maison. Ma mère quant à elle pensant que mon père n’allait pas rentrer tôt, avait invité Laura. Quand nous étions arrivés à la maison, elle nous avait dit d'aller prendre notre douche. Puis d’aller dans la chambre. C'était juste un moyen pour trouver du temps et causer avec notre père. Nous avions exécuté comme d'habitude, avions pris chacun sa douche, et étions restés dans la chambre. Grace : mais pourquoi as- tu réagi comme ça ? Bruno : que veux tu que je te dise ? Grace : qu’au moins tu me donnes une raison Bruno : je n'ai rien à expliquer. Si je dis un mot de ce que je pense tu feras de ça un problème Grace : mais si je te demande de m'expliquer la chose c'est parce que je veux bien comprendre Bruno : alors Laura n’est pas une bonne amie Grace : et quelles sont tes explications ? Bruno : comprend juste qu'elle ne m'inspire pas confiance Grace : il y a une raison à toute chose Bruno : tu as une amie intéressée, elle profite de ta gentillesse Grace : tu sais quoi, on ne va pas se fâcher pour elle Bruno : mais accepte au moins Grâce : si tu le dis. mais c'est étonnant car je ne te connais pas comme ça Bruno : moi j'essaye juste de te protéger et de protéger ma famille aussi Grâce : ne fait pas comme si c’était une criminelle non plus Bruno : peut-être pas. Mais bon… Grâce : tu sais quoi, je préfère changer de sujet Bruno : tu vois ta réaction. C’est pourquoi je ne voulais pas te parler d’elle Grâce : je ne compte plus l'inviter à la maison c'est comme tu veux Bruno : je préfère Mon père avait remarqué la tête que faisait ma mère. il se sentait mal car il interdisait à sa meilleure amie de venir à la maison mais, il ne donnait pas de véritable raison. si on regarde les choses de cette façon c’est bien mon père qui avait tort. Il décida alors de discuter avec elle et de lui dire ses véritables motivations. s'il y avait quelque chose que ma mère détestait c'était de savoir qu'un jour mon père pouvait être autoritaire. Il lui interdisait cela sans preuve à l'appui. alors il avait décidé de lui parler sans perdre de temps. Bruno : si tu veux vraiment tout savoir ta chère meilleure amie Laura n'est pas ce qu'elle prétend être Grace : soit tu parles soit tu te tais à jamais Bruno : cela me met dans une situation ambiguë. je n'ai jamais eu ce problème mais il faut savoir que ton ami essaie de me draguer Grâce : quoi ? sur un air étonné Bruno : c'est la stricte vérité. je ne voulais pas te dire des choses comme ça. Moi non plus je ne les avais pas prévu Grace : mais depuis quand elle te fait des avances Bruno : bon, au début je t’ interdisait de la voir tout simplement parce que elle ressemblait à une femme intéressée. et je peux dire que je ne me suis pas trompé sur la chose. tu l'as aidé une fois, deux fois et même plus j’en suis sûre Grâce : ce n'est pas faux. je ne pouvais pas non plus la laisser dans l'embarras Bruno : quand tu es allé à la cuisine pour chercher à boire, ta soit disant meilleure amie ma fait un clin d'œil et à soulevé sa jupe Grâce : mais non, ce n'est pas possible, elle ne peut pas me faire ça Bruno : figure toi que les apparences sont trompeuses. Ton amie est tout simplement jalouse de toi Grâce : mais pourquoi elle serait jalouse de moi Bruno : toi même tu m'as bien dit que lors de votre rendez vous elle t'a clairement expliqué qu’elle t’ enviait Grâce : oui mais j'ai quand même du mal à comprendre les choses on se connaît depuis l'enfance je la considère comme une sœur, quelqu'un sur qui je pouvais compter Bruno : mais chérie, figure toi que les apparences sont trompeuses. Quelqu’un est capable de changer du jour au lendemain ça dépend de ses motivations et de son vécu. quand ton ami te voit elle a l'impression que tu as tout réussi. tu es marié, tu as des enfants, tu as un travail, ton mari a été muté et est monté de grade comme directeur. tu penses vraiment que tout le monde peut se réjouir de ta réussite ? Grâce : je sais que tout le monde ne peut pas se réjouir de la réussite d'une autre personne. mais elle est proche de moi elle était même comme quelqu'un de ma famille même si la distance nous a séparé. c'est vraiment pourquoi j'ai du mal à savoir pourquoi elle fait ça pourquoi elle drague mon mari sous mon toit Bruno : de toute façon moi je t'ai dit clairement les choses. je sais que tu es riche en bonté, en générosité mais il faut un peu plus penser à toi Grâce : d’accord chérie. je suis vraiment désolé de m'être emporté tout à l'heure Bruno : la faute revient à toi comme à moi Grâce : je ne sais même pas ce que je pourrais lui dire Bruno : ne répond plus à ses appels, à ses messages, à ses demandes... Grâce : mais, chéri tu sais comme moi qu’elle risque trouver cela bizarre Bruno : je sais. mais je sais aussi que tu tiens à notre mariage, à notre famille et à tout ce qu’on construira à l’avenir Grâce : d’accord chérie Ma mère embrassa mon père, elle se dirigea à la cuisine pour préparer la nourriture du soir. Voilà encore une discussion qu'ils avaient pu régler dans la communication. Ils étaient vraiment extraordinaires, rien ne pouvait les séparer. mais comme on dit le diable est toujours autour il rôde et il est rusé. Ce soir-là tout se passa bien, tout était revenu dans l’ordre, mais tout allait être chamboulé aussi vite qu'on pouvait l'imaginer. Pendant des jours ma mère ne répondait plus aux appels de son amie Laura ni à ces messages elle ne voulait plus rien avoir avec elle. mais celle-ci était bien rusée, elle avait tout planifié et elle ne comptait pas tout laisser tomber à l'eau. Elle savait où ma mère avait l’habitude d’aller le vendredi après midi pour regarder du déstockage. Ce jour-là, elle avait surpris ma mère pour discuter avec elle. Laura : mais ma chérie depuis que je t'appelle tu ne me réponds pas ? c'est comme ça qu'on oublie la famille ? Cette femme osait parler de famille. savait-elle vraiment la vraie signification du mot famille ? ou alors elle voulait jouer sur les mots parce qu'elle connaissait la sensibilité de ma mère. Ma mère était dans l'embarras, elle ne savait quoi répondre, elle n'avait même pas le courage de la regarder dans les yeux. Grâce : Oh tu m’as effrayé Laura : la femme d’affaires ci, en rigolant Grâce : je ne t'ai pas oublié j’ai énormément de préoccupations, beaucoup de travail comme tu as pu le constater Laura : ça signifie tout simplement que je n'ai pas d'importance Grâce : je n'ai pas dit ça Laura : tu peux me dire la vérité ma sœur. je sais que c'est à cause de ton mari Ma mère rigolait nerveusement. Grâce : mon mari ? s'interrogea -t-elle. Laura : oui je sais que c’est à cause de Bruno. il a eu peur que je te dise la vérité Grâce : quelle vérité Laura : tu sais que tu es comme une sœur pour moi. moi je ne peux pas te trahir. Tu as supporté l’homme là et maintenant qu'il obtient un grand poste comme celui-là il se permet de chercher d'autres femmes Grâce : mais qu’est ce que tu racontes depuis ? en criant et en froissant des sourcils Laura : je ne te dis que la vérité Grâce : tu sais quoi, laisse tomber. ton plan a déjà échoué Laura : Ah est-ce qu'il y a un problème. tu constateras par toi-même Ma mère n’avait plus voulu rajouter un mot à cette conversation. Elle était énervée, abasourdie, elle avait juste tourné le dos et avait pris le chemin de la maison. comment pouvait elle réagir face à quelque chose qui tombait comme ça sur ses épaules ? Elle n'avait pas parlé de ça à mon père mais toute la nuit cela l’avait travaillé. Elle croyait à mon père plus que tout. Ma mère se rendit alors compte de ce que mon père lui disait. Jusqu’où cette femme, cette amie, cette sœur était prête à aller pour atteindre ses objectifs ? Ma mère avait quand même parlé à mon père. Finalement, c’était plus fort qu’elle et avant de dormir, elle avait ouvert ce sujet. Grace : chéri… Bruno : oui mon cœur Grace : Laura m’a intercepté aujourd’hui Bruno : pourquoi ? Elle veut même quoi ? Grace : je ne sais pas chéri. Elle m’a dit le contraire de ce que tu m’as dit Bruno : je ne suis pas sûr de bien te suivre là Grace : que c’est toi qui trompe… Bruno : elle est vraiment culotté Grace : chéri j’ai préféré t’en parler Bruno : comme d’habitude et tu as bien fait Mes parents discutaient comme d’habitude. Le lendemain, mes parents sont partis au travail comme d’habitude. Ils ne savaient pas ce qui allait suivre. Laura avait planifié un plan bien calculé. Elle envoya un message à ma mère. Un message vraiment touchant. Laura : ma sœur s’il te plait je suis dans de vrais problèmes. Je devais de l’argent à des gens et je suis vraiment coincée. Ils ont dit que je donne ça aujourd’hui même. Ils vont prendre mon fils, ma sœur je t’en supplie, aide-moi. Si tu veux bien, je vais t’attendre sur la place du marché à dix-huit heures. C’était l’heure à laquelle mon père sortait du bureau. Ma mère était paniquée et était partie pour rejoindre Laure. En sortant, mon père croisa une dame qui lui parlait. Elle avait besoin de renseignements et il l’aidait. Quand ma mère sonna le téléphone de Laure pour lui dire qu’elle était là, et capta que mon père était avec une femme. D’un coup, la femme caressa l’épaule de mon père dame : il y a une tache sur votre épaule je vais enlever Bruno : merci. J’espère vous avoir aidé La femme le serra dans les bras de force.n Il la repoussa immédiatement. Bruno : vous êtes folle ? Dame : désolée. Merci Laura appela alors ma mère pile poil à ce moment. Laura : alors, tu trouves toujours que je mens ? Grace : tu es bête hein. Tu planifie ce plan et tu penses que je vais te croire ? Laura : l’amour rend vraiment aveugle. Je ne peux plus rien faire pour toi Elle manipula ma mère en jouant sur les mots. Grace : attends, tu es où ? Et c’est à ce moment que son plan fonctionna. Ma mère était partie la rejoindre. La tristesse la rongeait. Elles étaient alors partie dans un bar. Elles avaient commandé à boire. Ma mère se lamentait et elle ne voulait pas croire à ce qu’elle avait vu. Vu qu’elle était un peu perdue, Laura ajouta un poison dans son verre. Ma mère ne s’était rendue compte de rien. Elle était rentrée à la maison démoralisée. Bruno : Bonsoir chérie. Pourquoi tu rentres si tard ? Grace : je t’ai vu avec une femme Bruno : une femme ? Grace : quand tu sortais du travail Bruno : ahn, la dame qui me demandait des renseignements ? Elle était folle je crois. Elle a voulu m’embrasser Grace : hein Bruno : je t’assure. Les gens n’ont vraiment rien à faire ici dehors Ma mère se sentait alors rassurée. Le lendemain, elle se sentait faible et n’était pas partie travailler. Bizarrement, elle voulait rapprocher mon père de Laure. Il n’y avait aucun doute, cette femme était passée chez un charlatan. La suite était bien triste car on voyait la fin de cette famille s’approcher à grand pas.
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